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Carnets de voyage: Campeche, Jour 6.

Après avoir visité la  ville hier, la journée d’aujourd’hui était l’occasion de retourner faire un coucou aux mayas sur le site d’Edzna, et de se jeter pour la première fois dans le Golfe du Mexique, pour nager jusqu’aux Etats-Unis. Non, pas besoin, on peut avoir un Visa à l’aise, nous. L’occasion aussi de voir mon appareil photo lentement rendre l’âme au cours de la journée, ses fonctions l’abandonnant une à une. J’y croirais jusqu’au bout.

Le site d’Edzna, donc, n’est pas facile à trouver. Après avoir traversé un village blédard parmi les blédards et après avoir fait demi-tour trois fois, nous tombons enfin sur le site. Personne pour gratter 20 pesos pour surveiller notre voiture, nous ne payons que l’entrée au site et pas le parking… On est toujours au Mexique? Je vois venir les mecs qui me demandent : “Mais une pyramide maya c’est une pyramide maya, t’en as vu une tu les as toutes vues!”. BROOOON [c'est le son de la trompette quand tu as faux à une question]. Certes, il y a du déjà vu. Beaucoup de déjà vu. Mais c’est tellement impressionnant qu’on ne s’y habitue pas. Attends de voir mes photos de Tulum, tu feras moins le malin. Ah oui, et il y a des iguanes.

Si la vidéo ne fonctionne pas, cliquez ici. Mais peut-être que vous ne devriez pas. Qui sait?

Après les mayas, place à la plage (enfin).Et encore, trouver une plage à Campeche relève de l’exploit. Il en existe une, à 4km de la ville. Et elle est payante… 5 pesos. Résultat : une plage plutôt cool, avec des transats, des tables et des toits en paille. Autre chose que le lac d’Annecy, c’est sûr. Par contre, on est séparés de l’eau par un mur, et on y accède par un escalier. Comme une piscine, oui. En plus, pas de vagues, on se croirait à Palavas-les-Flots un jour d’automne. Ou de printemps. Ou d’été. Ou d’hiver. Heureusement, l’eau est parfaite, et je pourrais quand même dire que je me suis baigné dans le Golfe du Mexique. Et ça, c’est plutôt classe.

Quentin

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Carnets de voyage: Campeche, Jour 5.

Aujourd’hui, changement d’Etat. On quitte Chiapas pour rejoindre Campeche, en passant par Tabasco. Ouais, je sais… Tabasco. Comme la sauce. Plutôt marrant. C’est donc l’occasion pour moi de conclure rapidement sur mon sentiment à propos de Chiapas. A vrai dire, je m’attendais à mieux. Beaucoup de mexicains m’avaient prévenu : “Chiapas est le plus bel Etat du pays, tu vas adorer!” ou encore “Le top du top!”. C’est vrai que c’est magnifique, rien à dire. Mais, et j’y reviens pour la troisième fois déjà, il y a ce malaise : ces gens sont pour la grande majorité ultra-pauvres, et le fait de passer au milieu de leurs “villages” en prenant des photos est pour moi plutôt malsain. Mais c’est tellement beau qu’on ne peut que faire notre travail de touriste jusqu’au bout. Et il y a cette sensation, peut-être légèrement paranoïaque de ma part, que l’on est pas le bienvenu. Alors oui, Chiapas est sans aucun doute l’un des Etats les plus beaux du pays, mais il n’est l’endroit que j’ai préféré depuis mon arrivée.

D’ailleurs, la différence entre Chiapas et Campeche est assez frappante. Dans le fond comme dans la forme, je dirais. Le paysage est carrément opposé. On passe de la route de montagne en pleine jungle à la ligne droite le long du Golfe du Mexique et ses palmiers, et oh! miracle, nous avons pu manger un repas entier sans qu’un petit mexicain vienne sangloter à notre table pour qu’on lui achète des chapelets. Le niveau de vie est donc plus élevé, et c’est tout l’atmosphère qui s’en retrouve changé. Le décor est également moins oppressant : si la jungle chiapaneca est magnifique, la mer donne une impression de liberté et permet de respirer un bon coup. Manque de chance pour nous, dès notre arrivée dans la région, nous avons trouvé un bout de plage totalement solitaire, et grand classique, nous nous sommes dit : “on trouvera plus beau, on repart!”. Résultat, plus de plage jusqu’à la ville de Campeche, notre point d’arrivée. Perdu.

Campeche est d’ailleurs une très belle surprise. Toute petite ville de bord de mer, est classé au patrimoine mondial de l’humanité. Rien que ça. Le centre historique a de sérieux airs de DisneyLand, sans les attractions (ni Tic et Tac, ces deux psychopathes qui me suivaient partout…). Les maisons sont très colorées, comme partout au Mexique, me direz vous. Oui et non, parce que l’étroitesse des rues donne une impression bien différente, et dans la plupart des villes, on retrouve une certaine homogénéité. Ici non. Du bleu, du vert, du rouge, du orange, du jaune. Les petits trains touristiques y sont aussi pour beaucoup dans la comparaison avec Disney. Et de nuit, comme pour beaucoup de villes de ce type, c’est encore mieux. Avec une mention spéciale à la cathédrale. Dommage que mon appareil ait décidé de prendre des photos de merde à notre arrivée ici, le résultat est un peu bâclé…

Demain, on retourne faire un coucou aux mayas. Et au Golfe du Mexique. Cool, Raoul.

Quentin

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Carnets de voyage: Chiapas, Jour 4.

Visiter une pyramide maya, c’est cool. Visiter le site de Palenque, c’est mieux. En ce jour de Noël, nous nous sommes rendus sur l’un des sites archéologiques les plus célèbres de la région et du pays. 36 édifices mayas réunis sur dans un coin de jungle. Et vous pouvez le visiter pour la modique somme de… attends, laisse-moi calculer : $25 pour entrer sur le parking, $20 pour qu’un maya surveille ta voiture, $50 pour entrer sur le site. En gros, 100 pesos (5.5€). Près de 3km2 de terrain, alors que les experts estiment que cela représente à peine 10% de la totalité de la cité, le reste étant encore caché au cœur de la jungle. Dans quelques années, il faudra peut-être plusieurs jours pour tout visiter…

Côté histoire, c’est autour de ce site qu’a été construite la ville de Palenque. Le site aurait été construit par les mayas aux alentours de 100 avant J.C. Les différentes pyramides que l’on a pu visiter étaient soit des monuments funéraires, cérémoniels, résidentiels, ou destinés aux offrandes aux dieux mayas. Voilà, pour être honnête, c’est à peu près tout ce que je sais. Mais sinon, c’est vraiment magnifique. Et grand. Et (très) fréquenté. A vrai dire, tant mieux, je voudrais pas me retrouver seul ici, à la tombée de la nuit. Putain d’esprits mayas.

La preuve, en images.

Habile ! A demain les cocos !

Quentin

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Carnets de voyage: Chiapas, Jour 3.

Le programme du jour était plutôt varié. De la route. De la route. Et un peu de route, aussi. Près de 5 heures de route de montagne, entre San Cristobal et Palenque. Et encore une fois, ce fût l’occasion de voir un peu de tout, allant du magnifique au plutôt désagréable.

Quand j’étais petit, j’ai vite compris que manger les légumes en premier me permettait de finir avec le meilleur et donc de garder un bon goût dans la bouche. Je vais donc commencer par le côté de désagréable du voyage. Tout d’abord, elle est jonchée de « topes », des ralentisseurs ultra-secs qui t’obligent à t’arrêter quasiment pour les franchir. Leur fréquence est variée, mais lorsqu’on traverse des « villages » mayas (les guillemets, c’est pour faire passer que « village » est un bien grand mot), on en trouve presque tous les 100 mètres. Le temps passe donc lentement.

Et ces ralentisseurs me permettent d’embrayer sur le deuxième point désagréable du voyage : les enfants. Il se trouve que les mayas sont futés, et comprennent qu’au niveau des ralentisseurs, tu es particulièrement vulnérable. Ils se jettent donc contre tes vitres pour te proposer des trucs à vendre. Et bien  sûr, comme tout bon blédard qui se respecte, un « non merci » est loin d’être suffisant, et il est parfois difficile de se débarrasser d’eux. Eh oui, ils ont aussi compris que s’ils se mettent devant la voiture, tu ne peux pas avancer. Autre technique d’approche des mini-mayas, plus dangereuse et pour le coup très désagréable : quand tu arrives à quelques mètres d’eux, ils tendent une corde au niveau du pare-chocs. Obligé de piler, tu laisses l’opportunité à leurs potes de se jeter contre tes fenêtres, et le manège recommence. Non, vraiment, c’est pas cool.

Pour faire la transition entre le bon et le moins bon de ces cinq heures de route, je voudrais parler des éboulements. Transition parce qu’ils font flipper, mais qu’ils sont quand même marrants. J’avais rapidement évoqué ces « trous » dans la préface de cette rubrique, mais là, leur présence s’est démultipliée comme des Gremlins touchés par l’eau. Il se trouve que tout au long de la route, on retrouve des panneaux « Trou à 100 mètres » ou « Eboulement à 100 mètres ». Et 100 mètres plus loin, il manque parfois plus de a moitié de la route. Merci de nous prévenir.

Ce voyage de 5 heures, heureusement, contient quelques points positifs. Et heureusement, au final, ils prennent le dessus sur le négatif. Tout d’abord, le paysage est absolument magnifique. C’est une vraie jungle, avec par-ci par-là (mais très régulièrement) des cabanes habitées par des paysans. Si vous cherchez le « Mexique profond », c’est par là, sans aucun doute. Je ne sais pas pourquoi, mais le décor m’a vraiment fait penser aux BDs de Tintin et Largo Winch, et je m’imaginais en pleine course poursuite dans ces routes sinueuses. Si seulement il n’y avait pas ces fichus « topes » (d’ailleurs, il n’y en a jamais dans les films…). Bref. Non, c’est vraiment très beau, et on monte tellement haut, que forcément à un moment, la vue s’en fait ressentir.

Le deuxième point fort de cette après-midi passée à rouler, ce fût le seul et unique arrêt : les Cascades de Agua Azul (« Eau Bleue »). Une magnifique succession de cascades, dont l’eau est d’une magnifique couleur… marron. Perdu. Il se trouve que ces cascades sont la majorité de l’année d’un bleu turquoise magnifique. Seulement voilà, en période de pluie, l’eau devient marron. Certes, c’est bien moins beau, mais ça n’en reste pas moins impressionnant. Et les stands de vente de souvenirs et de bouffe, à peine touristiques (L.O.L.) sont à voir également, et nous accompagnent tout au long de la montée vers le sommet des cascades. À faire.

Arrivés à l’hôtel en début de soirée, juste le temps de se reposer, se baigner un peu et faire quelques billards, avant le repas de Noël au restaurant de l’hôtel. Un Noël en petit comité ne vaut jamais un Noël en famille nombreuse. Mais quand deux blédards septuagénaires nous offrent un concert de xylophone en duo, les débats s’équilibrent quelque peu.

Il est 7 heures du matin chez vous, je vous laisse récupérer tranquillement. Et rappelez-vous ce proverbe mexicain sur la gueule de bois : « Un verre de tequila au réveil. Si ça ne te guéris pas, ça te fait oublier ».

Joyeux Noël.

Quentin

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Ah, au fait: Joyeux Noël !

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Carnets de voyage: Chiapas, Jour 2.

Pour ce deuxième jour, nous restons à San Cristobal et ses environs. Au programme, le marché de S.C. et la visite de deux villages réputés : San Juan de Chomula et Zincantan. Ce deuxième jour est également l’occasion de nous rendre compte de certaines choses. Chiapas est une région pauvre. Quand tu es touriste, tu ne passes donc pas à travers. Et là, il y a malaise.

Il se trouve que la ville de San Cristobal est absolument magnifique et les gens y sont vraiment agréables. Ils se rendent parfaitement compte que tu n’es pas d’ici, mais le “traitement de faveur” s’arrête à des prix un peu élevés au marché. C’est de bonne guerre. Par contre, dans les villages cités ci-dessus, c’est tout autre chose. L’accès à la ville est payant. Et la manière n’est pas très agréable. Quand tu arrives, trois enfants se jettent devant la voiture. L’un te réclame les 20 pesos de l’entrée, pendant qu’un autre offre ses services pour te faire visiter tout en essayant de te vendre un pog que l’on peut trouver dans n’importe quel paquet de chips. Enfin, le troisième colle son nez à la vitre arrière pour voir les sacs que tu trimballes. Discret et super agréable. Et quand le tourisme devient aussi malsain, ça ne laisse vraiment aucune envie de rester. L’impression de ne pas être bienvenus (par ailleurs compréhensible) nous pousse à faire demi-tour après quelques minutes à tourner dans le “centre” où l’on a finalement rien trouvé à voir de si particulier.

Non, vraiment, si je peux conseiller quelque chose aux français qui envisagent de passer quelques jours dans la région, voici ce que serait : si vous voulez vraiment voir ce qu’on appelle “le Mexique profond”, le marché de San Cristobal est largement suffisant. Après quelques stands bien touristiques constitués d’ambre (Chiapas est troisième producteur mondial) vraie ou fausse, et de fringues artisanales mayas, le vrai marché commence. Comme un air de zouk, avec de tout, y compris de la bouffe typiquement mexicaine (mais toujours pas de sauterelles grillées !). Les allées paraissent interminables, mais bizarrement, on a toujours l’impression de savoir exactement où l’on est. Et ici, pas de touristes. A part toi, bien sûr.

Le reste de la ville, c’est aussi du tout bon et a un sérieux air de San Miguel de Allende. Des murs de toutes les couleurs, un cocktail purement mexicain, mais le charme fait mouche à chaque fois. Après, je sens que ma plume devient super chiante. Le style “Agence de voyages” ne me réussit pas trop je crois. Je vais donc me contenter de photos, parce qu’on n’a encore rien trouvé de plus efficace.

Le temple, sur les hauteurs de S.C. Comme un air de film américain.

L’église Santo Domingo. Selon un guide de voyage, “on peut rester des heures perdu devant ses gravures.”

Des heures, je sais pas, mais c’est vrai que c’est beau.

L’escalier menant au temple.

La cathédrale.

Sinon, à S.C., il y aussi le musée de l’ambre. Pour les gens (comme moi) qui ont un peu de mal avec les musées, rassurez-vous, il n’est constitué que d’une salle. A l’entrée, on peut même vous donner un résumé en français de l’histoire de l’ambre à Chiapas. Et en plus, on vous apprend à différencier la vraie ambre de la fausse. Donc, il est plutôt habile de venir faire un tour au musée avant d’aller au marché. Sinon, c’est l’occasion de voir des pièces d’ambre plutôt cool dans le genre :

Demain, on prend la direction de la ville de Palenque, pour y passer Noël. Avec un arrêt qui devait me rappeler vaguement un week-end à la Huasteca… Prochain épisode, dans 24 heures.

[insérer ici une formule de politesse finale]

Quentin

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Carnets de voyage: Chiapas, Jour 1.

Après la préface, place au terrain. Après être arrivés dans la soirée de mercredi à Tuxtla, nous retournons à l’aéroport le lendemain matin pour récupérer notre voiture de location (l’aéroport étant à 50 minutes de la ville, c’est plutôt mal joué). Direction le Canyon de Sumidero. On peut admirer cette merveille par deux points de vue : une série de 5 panoramas, au Nord de la ville, ou naviguer à l’intérieur du canyon. Notre choix était fait, on allait le voir par les deux côtés.

Première étape, les panoramas. Un accès à 25 pesos (1.4€), pour cinq points de vue depuis le sommet du canyon. La légende mexicaine dit que ses falaises s’élèvent à 1 kilomètre de haut, tandis que la science annonce des falaises de 600 mètres. Qui croire? C’est drôle, j’ai déjà utilisé la comparaison avec les marseillais dans l’article précédent. Coïncidence? Je ne crois pas.

Toujours est-il que si ces falaises ne s’élèvent pas à un kilomètre, le résultat est tout aussi impressionnant. c’est la première claque visuelle du séjour, et elle est plutôt agréable.

On redescend, juste le temps de nous rendre à l’embarcadère, dans la ville suivante. Au programme : un tour en bateau de 2 heures aller-retour au coeur du canyon, à bord d’un bateau à moteur. 13 arrêts de prévus, pour profiter des curiosités de “l’architecture” des falaises et des animaux présents au bord de l’eau…

Faites marcher votre imagination, et vous verrez un visage.

Quelques minutes plus tôt, nous étions là-bas, 600 mètres plus haut,

sur le point culminant du canyon.

Y a plus moche quand même. Je parle du paysage, pas des gilets.

Même au fin fond d’un canyon, les mexicains arrivent à nous caler leur culte de la Vierge de Guadalupe.

Balèze.

Le timing est presque parfait. Un “sapin de Noël” constitué de stalactites, encastré dans la falaise.

Allez, une dernière pour la route.

Le tour terminé, il se fait déjà tard. Après avoir pris notre premier “repas” mexicain, du moins pour deux d’entre nous, nous prenons la route de San Cristobal de las Casas. Et là, je m’adresse à toi, futur touriste français au Mexique, écoute bien lis bien. Ne prends pas l’autoroute ! Certes, tu arriverais plus vite, mais tu raterais tellement. Fûtés comme des bisons, nous avons choisi la route de montagne. 1h30 au lieu de quelques minutes, mais une vue plus belle minute après minute, une montée qui n’en finit plus. Des villages venus d’un autre temps, tout comme leurs habitants. Avec un peu de chance, vous aurez droit au coucher de soleil. Cette route vaut bien son heure de trajet supplémentaire.

Voilà pour ce premier jour. Il est 23h24, j’écris ces lignes en direct d’un hôtel de San Cristobal, et pour être honnête, je ne sais pas plus que vous ce qui m’attend demain. Surprise.

Quentin

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Carnets de voyage: Chiapas, Préface.

On les a méritées, elles sont arrivées. Les vacances de Noël sont là, enfin. Et le plus cadeau, on l’a déjà eu : une PS3 notre famille respective est arrivée hier. Et pendant que Maëlle et sa mère s’occupe de la Sancho Lista du côté de Cancun, mes parents et moi avons pris la direction de ce qui est considéré comme la plus belle région du Mexique par la plupart de ses habitants : le Chiapas.

Si vous êtes français et que vous envisagez sérieusement un voyage au Mexique pour les prochains mois, je vous conseille de vous arrêtez tout particulièrement sur cet article et ceux qui vont suivre dans les prochains jours. Ce n’est pas que ce qu’on raconte depuis 4 mois ne soit que des conneries, mais… si, en fait. Je vais essayer de me transformer en conteur pour agence de voyage, en évitant le côté chiant. Pas gagné.

Tout d’abord, le Chiapas, il faut y arriver. Pour cela, le plus simple c’est de prendre un avion jusqu’à Mexico City, puis de se battre contre son aéroport diabolique, afin de prendre un vol de correspondance pour une ville de la région. Dans notre cas, ce fut Tuxtla Gutierrez. Il vous serait utile de louer une voiture pour votre séjour, puisque le territoire de Chiapas est très étendu, et autant vous dire que les transports en commun ne doivent pas être une priorité gouvernementale.

Autre signe particulier : la région est ce qu’il y a de plus “blédard”, comme disent les jeunes. C’est-à-dire que c’est la brousse. Les mexicains conduisent comme… des mexicains (Tu vois les marseillais? Pire.).

Un exemple très simple pour vous faire une idée : sur une route de montagne, nous avons commencé par croiser une coccinelle remplie de 6 ou 7 personnes à l’intérieur, auxquelles s’ajoutent…deux autres, allongés sur le toit, l’un sur l’autre, s’accrochant aux fenêtres des portières conducteur et passager. WTF? Plus loin, un panneau nous annonce “Trous à 100 mètres”. Effectivement, il y avait un trou… la moitié de la route (côté ravin) était absente sur une longueur d’à peu près 10 mètres. Chez moi, on appelle ça plutôt un gouffre.

Voilà, une présentation brève mais je pense relativement efficace pour lancer une série d’articles sur les plus beaux lieux de cette magnifique région !

A plus, et bonnes fêtes les amis. Aight.

Quentin

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Et sinon…

Et sinon, en pleine séance shopping, nous avons eu la surprise d’entendre en fond musical un CD de… Christophe Maé.

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La Minute Culturelle : Le mot “gringo”

Dans la langue espagnole, on croit souvent que le terme gringo permet aux hispanophones de désigner toute personne étrangère. Ce n’est pas faux. Mais ici, ce n’est pas vrai non plus. En effet, le terme gringo au Mexique ne sert qu’à désigner les personnes venant des Etats-Unis. Et même si ce n’est pas forcément péjoratif à la base, on n’est pas ravis quand les mexicains nous demandent si on est des gringos. Il suffit de penser à la haine que les mexicains nourrissent envers les américains.

Quant à l’étymologie du terme, il y a plusieurs versions. Certains avancent que cela provient d’Espagne, et que c’est une dérivation du mot “Griego”, qui signifie “grec”. Pour ma part, je penche pur une version, plus adaptée à l’histoire du Mexique. Le nom de Gringo aurait été donné aux soldats yankees, vêtus d’uniformes verts, à une époque à priori inconnue. Ceux-ci, alors qu’ils traversaient le Rio Grande, frontière entre USA et Mexique, chantaient cette chanson : “Green, Go over the Rio Grande!”. Le “Green Go” a donc été mis à la sauce espagnole pour donner le terme gringo.

Pinches gringos.

Quentin