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Le surnom du jour

Ici, beaucoup de gens m’appellent El Güero (prononcez gwéro). Autrement dit, “Le Blanc”. En particulier de parfaits inconnus : serveurs, vendeurs, etc.

Du coup, je me sens un peu comme ce mec :

Quentin

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Burbano, sacré numéro !

Quand on va au stade voir un match de León, bien qu’on soit supporter, on s’attend à voir un match de deuxième division mexicaine. Avec tout ce que ça implique. Contrôles ratés, transversales directement en touche, tacles grossiers… Pour mes deux premières visites au Camp Nou (oui oui, comme le stade du Barça), je n’avais pas été déçu, même si certains faits de jeu avaient permis de rembourser le billet à eux tout seuls : le nul arraché à la dernière minute contre l’ennemi juré et la chilena de Sebastian Maz.

Seulement voilà, la phase aller est terminée, le mercato est passé par là. Et León a eu la bonne idée d’acheter deux colombiens, qui changent toute la donne.

Le premier, Eisner Loboa nous a fait admirer sa pointe de vitesse dès les premières minutes. Sur un ballon en profondeur, il dépose son défenseur, dribble le gardien et marque. Apparemment, il allait aussi trop vite pour l’arbitre assistant, qui a préféré lever son drapeau face au nuage de fumée laissé dans son sillage. Hors-jeu. Juste ce qu’il fallait pour l’énerver. Quelques minutes plus tard, il décoche une lourde frappe des 20 mètres et ouvre le score !

Cependant, comme dit un proverbe qui n’existe absolument pas : “Un colombien c’est bien, mais deux c’est mieux !”. Et si Loboa a illuminé la première mi-temps, le vrai homme du match reste pour moi son compatriote Darío Burbano. Avant-même le coup d’envoi, il avait éveillé mon intérêt, puisque cet ailier porte le numéro… 1.

Après une première mi-temps un peu timide au cours de laquelle León avait déjà fait le plus dur en menant par deux buts, Burbano est sorti de sa boîte et a enchaîné les débordements, les retours, les dribbles…. Avec au passage quelques gestes de grande classe comme un grand pont “à la Bergkamp” dans le rond central qui a laissé son adversaire perdu complètement. Celui-ci aurait d’ailleurs depuis présenter sa démission et penserait sérieusement à une reconversion en tant que boulanger.

Le fameux grand pont “à la Bergkamp”, l’un des plus beaux buts de l’histoire.

Si la vidéo ne fonctionne pas, cliquez ici.

Au final, Burbano n’a pas été décisif puisqu’il n’est pas concerné sur l’action (superbe) du troisième et dernier but des Esmeraldas. Mais à lui seul, il m’a donné envie de retourner au Camp Nou le plus vite possible. Lui et son pote Loboa. Surtout que León caracole aujourd’hui en tête.

Allez, pour le plaisir, voici un petit résumé du match avec un hors-jeu plus que limite, l’ouverture du score magnifique de Loboa, un deuxième but représentatif de la deuxième division mexicaine, et une belle action collective pour clôturer le spectacle.

León 3-0 Pumas Morelos

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Quentin

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La Nuit (tous les chats sont gris)

La Nuit, c’est le nom d’une boîte… de nuit. Parce que le français, ça fait toujours classe. Sauf quand on ne sait pas le prononcer. C’est ainsi qu’au début de l’année, on nous a allègrement proposé de nous rendre à La Nuite. Boîte “fresa” de la ville, c’est le club de vie nocturne le moins beauf’ de León. Et il n’y a jamais de banda !

Alors voilà, écrire un article sur une discothèque (ce mot existe-t-il toujours?), c’est à peu près autant mon délire que les discothèques elles-mêmes. Il se trouve que je ne suis pas l’un de ces “prédateurs des temps modernes”.

Mais si, vous savez les filles, ceux qui s’approchent discrètement derrière vous, tels des caméléons ayant repérés une mouche, jusqu’à ce coller à votre arrière-train en rythme avec le dernier tube de Pitbull qui résonne à ce moment-là dans la salle, et qui, si vous ne vous retirez pas immédiatement, tentent un petit bisou dans le cou. A partir de cette étape, si vous ne vous êtes pas retournées pour lui dire quelque chose de pas très sympa, vous êtes sûrement l’une de ces chiennes que l’on rencontre aussi beaucoup en boîte. Une autre race qui me plaît particulièrement. Enfin bref, si vous voulez en savoir plus, c’est vendredi à 22h35 sur Arte.

Mais bon, c’est pas comme si ça faisait jamais plaisir de faire un petit tour en boîte pour danser le mia.

Quentin

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Le (Michelle) Monaghan

Au lieu d’écrire un article sur le Monaghan, je préfère vous écrire toutes les raisons justifiant un article sur le Monaghan :

  • C’est probablement le seul lieu de León où Pitbull n’a pas sa place.
  • C’est sans aucun doute le seul lieu de la ville où tu peux entendre en une soirée Adele, The Rapture, Aretha, Ray Charles, Elvis, les Beatles, Queen, M.I.A et… Yelle.
  • Il y a un billard. Gratuit. Et personne ne le monopolise, il suffit de dire “on prend les gagnants”.
  • Il y a des irlandais. Des vrais.
  • Pas un seul son de banda.
  • Le jeudi, c’est 2 bières pour le prix d’une. Jeudi social.
  • Il y a toujours quelqu’un que tu connais.
  • Des motards. Des rockeurs. Des gens bizarres.

Et enfin, la meilleure raison d’écrire sur le Monaghan : il y a un videur roux. Ici, c’est bien plus effrayant qu’un gros noir.

Quentin

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La Fer’ia pas de quoi en faire tout un plat…

Je savais que j’avais oublié quelque chose… Pris dans la tempête de la semaine d’exams, des recherches d’études et d’une flemme incurable, j’avais oublié d’aller à la Feria. Heureusement, lundi dernier était férié pour une raison obscure. La fête du tacos? Peut-être. Enfin bref, nous avons saisi cette occasion en or pour aller profiter de l’avant-dernier jour de LA Feria.

Alors, on va sûrement me traiter de mauvaise langue, parce que je suis loin d’avoir fait le tour de tout ce qu’il y avait à faire. Je ne suis pas aller au Palenque voir des combats de coqs avant d’enchaîner sur un concert de banda ou de l’un de ces latin lovers qui me désespèrent tant. Je ne suis pas aller voir de spectacles de cirque ou de patinage sur glace. Je me suis contenté de naviguer entre les stands de bouffe et les jeux, jusqu’à finir, comme tout bon jeune qui se respecte… dans un bar.

Le principal de la Feria se concentre en 3 espaces : la bouffe, les attractions et les lieux de débauche.La bouffe prend une place conséquente et envahit l’air ambiant de ses odeurs de graisse et d’oignons. Ne vous méprenez pas, j’adore. Les attractions sont relativement cool pour une fête foraine, bien que je ne sois pas un grand expert en la matière, il faut bien l’avouer. Réputés pour être en très mauvais état, j’ai recueilli un certain nombre de témoignages (3 en fait) de jeunes racontant avec encore une boule au ventre et une larme au coin de l’oeil comment leur harnais s’était détaché pendant l’action. Heureusement, sur des attractions sans danger majeur. Mais quand même.

Quant aux bars et boîtes nuit, ils restent des bars et des boîtes de nuit. Rien de transcendant, si ce n’est ce vieil homme déguisé en Zorro, qui se balade avec une sorte de batterie permettant de te lancer des décharges électriques. Naïvement, je lui demande “Combien tu me donnes si je le fais ?”. J’avais mal compris le concept. Il faut donc payer 20 pesos pour se faire électrocuter. Ça me paraît honnête.

En conclusion, la Feria… c’est une fête foraine. Pas de quoi en faire tout un plat.

Quentin

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Le contraste des salles de ciné mexicaines

Hier soir, je suis allé voir Hugo Cabret. Enfin, je suis allé voir La Invención de Hugo Cabret. Eh oui, il se trouve que les mexicains ne peuvent pas s’empêcher de traduire tous les titres de films. Tous. Bien sûr, en France, on n’est pas vraiment meilleurs, puisque Hugo Cabret s’appelle en fait Hugo. Mais, parfois, on s’abstient. Les mexicains, non. Surtout quand on prend en compte le fait qu’Hugo Cabret n’a absolument rien inventé dans le film, ça devient franchement relou.

Bien sûr, il y a beaucoup de choses à dire sur ce film. Favori aux Oscar avec 11 nominations. Les mérite-t-il? Oui. Est-ce un bon film? Il est excellent. Mais c’est avant tout une déclaration d’amour au cinéma et à ses débuts, en particulier à George Méliès. Alors, je souhaiterais remercier l’Université de León et mes cours de cinéma commencés il y a un mois, parce que même si je connaissais George Méliès et son Voyage dans la lune, Marty Scorsese va plus loin dans l’exploration en nous présentant le tout premier film de l’histoire, L’arrivée d’un train en gare des frères Lumière, accompagné de son anecdote cocasse; la peur qui a pris les spectateurs en voyant arriver le train vers eux. On y retrouve une image de The Great Train Robbery et plein d’autres que je n’ai pas vu.

Tout ça pour dire que j’ai été enchanté par ce film, et qu’apparemment j’avais une tête d’enfant de cinq ans pendant deux heures. Et puis ça fait plaisir de voir des acteurs qu’on adore et qu’on voit pas si souvent, comme Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Chloe Grace Moretz ou Christopher Lee…

Enfin, aussi bon que soit ce film, un seul élément devrait le disqualifier d’office pour les Oscar, Golden Globes et compagnie. En effet, son générique de fin (international, je vous rappelle que je vis au Mexique) est interprété par :

Impardonnable.

Cela étant dit, le ciné, ce n’est pas vraiment mon domaine de prédilection, beaucoup en parlent mieux que moi. Surtout eux.

Si j’écris cet article aujourd’hui, c’est parce que je viens de réaliser un contraste assez saisissant. En France, les gens sont (globalement) ponctuels, que ce soit pour leur travail, leurs rendez-vous etc. Par contre, les séances de ciné, et j’entends par là les bandes-annonces et diverses pubs ringardes, débutent toujours avec 10 à 15 minutes de retard. Au Mexique, dire que c’est le contraire serait minimiser le phénomène. Comment dire… Pour un rendez-vous de travail avec des “camarades” de l’Université, il arrive très régulièrement que certains arrivent avec une, voire deux heures de retard. S’ils arrivent. Une arrivée théâtrale régulièrement ponctuée d’un dramatique “Salut, ça va?”. Par contre, j’ai pénétré hier dans la salle obscure à 19h44, soit une minute avant l’heure de projection. La salle portait alors parfaitement son nom, puisque les bandes annonces avaient déjà commencé. Surtout que les bandes-annonces, c’est quand même la base. Ce pour quoi on paye le ticket, soyons honnêtes.

Au cours du film, j’ai également réalisé que c’était le 4ème film se déroulant à Paris que je voyais depuis mon arrivée au Mexique, après Midnight in Paris, Tintin et Sherlock Holmes 2. Au passage, j’ai aussi vu Amélie Poulain et Ratatouille. L’occasion de me rendre compte que j’ai plus vu la capitale française depuis mon arrivée au Mexique qu’en 20 ans passé à quelques centaines de kilomètres de la Tour Eiffel. Habile.

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Quentin

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Les projets de télé : suite

Parlons peu, parlons bien. Voici le résultat de deux jours de tournage intensif et d’une édition réussie par Barney, aka Bruno Mars.

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Université française vs. Université mexicaine – Round 9

Le système des absences

C’est l’un des facteurs les plus différents entre les deux systèmes. Il y a un gouffre entre notre université ici et notre IUT français. Commençons par la France. A l’IUT, le système est simple : sur un semestre de 6 mois, la tolérance est de deux absences injustifiées. A la troisième, c’est une annulation de ta meilleure matière avec un ticket direct pour les rattrapages. Cependant, dans sa grande bonté, l’IUT s’engage à “comprendre” et faire une croix sur certaines absences : les “justifiées” par un certificat médical ou un certificat de décès. C’est bien connu, si tu te réveilles avec une migraine, tu vas immédiatement chez le médecin. Quel imbécile attendrait le soir-même en prenant quelques aspirines pour attendre que ça passe? Résultat : un système relativement nul (j’ai cherché un autre adjectif, mais quand on a trouvé le qualificatif parfait, pourquoi s’en priver?) qui laisse un boulevard aux mythomanes et à leurs bonnes vieilles règles douloureuses. “Quel macho! Tu es un homme, tu sais pas ce que c’est d’avoir ses règles tous les…” – “Ta gueule. Où j’en étais?”

Voilà pour le système français. Le système mexicain est un vrai bonheur pour les étudiants, même si ma position manque d’objectivité pour affirmer qu’il est meilleur que l’iutien.

Premièrement, l’année est découpée en “quatrimestres”, c’est-à-dire trois périodes de 15 semaines par année universitaire. Et pour chaque période de 15 semaine, tu as droit à l’équivalent de trois semaines d’absences par matière. Petit exemple: si tu reçois un cours de publicité 4 heures par semaine, tu as droit de rater 12 heures de cours sur le “quadrimestre”. Au Mexique, pas de notion de “justification des absences”. Chaque étudiant doit gérer ses absences en gardant quelques “crédits” pour une maladie soudaine ou un empêchement de dernière minute. Ce système nous permet donc de rater des cours pour se consacrer à des projets importants (exemple: il y a deux semaines, nous sommes partis le jeudi soir tourner le clip vidéo, ce qui m’a fait rater deux heures) ou pour… se reposer. Bah oui.

Finalement, c’est un peu comme la gestion de ses congés payés. Ils sont forts ces mexicains. ils nous préparent déjà à tous les aspects de la vie active, mine de rien.

Quentin

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La stat’ du jour

47”

C’est la durée (à peu près) exacte (“à peu près exacte”… tiens tiens) du partiel le plus rapide de l’histoire. Si rapide qu’il était terminé avant que le prof n’ait fini de l’expliquer. Souvent, on nous donne des mots, que l’on doit définir. Cette fois-ci… c’était le contraire. Cinq définitions, cela fait donc cinq mots à écrire.

Finalement, la seule chose plus rapide que répondre à ce partiel fut de le corriger. Au final, un 10/10 pour les 3/4 de la classe. Mexican style.

Quentin

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L’objet du jour

Du marketing comme on l’aime !

Comment ont-ils deviné ?

Traduction : Pour (que tu ne cuisines pas) emporter

Quentin