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Université française vs. Université mexicaine – Round 4

En France, la chose la plus personnelle qu’on puisse demander à un prof est :

“Monsieur, vous mettez un point bonus pour la présentation ?”

Au Mexique, c’est plutôt :

“Quand t’étais jeune t’étais dans un bande ?! Une bande de gangsta’ ?!”

Le Mexique a vraiment quelque chose en plus.

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Le mot du jour

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“Wey”

Prononcez “gway”

Autrefois orthographié “guey”, avant d’être réinventé par le peuple mexicain, ce mot est l’équivalent de “mec” ou “meuf” en français. Souvent utilisé en fin de phrase, il peut aussi bien être utilisé par un garçon parlant à un autre garçon, qu’à une fille s’adressant à une autre fille, mais aussi à une fille s’adressant à un garçon et inversement.

Dans le dernier cas, il est par contre essentiel que le garçon et la fille soient bons amis. N’essayez pas de dire “wey” à la serveuse en commandant un tacos, sous peine de vous retrouver avec plus de piment que de viande.

Exemple : “¿Quieres una cerveza más, wey?” (Tu veux encore une bière, mec?)

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L’acte criminel du jour

L’un des gros points faibles du Mexique est pour l’instant, il faut bien l’avouer, la présence en nombre d’insectes en tout genre.

Il y en a partout, que ce soit dans la rue, dans les appartements, partout. Et si Dieu nous préserve pour l’instant des cucarachas, il nous a amené ce soir un $@#* de criquet de @$*#. Et bon, même si je les déteste au plus haut point, il a bien fallu que je fasse preuve de ma virilité face à la dame de la maison. Ce qui donne le meurtre du jour.

Jiminy avant

Jiminy après

Quentin.

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Sancho Lista, Art. 15 : Aller dans un McDo mexicain

Face à la dure réalité d’un frigo vide, un dimanche soir à 22h30, nous avons été contraints de précipiter la réalisation de l’article 15 de la Sancho Lista, en nous rendant dans le McDonald’s le plus proche. Etant donné que le McDo de l’Université Lyon 3 a été pendant 2 ans notre deuxième maison (dédicace au Groupe du Fond), ce repas était particulièrement important. Un peu comme un point de passage de notre année.

Et c’est donc un point de passage réussi. Comme on pouvait s’y attendre, il y a certaines différences avec les McDo français.

Première surprise, plusieurs noms de sandwichs sont hispanisés, chose qui n’existe pas en France : si le Big Mac reste le Big Mac, le McChicken devient le McPollo.

Ensuite, il existe des sandwichs que nous n’avons pas la chance d’avoir en France : le McTrio Angus Premium (cf. photo) en est le meilleur exemple, puisque c’est le meilleur burger McDo que j’ai mangé jusqu’à maintenant. Autre exemple, testé et apprécié par Maëlle : le McFlurry Snickers.

Autre surprise, le packaging est exactement le même qu’en France. Les petits dessins sur le côté de la boîte sont exactement les mêmes, la typo également. Si quelqu’un a déjà mangé dans un McDo aux USA, j’aimerais bien savoir ce qu’il se fait là-bas. Tout ça dans un intérêt purement professionnel, en tant que spécialiste en communication et marketing. Hum.

Enfin, pour ce qui est de la taille des menus, je pense qu’ils sont relativement plus gros, pour un prix bien plus bas. Ça fait plaisir.

Voilà, après avoir fait une analyse comparative complète et argumentée sur le McDonald’s français et mexicain, je pense que je vais commencer à me poser de sérieuses questions existentielles à propos mon rôle sur Terre. Ça tombe bien, demain j’ai cours de Sens de la vie.

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Le chien des voisins

Nous l’avons rencontré hier soir, par hasard. Alors que l’on nettoyait le balcon, il nous fixait de son air dangereux (ou stupide?).

Pour faire simple, il nous a fait notre soirée. C’est à coup sûr le chien le plus horrible que j’ai jamais vu.

Après avoir passé plusieurs minutes à imiter des chats pour le faire aboyer (On a 20 ans, pourquoi?), on a finalement décidé de rentrer, pleurant de rire. Pendant 30 minutes, il a continué à aboyer, seul dans le crépuscule mexicain. Sa stupidité me tue autant que sa gueule.

Pour le plaisir des yeux, voici sa face de rat :

Désolé pour la qualité de la photo, je riais trop pour faire la mise au point…

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L’objet du jour

L’objet du jour est… un gobelet en plastique. Mais pas n’importe lequel. Ces gobelets, la plupart du temps rouges, sont connus à travers le monde comme étant les gobelets utilisés dans les soirées étudiantes américaines. Autant dire qu’on peut les voir dans bon nombre de films hollywoodiens, notamment (de mémoire) dans la série des American Pie ou encore Superbad.

Autant dire qu’on était comme des gosses avec nos gobelets rouges.

L’objet désormais indissociable de nos soirées mexicaines.

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Samedi, Día del fútbol

Je l’avais promis, j’ai tenu parole !
Après deux ans de McDo et de bière, j’avais parié que je reprendrais le foot ici, au Mexique. Et si je ne me suis pas inscrit pour y jouer à la fac, j’ai trouvé le plan idéal : la Deportiva del Estado.

La Deportiva est un immense complexe sportif au coeur de la ville, où l’on peut trouver des dizaines de terrains de foot, de taille variable, en herbe ou en synthétique, mais aussi une piscine, une salle de sport, ou encore un dojo. L’entrée est bien évidemment extrêmement chère puisqu’elle coûte… 6 pesos. Soit, approximativement 33 centimes d’euros.

Bon je ne vous dit pas tout, puisqu’après il faut quand même réserver un terrain pour jouer au foot. En l’occurrence, pour un demi-terrain synthétique, cela revient à 200 pesos. Etant donné que nous étions 18 joueurs, cela revient à 10 pesos chacun, más o menos.

Après avoir présenté la scène, j’en viens à l’action. Comment dire… Je vais poser un calcul très simple :

2 ans sans sport régulier + 30°c + exposition plein soleil + 2000 mètres d’altitude = MORT IMMINENTE

Ce fut trèèès dur, mais quel bonheur de toucher le ballon. J’ai même déjà un surnom tout à fait original : “El Francés”.

Du coup, je remets ça la semaine prochaine. Qui l’eut cru? Se lever un samedi matin à 9 heures, après deux soirée consécutives, pour courir derrière un ballon. Je croyais que c’était plus de mon âge.

Comme quoi, le Mexique, ça change un homme.

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Vu devant la fac…

Quand on vous dit que c’est High School Musical ici…

Si la vidéo ne fonctionne pas, cliquez ici.

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Réponse à la devinette du jour

Il est temps de donner la réponse à la question qui a déchaîné la passion populaire. Et nous avons des gagnants !

En effet, l’artiste français(e) connue de l’étudiant mexicain moyen est… Alizée.

Montage de l’autre monde

Pour les gens qui ne la connaitraient pas (autant dire toute personne n’étant pas née entre 1985 et 1995), Alizée a participé à l’émission Graines de star, diffusée sur M6 en 2000. Repérée par Mylène Farmer, elle sort un single quelques mois après l’émission, qui restera son plus “grand succès” : Moi… Lolita. A 16 ans, elle sort son premier album, en suivant la mode des adolescentes de l’époque, comme Britney Spears. Entre 2000 et 2003, elle connait donc beaucoup de succès, avant de disparaître pendant trois ans.

Son album Psychédélices, sorti en 2008, fait un énorme flop en France, mais obtient le disque d’or dans un pays étranger… Le Mexique (à tel point que, sur sa page Wikipédia, cette période de sa vie soit intitulée 2007-2009 : Retour avec Psychédélices, et succès mexicain). Universal a d’ailleurs consacré son best-of uniquement au marché mexicain. Sa tournée cartonne au Mexique, mais ses dates à Paris sont annulées.

Point d’orgue de son parcours mexicain : en 2008, elle reçoit le titre de “Meilleure artiste pop internationale” au Luna’s Awards, devant Gwen Stefani et Avril Lavigne (?!)

Pour revenir sur les réponses obtenues, je vous avoue que les mexicains connaissent aussi d’autres français, comme Stromaé, David Guetta ou Martin Solveig. Mais, lorsque l’on dit que l’on est français, tout le monde nous demande : “Oh, tou couné Alizée?”

Après tout, pourquoi pas, c’est toujours meilleur que José Julian.

Et donc, comme promis, un chaleureux bravo à AnneSo et Nicolas, qui ont repoussé les limites de l’imagination pour trouver cette réponse, même si je les soupçonne d’être d’ultimes fans d’Alizée.

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La Minute Culturelle : l’Indépendance

Ce soir, nous fêtons les 190 ans de l’Indépendance du Mexique. Et avant de partir fêter ça, un petit cours d’histoire s’impose…

Au départ, les terres appartenant aujourd’hui au Mexique étaient occupées par de nombreux peuples indigènes. Mais, en 1111, un groupes de chichimecas, venus d’un lieu mythique d’Amérique du Sud appelé Aztlán (d’où l’appellation “aztèques”) ont soumis ces peuples. La domination des aztèques a réduit petit à petit les peuples indigènes, et quand les espagnols arrivèrent, la plupart avaient disparus. C’est donc Hernán Cortés qui conquit Tenochtitlan, la capitale de l’empire aztèque avant de soumettre totalement les indigènes, en 1521. C’est ainsi qu’est née la Nouvelle-Espagne.

Pendant les 300 ans qu’a duré la domination espagnole,  les colons ont pratiqué une large évangélisation, jusqu’à ce qu’apparaisse un “métissage” entre cultures espagnole et sudaméricaine.

Mais les criollos, fils d’espagnols nés au Mexique finirent par réclamer l’Indépendance, car ceux-ci n’avaient pas accès au pouvoir. Cela donna le signal de départ à la Guerre d’Indépendance. L’Espagne, affaiblie par l’invasion de Napoléon n’a pas pu réagir face à la montée de la “mexicanité”, provoquée en partie par l’influence des Etats-Unis qui s’étaient récemment détachés de la domination anglaise.

Le 15 septembre 1821, le Mexique devenait définitivement indépendant.