Carnets de voyage: Chiapas, Jour 2.

Pour ce deuxième jour, nous restons à San Cristobal et ses environs. Au programme, le marché de S.C. et la visite de deux villages réputés : San Juan de Chomula et Zincantan. Ce deuxième jour est également l’occasion de nous rendre compte de certaines choses. Chiapas est une région pauvre. Quand tu es touriste, tu ne passes donc pas à travers. Et là, il y a malaise.

Il se trouve que la ville de San Cristobal est absolument magnifique et les gens y sont vraiment agréables. Ils se rendent parfaitement compte que tu n’es pas d’ici, mais le “traitement de faveur” s’arrête à des prix un peu élevés au marché. C’est de bonne guerre. Par contre, dans les villages cités ci-dessus, c’est tout autre chose. L’accès à la ville est payant. Et la manière n’est pas très agréable. Quand tu arrives, trois enfants se jettent devant la voiture. L’un te réclame les 20 pesos de l’entrée, pendant qu’un autre offre ses services pour te faire visiter tout en essayant de te vendre un pog que l’on peut trouver dans n’importe quel paquet de chips. Enfin, le troisième colle son nez à la vitre arrière pour voir les sacs que tu trimballes. Discret et super agréable. Et quand le tourisme devient aussi malsain, ça ne laisse vraiment aucune envie de rester. L’impression de ne pas être bienvenus (par ailleurs compréhensible) nous pousse à faire demi-tour après quelques minutes à tourner dans le “centre” où l’on a finalement rien trouvé à voir de si particulier.

Non, vraiment, si je peux conseiller quelque chose aux français qui envisagent de passer quelques jours dans la région, voici ce que serait : si vous voulez vraiment voir ce qu’on appelle “le Mexique profond”, le marché de San Cristobal est largement suffisant. Après quelques stands bien touristiques constitués d’ambre (Chiapas est troisième producteur mondial) vraie ou fausse, et de fringues artisanales mayas, le vrai marché commence. Comme un air de zouk, avec de tout, y compris de la bouffe typiquement mexicaine (mais toujours pas de sauterelles grillées !). Les allées paraissent interminables, mais bizarrement, on a toujours l’impression de savoir exactement où l’on est. Et ici, pas de touristes. A part toi, bien sûr.

Le reste de la ville, c’est aussi du tout bon et a un sérieux air de San Miguel de Allende. Des murs de toutes les couleurs, un cocktail purement mexicain, mais le charme fait mouche à chaque fois. Après, je sens que ma plume devient super chiante. Le style “Agence de voyages” ne me réussit pas trop je crois. Je vais donc me contenter de photos, parce qu’on n’a encore rien trouvé de plus efficace.

Le temple, sur les hauteurs de S.C. Comme un air de film américain.

L’église Santo Domingo. Selon un guide de voyage, “on peut rester des heures perdu devant ses gravures.”

Des heures, je sais pas, mais c’est vrai que c’est beau.

L’escalier menant au temple.

La cathédrale.

Sinon, à S.C., il y aussi le musée de l’ambre. Pour les gens (comme moi) qui ont un peu de mal avec les musées, rassurez-vous, il n’est constitué que d’une salle. A l’entrée, on peut même vous donner un résumé en français de l’histoire de l’ambre à Chiapas. Et en plus, on vous apprend à différencier la vraie ambre de la fausse. Donc, il est plutôt habile de venir faire un tour au musée avant d’aller au marché. Sinon, c’est l’occasion de voir des pièces d’ambre plutôt cool dans le genre :

Demain, on prend la direction de la ville de Palenque, pour y passer Noël. Avec un arrêt qui devait me rappeler vaguement un week-end à la Huasteca… Prochain épisode, dans 24 heures.

[insérer ici une formule de politesse finale]

Quentin

2 Responses to “Carnets de voyage: Chiapas, Jour 2.”

  1. Mami CL dit:

    Oh! ça craint…..pour certaines visites!!!
    Marie ,fan d’ambre aimerait ce musée!
    BON NOEL à vous 3!!!

  2. Siebmanb dit:

    Ça me fait trop bizarre de vous savoir tous ensemble ! Gros bisous plein d’amour et joyeux Noël.

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