Carnets de voyage: Yucatán, Jour 8.

Chichen Itza m’a permis d’éclaircir le mystère énoncé dans l’article précédent. Ce n’est pas la pyramide d’Uxmal que j’imagine dans ma tête chaque fois que je pense aux mayas, mais bel et bien celle-ci. Et ce, pour deux raisons. C’est un symbole du Mexique ; je l’ai donc probablement déjà vue. Les vendeurs de t-shirts, à l’entrée, la considèrent même comme l’une des merveilles du monde. Malheureusement pour eux, l’UNESCO n’est pas du même avis. La deuxième raison, et j’en reviens finalement à Tintin, c’est que Hergé s’est inspiré de Chichen Itza pour représenter sa pyramide pour Tintin et les Picaros, bien qu’il l’ait dessiné plus haute et moins large que la vraie. Bref.

Le résultat est vraiment impressionnant, et le serait même plus le jour de l’equinoxe d’automne, puisque chaque 21 septembre, la position du soleil permet un jeu d’ombres et de lumières faisant apparaître la forme d’un serpent descendant le long des escaliers de la pyramide. Pas de chance, on est le 29 décembre.

A part cette pyramide, il faut bien avouer que le reste du site est relativement quelconque par rapport à ceux qu’on a eu la chance de visiter (notamment Palenque), et il est vraiment regrettable de ne pouvoir monter sur aucune pyramide, pour avoir une vue aérienne qui pourrait être plutôt cool. Mais bizarrement, ce site restera comme mon préféré (au moins jusqu’à demain !), parce qu’il se dégage quelque chose de différent. L’espace est très grand, avec beaucoup d’ombre, les pelouses m’ont rappelé le Pâquier d’Annecy, et il y a énormément de stands où des mayas vendent des pièces d’artisanat local. Bizarrement, ils ne sont pas chiants du tout, au contraire des sites chiapanecos, et on se prend même à négocier avec eux en rigolant. Vraiment agréable. Enfin, ils restent avant tout mexicains : « Tu parles espagnol, c’est moins cher… Si tu parles maya, c’est gratuit ! ». Et même sans ça, la pyramide vaut le coup d’œil.

Après la visite, place à la détente : nous nous rendons au cenote d’Ik Khil, puits de 50m de profondeur au fond duquel on peut se baigner. Beaucoup plus aménagé que le Puente de Dios, à la Huasteca Potosina, il a un peu moins de charme mais l’effet reste quand même impressionnant. Lorsque tu es dans l’eau, que tu lèves la tête et que tu vois le soleil 50 mètres plus haut, et que des lianes descendent de la surface jusqu’à l’eau, accompagnant la chute de petites cascades, ça fait vraiment rêver ! Incontournable pour clôturer le passage à Chichen…

Et en plus, y avait personne ! Super cool !

Quentin

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