Voyage à Six Flags : 2ème partie

Après avoir passé un coucou à Notre-Dame de Guadalupe (voir un peu plus bas), nous sommes donc remontés en voiture, pour (enfin) prendre la direction de Six Flags. A peine arrivés, aux alentours de 11 heures, nous voilà déjà retombés en enfance. Ça marche à tous les coups avec les parcs d’attractions, n’importe quelle personne, quelle que soit son âge, se retrouve avec l’âge mental d’un gosse de 8 ans à partir du moment-même où il passe le tourniquet à l’entrée.

Mais avec Six Flags, c’est quand même une autre sensation qu’à Walibi. Pas la même taille, pas le même standing. On est beaucoup plus proche de DisneyLand, puisque si Disney recréée l’univers de tous ces dessins animés, Six Flags a tout de même le mérite d’avoir pour “mascottes” les Looney Tunes et quelques super-héros : Superman, Batman, Wonderwoman, Green Lantern ou Van Helsing. Et du coup, même si Disney reste à part, Six Flags est quand même plus adapté à des jeunes de notre âge.

L’un des grands soulagements de cette sortie à México a été que (presque) tous nos amis adorent, comme nous, les attractions “à adrénaline”. Si j’étais un connard, je dirais qu’heureusement il y avait les deux amis d’amis qui n’aiment pas et qui te permettent de ne pas te trimballer ton sac dans la queue, mais je suis un mec plutôt cool, je le dis pas.

Parmi les attractions plus folles que j’ai fait de ma vie, il y a donc :

Boomerang


Bizarrement, le Boomerang, je le connaissais déjà. Il s’avère que c’est exactement le même, au boulon près, que le Boomerang de Walibi Rhône-Alpes (la raison est d’ailleurs toute simple : Walibi appartient à Six Flags). Pour ceux qui ne connaissent pas, le Boomerang est le grand huit le plus simple du monde, avec un looping et une petite vrille seulement, mais pourtant hyper efficace, pour la simple et bonne raison qu’une fois que tu as terminé le tour, tu repars pour un deuxième… à l’envers. Par “à l’envers”, je ne veux pas dire la tête en bas” puisque tu y passe forcément, mais bel et bien dos au parcours. Tu ne sais donc pas quand arrivent les loopings, et ça c’est cool.

Kilahuea


Une fois n’est pas coutume, on est très proche d’un concept walibien, puisque le Kilahuea est presque comme le Totem Infernal, c’est-à-dire un grand poteau de 66 mètres de haut, au pied duquel est attachée une nacelle de 12 personnes, lesquelles sont alors envoyées en l’air. Deux différences avec Walibi :

1) Au lieu de se contenter de t’envoyer en l’air, te faire redescendre et te renvoyer un peu en l’air, le Kilahuea, une fois arrivés au sommet à la vitesse de quelques 100 km/h, te bloque quelques secondes, juste le temps de réaliser que tu es bloqué à 70 mètres de haut, les jambes dans le vide. Une fois que tu l’as réalisé, la nacelle lâche et entame une sacrée chute libre avant de te remonter, te redescendre, te remonter, te redescendre. Et te laisser pleurer.

2) Au sommet, au lieu d’avoir une vue sur les champs ardéchois, tu as droit à une vue (de nuit, dans notre cas) sur México. Autant dire qu’on en voit pas le bout. Complètement fou.

Medusa

Ça a été notre première attraction de la journée, histoire de faire un truc “tranquille pour commencer”. Sauf que c’était moins tranquille que prévu. Il se trouve que cette montagne russe, même si elle n’a pas de looping, est construite en bois, histoire de t’inspirer confiance. Tu as donc un peu les jambes tremblantes au moment d’entrer dans ton chariot, qui prend tranquillement de la vitesse, jusqu’à arriver à une pente… ou plutôt une chute. Le reste n’est donc qu’un enchaînement de descentes quasi-verticales et de remontées toutes aussi raides à très grande vitesse. Du très lourd.

Batman : The Ride

Un grand-huit relativement plus long que la moyenne, avec de nombreux loopings et vrilles, qui a pour particularité de ne pas faire voyager les gens en “petit train”, comme les autres. Ici, les rails sont situés au-dessus de ta tête, et tes jambes pendent dans le vide. Top.

Superman : Ultimate Escape


On m’a appris à toujours garder le meilleur pour la fin. Et si ça marche avec les légumes, ça marche avec les manèges. Le Superman est donc pour moi le meilleur de Six Flags. Comme le Medusa, pas de looping. Sauf que, pour combler ça, la plus haute montée t’emmène à 67 mètres, soit le point culminant du parc, et après une montée, il faut bien entendu… une descente. Très raide. Très longue. Assez raide et assez longue pour te propulser à 120km/h sur le reste du parcours. Le “kiff ultime”, comme disent les jeunes.

Dans mon article précédent, je vous ai dit que pour certains, notre passage chez la Vierge Guadalupe aurait eu une grande importance sur le déroulement de notre journée. J’y viens tout de suite.

Nous avions rendez-vous à 20h sur le parking pour repartir vers León. A 19h45, alors que nous disposions de pass pour doubler la majorité de la queue, nous décidons d’aller faire un dernier tour au Superman. Alors que nous arrivons au bout de la queue, Maëlle et une amie arrivent, et étant donné qu’elles sont quelques rangs derrière nous, Kena et moi laissons passer deux personnes devant nous. Dont un homme qui restera gravé dans notre mémoire comme “l’Homme en bleu”, allez savoir pourquoi. Toujours est-il que l’Homme en bleu monte à bord et le train part. Quelques minutes plus tard, les grilles ne s’ouvrent toujours pas alors qu’un deuxième train nous attend.

Les minutes passent. Les gens commencent à gueuler. Un technicien parle dans le micro. Personne ne comprend rien. Les gens gueulent plus fort. Le technicien reparle dans le micro. On comprend toujours rien. On décide d’y aller, parce qu’il est 20h12 et qu’on a rendez-vous à 20h, faudrait pas qu’on soit en retard (si tu as rendez-vous à 20h au Mexique, tu n’es pas en retard à 20h12).

Alors que nous faisons le chemin inverse, nous nous retournons et voyons, au point culminant du parc, c’est-à-dire au sommet de la montée du Superman, le train bloqué, la moitié côté montée, la moitié côté descente. Avec l’Homme en bleu à bord. Juste le temps de l’imaginer nous insulter, nous qui devions être à sa place, et nous voilà repartis direction le parking. En remerciant la Chance. Ou le Destin. Ou Notre-Dame de Guadalupe.

Quentin

3 Responses to “Voyage à Six Flags : 2ème partie”

  1. Anne dit:

    Bravo pour ce récit ! Un régal.
    J’aurais pu venir avec vous et j’aurais gardé les sacs.

  2. Grand-maman S dit:

    Super ! On s’y croirait … La foire Saint Romain (en ce moment à Rouen) est ridicule … Mais j’ose pas imaginer être bloquée en haut de cette attraction !

  3. Siebmanb dit:

    Il avait qu’à pas faire le malin aussi ce mec en bleu !

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