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Francachela : des pizzas et de l’ingéniosité.

Ils sont forts ces mexicains. Il y a quelques années, j’ai vu une vidéo sur Youtube, où l’on voyait un prototype de boîte à pizza se transformer en quatre assiettes en carton pour déguster ladite pizza. Depuis toutes ces années, j’en ai rêvé, et Francachela l’a finalement fait. Francachela, c’est notre Domino’s à nous. Des pizzas venues directement des cieux (comme les Ferrero Rocher), accompagnées de leur onctueuse sauce chimichurri, cuites à la perfection… Je m’égare. Le numéro de téléphone solidement collé au frigo, Francachela est notre ultime recours lors des soirées “flemme de faire la cuisine”, comme je les appelle. Surtout quand nous rentrons de cours à 22 heures.

Bref, tout ça pour dire que j’ai enfin trouver la boîte de pizza de mes rêves : la partie “couvercle” est en effet séparée en 4 par des pointillés pour la découper en toute simplicité, alors que les rebords de la boîte deviennent les rebords de l’assiette, pour une tenue en toute sérénité. La preuve, en images.

Avant :

Après :

Quentin

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6 janvier, día de los Reyes Magos.

J’aurais pas fait mieux.

Le 6 janvier, en France, nous fêtons l’Epiphanie en partageant une bonne galette des rois en famille. Super. Au Mexique, le 6 janvier est le jour des Rois Mages, un deuxième Noël. En effet, les enfants reçoivent une deuxième salve de cadeau, deux semaines après la première. Bande de petits bâtards. Bien entendu, nous, on est français, on ne reçoit donc pas de cadeaux le 6 janvier. Ce qui donne ce genre de dialogue :

Et toi, ils t’ont apporté quoi les Rois??

Euh, rien…

Ooooh, mon pauvre… !

Bah, non, ça va. Enfin, je sais pas, quoi.

Par contre, la tradition de la galette existe ici aussi. Avec quelques petites différences. Elle prend plutôt la forme d’une grande brioche en forme de cercle, surmontée de petits fruits confits. Miam. Elle est partagée entre famille ou entre amis. D’ailleurs, hier soir, alors que je me buvais un petit Coca en mode bonsoir à la cafèt’ de la fac avant mes cours, un groupe de jeunes que je ne connaissais est venu m’inviter à partager la leur. La générosité mexicaine. J’avais peut-être l’air désespéré, je sais pas.

Et là, surprise: personne ne veut obtenir la fêve ! Ici, pas de couronne, pas de reine, pas de roi, et du coup pas de trucage pour que les petits gagnent à tous les coups (ça me met la haine, déjà que la galette est dégueulasse, si en plus le jeu est truqué…). Le “vainqueur” de la fêve est chargé d’offrir une tournée de tamales à tous les amis participants le soir suivant. Sheh.

Quentin

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Et sinon…

Et sinon, hier on a vu un mec jouer de la clarinette à une pompe à essence.

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Fallait pas faire le malin, aussi…

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Carnets de voyage: Quintana-Roo, Jour 10.

Et voilà, il fallait que ça arrive un jour. Dernier jour de vacances, demain marque le retour à León, et lundi marque le retour de la vie normale, avec la traditionnelle et adorée rentrée scolaire post-fêtesdefind’année. Super-méga-cool. Avant de refermer cette parenthèse “agence de voyages Style” et retrouver la routine du blog en même temps que mes lecteurs (si toutefois il m’en reste, si toutefois j’en ai jamais eu), je vais vous conter notre dernière journée…

A l’opposée des journées précédentes, celle-ci s’est résumée à… rien. On a tout de même découvert ce 52ème Etat des Etats-Unis qu’est le Quintana-Roo, où l’espagnol ne se parle qu’en tout dernier recours, et où tout le monde est plus blanc que tout le monde (surtout les anglais). Le niveau de vie aussi est américain, et les prix sont même affichés en gros en dollars US, et en tout petit en pesos mexicains. Un peu comme l’année avant le passage à l’euro, où les prix en francs étaient écrits tout petits. Oui, je sais, c’est loin.
Sinon, comment vous dire que la Mer des Caraïbes fait rêver? Comme ça, peut-être :

Sur cette photo, il est à peu près 00:30, heure française, et pendant que vous vous énervez à cause du réseau national saturé qui vous empêche de joindre votre famille (comme chaque année, quand-est-ce que vous retiendrez la leçon, bon sang?), je nageais dans l’eau bleue nuit, plus chaude que l’air extérieur, et admirais depuis le large le coucher de soleil sur Playa del Carmen. Ouais, je sais.

Ce soir, le programme est simple, digne d’un 31 en toute tranquillité : resto, quelques bières, et je compte bien finir tout ça avec quelques shots de tequila avant de plonger une dernière fois dans cette mer que je ne reverrais peut-être jamais. Snif.

Quentin

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2012 arrive, préparez les bunkers !

Avec cette image d’une rare beauté esthétique, je vous souhaite une excellente année 2012. Si j’étais un gros con supersticieux, je vous dirais de bien profiter de vos derniers 355 jours avant la fin du monde, mais ce n’est pas le cas : je ne suis pas supersticieux.

Et surtout, je vous demanderais de garder quelque chose en mémoire. Pendant que vous remontez la couverture sur les épaules de votre grand-mère, endormie devant le traditionnel Plus Grand Cabaret du Monde “spécial 31″ sur France 2, je nage dans la Mer des Caraïbes.

Bonne soirée. Et bonne année, donc !

Quentin

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Carnets de voyage: Quintana-Roo, Jour 9.

Première découverte du jour : Cancun, Tulum et Playa del Carmen n’appartiennent pas à l’Etat du Yucatán, mais à Quintana Roo, un nom qui m’était jusqu’à aujourd’hui totalement inconnu. On m’aurait posé la question, j’aurais répondu : « Ah ouais, c’est un désert australien ! » Bref. (c’est marrant, j’ai remarqué qu’on ne peut plus utiliser le mot « bref », sans qu’on te fasse la réflexion : « ah, tu le mets en référence à la série ! ». A vrai dire, ce mot faisait partie de la langue française bien avant. Big up à « bref. » quand même. La série, cette fois. Bref. Pas la série, cette fois, le mot.)

Tulum est définitivement hors-catégories. Déclaré grand vainqueur des sites mayas, Chiapas, Yucatán et Quintana Roo confondus. Sur le gong. Pour être tout à fait honnête, je n’ai presque pas regardé les pyramides mayas, et je n’ai pas lu une seule pancarte explicative. Mais le cadre, putain. Le paysage est juste magique. Au bord d’une falaise se dresse une ruine de forteresse maya entourée de palmiers et surplombant… la mer des Caraïbes. Enfin. Ses reflets turquoise et ses petites vagues. Ni trop grosses, ni trop petites. Les vagues. Le paysage parfait. Et un escalier à flanc de falaise menant à une plage, juste sous la forteresse. L’occasion de nager, prendre un peu le large. Et se retourner pour y admirer un paysage à la King Kong (le dernier, pas les vieux) : une île sauvage avec des vestiges de civilisation humaine. Et des touristes en maillots de bain fluos. Passons.

Avant d’accéder à Tulum, nous avons quand même eu la bonne idée de nous arrêter au Grand Cenote, autre puits d’eau où la baignade est jouissive. Moins de monde que la veille, une eau plus exposée au soleil et donc aux reflets plus bleus, des souterrains… Du bonheur.

Après Tulum, nous avons pris la route pour manger les derniers kilomètres jusqu’à Playa del Carmen. L’occasion de vous parler d’un truc qui m’arrive régulièrement, et je ne sais pas si c’est le cas pour tout le monde : il y a des instants, particulièrement banals dans des vacances où tu vois beaucoup de choses exceptionnelles, qui te resteront en mémoire, sans savoir pourquoi. Au moment où tu les vis, tu sais qu’ils resteront, alors qu’ils ne représentent rien. Pour moi, c’est dans la voiture, la vue du panneau « Cancun 110km », les palmiers tout autour de la route, avec en fond musical I Stand Alone, de Theophilius London.

Demain, dernier jour de vacances avant le retour à León, dernier jour de l’année. Programme spécial oblige : grattage de couilles sur la plage. Aight.

Quentin

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Carnets de voyage: Yucatán, Jour 8.

Chichen Itza m’a permis d’éclaircir le mystère énoncé dans l’article précédent. Ce n’est pas la pyramide d’Uxmal que j’imagine dans ma tête chaque fois que je pense aux mayas, mais bel et bien celle-ci. Et ce, pour deux raisons. C’est un symbole du Mexique ; je l’ai donc probablement déjà vue. Les vendeurs de t-shirts, à l’entrée, la considèrent même comme l’une des merveilles du monde. Malheureusement pour eux, l’UNESCO n’est pas du même avis. La deuxième raison, et j’en reviens finalement à Tintin, c’est que Hergé s’est inspiré de Chichen Itza pour représenter sa pyramide pour Tintin et les Picaros, bien qu’il l’ait dessiné plus haute et moins large que la vraie. Bref.

Le résultat est vraiment impressionnant, et le serait même plus le jour de l’equinoxe d’automne, puisque chaque 21 septembre, la position du soleil permet un jeu d’ombres et de lumières faisant apparaître la forme d’un serpent descendant le long des escaliers de la pyramide. Pas de chance, on est le 29 décembre.

A part cette pyramide, il faut bien avouer que le reste du site est relativement quelconque par rapport à ceux qu’on a eu la chance de visiter (notamment Palenque), et il est vraiment regrettable de ne pouvoir monter sur aucune pyramide, pour avoir une vue aérienne qui pourrait être plutôt cool. Mais bizarrement, ce site restera comme mon préféré (au moins jusqu’à demain !), parce qu’il se dégage quelque chose de différent. L’espace est très grand, avec beaucoup d’ombre, les pelouses m’ont rappelé le Pâquier d’Annecy, et il y a énormément de stands où des mayas vendent des pièces d’artisanat local. Bizarrement, ils ne sont pas chiants du tout, au contraire des sites chiapanecos, et on se prend même à négocier avec eux en rigolant. Vraiment agréable. Enfin, ils restent avant tout mexicains : « Tu parles espagnol, c’est moins cher… Si tu parles maya, c’est gratuit ! ». Et même sans ça, la pyramide vaut le coup d’œil.

Après la visite, place à la détente : nous nous rendons au cenote d’Ik Khil, puits de 50m de profondeur au fond duquel on peut se baigner. Beaucoup plus aménagé que le Puente de Dios, à la Huasteca Potosina, il a un peu moins de charme mais l’effet reste quand même impressionnant. Lorsque tu es dans l’eau, que tu lèves la tête et que tu vois le soleil 50 mètres plus haut, et que des lianes descendent de la surface jusqu’à l’eau, accompagnant la chute de petites cascades, ça fait vraiment rêver ! Incontournable pour clôturer le passage à Chichen…

Et en plus, y avait personne ! Super cool !

Quentin

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La voiture de sport du jour.

Très vite, on s’est rendus compte qu’ici, le contrôle technique ne devait pas être une priorité gouvernementale. Que les mexicains conduisent bizarrement, c’est une chose, l’état de leur voiture, c’en est une autre. Un jour, je suis monté dans un taxi dont la banquette arrière avait disparu. Parfois, il manque des bouts de pare-chocs, mangés par la rouille. Et hier, on est tombés sur ça :

Quentin

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Carnets de voyage: Yucatán, Jour 7.

Le programme de la journée correspond drôlement au reste de la semaine et se résume à deux étapes : de la route et un site maya. Deux heures de route depuis Campeche pour y admirer le site d’Uxmal, puis de nouveau deux heures de route pour arriver à Izamal, village proche de Merida.

Le site d’Uxmal pourrait être un site maya parmi d’autres, selon voilà : j’avais l’impression de déjà connaître l’une de ses pyramides ! Il se trouve que quand je pense à un temple maya, je vois cette pyramide dans ma tête… Pourquoi ? Peut-être parce qu’elle ressemble étrangement à une pyramide maya aperçue dans les albums de Tintin, je ne sais pas… Sinon, Uxmal m’a confirmé une chose : si les mayas étaient peut-être visionnaires ou en tout cas très forts en architecture, ils étaient un peu cons. Les marches de leurs escaliers sont vachement grandes, alors que eux sont tous petits… Même en mesurant (presque) 1m80, j’ai galéré à monter, et à descendre. Avec leurs 1m50, je t’explique pas.

Quand même, après 3 fois, je commence un peu à trouver que chaque site ressemble un peu au précédent. Heureusement, les deux qu’il nous reste à voir sont les plus connus du Mexique, et on va même finir en apothéose à Tulum. Mais, je ne vous en dis pas plus pour le moment.

J’aimerais vous parler de la route, mais une route est une route, et pour être franc j’ai dormi presque tout le voyage. J’en viens donc directement à la ville d’Izamal, surnommée « la Ville Jaune ». Et à vrai dire, on comprend vite pourquoi, puisque toutes les maisons sont… jaunes. Ça fait un drôle d’effet, plutôt réussi, et me rappelle du même coup un livre pour enfants que j’aimais bien quand j’étais petit, où un mec devait choisir de quelle couleur colorer le monde. Il en essayait plusieurs avant de choisir de toutes les utiliser, parce que chaque couleur influait différemment sur l’humeur des gens, et que c’est quand même plus joli. Encore un drogué qui invente des histoires pour enfants.

Quentin