Carnets de voyage: Campeche, Jour 5.

Aujourd’hui, changement d’Etat. On quitte Chiapas pour rejoindre Campeche, en passant par Tabasco. Ouais, je sais… Tabasco. Comme la sauce. Plutôt marrant. C’est donc l’occasion pour moi de conclure rapidement sur mon sentiment à propos de Chiapas. A vrai dire, je m’attendais à mieux. Beaucoup de mexicains m’avaient prévenu : “Chiapas est le plus bel Etat du pays, tu vas adorer!” ou encore “Le top du top!”. C’est vrai que c’est magnifique, rien à dire. Mais, et j’y reviens pour la troisième fois déjà, il y a ce malaise : ces gens sont pour la grande majorité ultra-pauvres, et le fait de passer au milieu de leurs “villages” en prenant des photos est pour moi plutôt malsain. Mais c’est tellement beau qu’on ne peut que faire notre travail de touriste jusqu’au bout. Et il y a cette sensation, peut-être légèrement paranoïaque de ma part, que l’on est pas le bienvenu. Alors oui, Chiapas est sans aucun doute l’un des Etats les plus beaux du pays, mais il n’est l’endroit que j’ai préféré depuis mon arrivée.

D’ailleurs, la différence entre Chiapas et Campeche est assez frappante. Dans le fond comme dans la forme, je dirais. Le paysage est carrément opposé. On passe de la route de montagne en pleine jungle à la ligne droite le long du Golfe du Mexique et ses palmiers, et oh! miracle, nous avons pu manger un repas entier sans qu’un petit mexicain vienne sangloter à notre table pour qu’on lui achète des chapelets. Le niveau de vie est donc plus élevé, et c’est tout l’atmosphère qui s’en retrouve changé. Le décor est également moins oppressant : si la jungle chiapaneca est magnifique, la mer donne une impression de liberté et permet de respirer un bon coup. Manque de chance pour nous, dès notre arrivée dans la région, nous avons trouvé un bout de plage totalement solitaire, et grand classique, nous nous sommes dit : “on trouvera plus beau, on repart!”. Résultat, plus de plage jusqu’à la ville de Campeche, notre point d’arrivée. Perdu.

Campeche est d’ailleurs une très belle surprise. Toute petite ville de bord de mer, est classé au patrimoine mondial de l’humanité. Rien que ça. Le centre historique a de sérieux airs de DisneyLand, sans les attractions (ni Tic et Tac, ces deux psychopathes qui me suivaient partout…). Les maisons sont très colorées, comme partout au Mexique, me direz vous. Oui et non, parce que l’étroitesse des rues donne une impression bien différente, et dans la plupart des villes, on retrouve une certaine homogénéité. Ici non. Du bleu, du vert, du rouge, du orange, du jaune. Les petits trains touristiques y sont aussi pour beaucoup dans la comparaison avec Disney. Et de nuit, comme pour beaucoup de villes de ce type, c’est encore mieux. Avec une mention spéciale à la cathédrale. Dommage que mon appareil ait décidé de prendre des photos de merde à notre arrivée ici, le résultat est un peu bâclé…

Demain, on retourne faire un coucou aux mayas. Et au Golfe du Mexique. Cool, Raoul.

Quentin

3 Responses to “Carnets de voyage: Campeche, Jour 5.”

  1. super mamie S. dit:

    sympa cette journée … la ville de Campeche m’aurait bien plue !… Campeche d’y aller ?

  2. Mami CL dit:

    La distance! Super Mamie S!!!
    Mais ,c’est vrai ,cette ville donne envie de voir!!!

  3. Siebmanb dit:

    Mais dis moi comment tu choppes le net dans ces endroits ?

Commenter