Le Sanatorium, Hospital de terror

Ce vendredi soir, nous sommes allés tester la sensation de León ce mois-ci : le Sanatorium, une maison hantée prenant la forme d’un hôpital désaffecté occupé par des zombies.

Sincèrement, la première pensée qui te vient à l’esprit quand tu t’insères dans la queue, est très française : “3 heures d’attentes pour 10 minutes de passage, ça a intérêt à être bien”. Si seulement on avait su à ce moment que les 10 minutes de passage nous paraîtraient plus longue que l’attente en pleine nuit, dans le froid du parking…

Vous vous souvenez des maisons hantées de fête foraine? Mais si, celles où des fantômes en plastique sortaient du mur où vous passiez, et retournaient prendre leur place initiale en attendant les prochains enfants… Eh bien, vous pouvez oublier tout ce que vous saviez sur CES maisons hantées. Ici, nous ne sommes pas dans une fête foraine, et en plus… nous sommes au Mexique. Au moment d’entrer dans l’hôpital, on avait de nouveau 5 ans. Des gosses de 5 ans, avec une très grosse envie de pisser.

Bon, venons-en au concept. A l’entrée, on t’installe par groupe dans ce qui semble être la salle d’attente de l’hôpital, plongée dans l’obscurité, des traces de sang dégoulinant du mur. Une alarme se déclenche, et on entend une voix féminine qui nous annonce qu’un virus a ravagé l’hôpital, qu’on va se retrouver entouré de zombies, et que si on est une femme enceinte on ferait mieux de sortir, cette activité n’étant pas pour nous. Bref, on plante le décor. On nous demande alors de regarder sous nos sièges, où chacun trouve une toute petite lampe de poche. C’est alors qu’on nous pousse hors de la salle d’attente.

C’est à peu près à ce moment que, comme lorsque tu vas voir un film d’horreur seul au cinéma, tu te demandes pourquoi tu es si con et pourquoi tu n’es pas resté tranquillement chez toi, à zapper sur les chaînes de télénovelas. Le décor est vraiment horrible. Il fait noir, mais pas trop : juste assez pour distinguer les contours des couloirs, des salles de consultations, les lits renversés et les traces de sang, mais juste un peu trop pour que tu sois obligé de bouger ta lampe torche dans tous les sens, à la recherche de l’issue la plus proche. Bien sûr, un faisceau lumineux dans l’obscurité, c’est visible, surtout lorsque l’espace est rempli d’une brume épaisse. Et ces putes de zombies, ils en profitent alors pour se jeter devant toi, surgir d’un trou dans le mur ou se mettre à courir derrière toi, en poussant des cris… de zombie. Et là, ta première réaction est simple : tu cries, tu les insultes, tu cours pour éviter qu’il te contamine, mais tu ralentis très vite, parce que tu sens l’arnaque et tu connais le proverbe “un zombie peut en cacher un autre”.

Du coup, tu te retrouves vite le cul entre deux chaises : soit tu cours très vite sans t’arrêter, soit tu marches très doucement en tu disant que tu seras moins surpris en en voyant un surgir. Et comme tu ne sais pas quoi faire, tu réussis un joli mélange des deux, qui rend l’expérience encore plus effrayante.

A un moment, tu te retrouves dehors. Comme le temps te paraît long, tu te dis “génial, c’est fini!”… jusqu’à ce que tu tournes la tête pour voir une infirmière avec un trou ensanglanté en plein milieu du visage, marchant vers toi en traînant une scie. Perdu. Du coup, tu cours, tu montes des escaliers, tu te retrouves dans un gymnase où un homme se tient droit, sans bouger à 15 mètres de toi. Tu sais ce qui va se passer, mais tu peux pas t’empêcher de gueuler quand il se met à courir vers toi et à se jeter sur le grillage qui te sépare de lui. Du coup… tu te remets à courir.

Finalement, après ce qui te paraît être une semaine passée dans le film 28 semaines plus tard, tu finis par atteindre la sortie, et tu peux enfin lâcher un “Pfiouu” accompagné d’un rire nerveux. Le tout en te disant que le teaser ci-dessous ne faisait pas partie de ces bandes-annonces qui te proposent un film bien meilleur que ce qu’il est en réalité.

Quentin

7 Responses to “Le Sanatorium, Hospital de terror”

  1. El padre de la Santa Muerte dit:

    Madre de dios…!

  2. M'man dit:

    ça ne fait pas envie …

  3. baptiste dit:

    Tient, ça me fait penser, j’ai vu y a pas longtemps un film pas trop mal sur le sujet : “Zombieland”, avec le dude qui joue le rôle de mark zuckerberg dans le film sur facebook, et sur tout un grand Bill Murray…
    Bref bien débile, mais bien zombie ; à voir à l’occaze.

  4. Mami CL dit:

    Ce n’est vraiment pas pour moi!!!

  5. Siebmanb dit:

    Ça a l’air tellement flippant !!! Y’a des filles qui ont pleuré ? :p

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