20 ans au Mexique: Naissance d’un Sancho

Ce mardi 15 novembre, je fêtais mes 20 ans. Une journée toujours particulière, et peut-être un peu plus quand tu entres dans une nouvelle décennie à l’autre bout du monde. Et tout a commencé de manière très un peu bizarre, en cours de Sentido de la vida. Bien entendu, Maëlle, qui sent toujours ce genre de coups foireux n’a pas manqué de faire remarquer à haute voix au prof que c’était mon anniversaire. Celui-ci m’a alors demandé de me lever, de venir au tableau, pour que chacun des élèves de la classe vienne me faire un câlin. Nous sommes plus de trente dans cette classe. Le temps a été très long. D’autant plus que pendant que j’enchaînais les accolades, Maëlle ne se relâchait pas et était en train de persuader la maya autiste et peut-être schizophrène de la classe pour qu’elle aussi obtienne son câlin. Elle y a donc eu droit.

Le suite de la journée s’est finalement passé plutôt normalement : j’avais le droit à un hamburger gratuit chez Rockstar Burger, le meilleur restaurant de hamburgers du coin. Finalement je n’ai pas pu bénéficier de l’offre, puisque “ça ne marche que si vous êtes au moins six”. Evidemment.

Maëlle avait prévu d’inviter tous nos meilleurs amis mexicains et francophones pour une présoirée à l’appart’, nous sommes donc allés faire quelques courses. Le temps de croiser des fusils et Chelito Delgado. Et en rentrant, j’ai eu la surprise de retrouver ma chambre pleine de confettis, un immense message d’anniversaire et un cadeau sur mon lit. Une chemise à carreaux, base n°1 de mon style vestimentaire. Premier cadeau, finalement le plus normal. Patience.

Le soir arrive enfin, nous sortons de cours à 21 heures (NORMAL), et nous retrouvons donc nos amis à l’appart. Programme très simple, très mexicain: bière, chips, tequila. Vient aussi le temps des cadeaux. Moune m’offre une trop belle peinture faite par lui-même, Lisa un t-shirt Tortues Ninja (les t-shirts ringards, base n°2 de mon style vestimentaire) et Maëlle me tend alors SES cadeaux. Une vague d’angoisse m’envahit. Je la connais trop bien pour me réjouir. J’ouvre le premier et trouve…. un chapeau de cow-boy, blanc*. Très dur, mais bien joué, il faut le reconnaître. Mais le plus dur est encore à venir, puisque Maëlle me tend un deuxième carton, contenant… des santiags. En cuir et peau de vache. Blanches. Horriiiiibles. J’ai désormais tout à disposition pour devenir un véritable Sancho.

Presque un Sancho, ne manque que la moustache.

Je n’ai jamais vu cette femme, derrière cet homme, qui n’est d’ailleurs absolument pas moi.

Et c’est alors que, même si je suis tout à fait sobre, je m’auto-lance le défi suivant : “Jeudi, je viens en cours habillé en Sancho.” Histoire de remettre un coup à la Sancho Lista.  La soirée se poursuit, et vient l’heure du gâteau. Suivant la tradition mexicaine, je mords dedans avant de le couper, histoire de me faire avoir comme un bleu et me retrouver la gueule écrasée dedans.

Minuit arrive, le voisin du dessous aussi pour nous dire de dégager ou la fermer. Nous choisissons la première option, direction La Cantinita, un bar avec concerts plutôt sympa. On m’offre alors un gros ballon d’anniversaire et une bouteille de tequila. Histoire de finir tranquillement cette soirée avec “la famille mexicaine”, que je vais vous présenter :

Los Sanchos représentent toujours au Mexique

Rodrigo “el culero”

Luisito et un tacos (il me manque déjà)

Marianita

Moune “le blédard” (il rend toutes les photos floues, impossible de faire la mise au point!)

Lisa

Zurdo

Kena “la perra”

Leo “hijo de mayas”

Gracias weyes !

Quentin

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* je sollicite l’avis, et la tolérance des lecteurs de ce blog à propos de la Sancho Lista. Il s’avère que l’article 2 de notre chère liste est “acheter un sombrero”. Seulement, nous n’avons jamais vu de mexicain portant un sombrero dans la rue. Cependant, tout bon vieux mexicain qui se respecte, portant santiags et moustache, porte également un chapeau de cow-boy, qu’ils appellent également “sombrero”. Je pense donc que l’achat de ce chapeau devrait suffire à considéré comme réalisé l’article 2. Non?

2 Responses to “20 ans au Mexique: Naissance d’un Sancho”

  1. El Padre de la Santa Muerte dit:

    Eh bien ça, c’est de l’anniversaire !!! Tu n’aurais pas un petit air de Jim Carrey avec ta barbe naissante ? Après Clint Eastwood, c’est Hollywood qui s’ouvre à toi !
    T’y es bô, mon fils. (à lire avec l’accent du sentier)

  2. Mami CL dit:

    Tu as fêté dignement tes 20 ans!!!!!
    D’accord pour le sombrero,comme dans la chanson: Un mexicain basané éééé! un sombrero sur le nez ééééé!

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