Les Oscars 2012 : pleins feux sur un “problème” mexicain

Alors voilà, les Oscars sont passés depuis quelques joueurs. Bon, je ne vais pas revenir sur les résultats, ce serait salaud de rappeler que The Artist a fait sa fête à tout le monde, parce que chacun se fait son opinion. The Artist méritait-il tant d’Oscars ? Est-ce normal de récompenser un film muet en noir et blanc en 2012 ? A vrai dire, je n’en ai absolument rien à foutre. Un Oscar, ça ne se joue pas, ça se gagne, et si on m’avait dit que Loulou, Brice de Nice, Hubert Bonisseur de la Bath ou encore Lucky Luke gagnerait un Academy Award, je n’y aurais pas vraiment cru.

Bref, LosSanchos.fr, c’est pas vraiment le lieu idéal pour parler de cinéma, alors je vais parler sociologie. Ehh, oui. Comme je vous l’ai dit il y a quelques jours, outre la présence de Dujardin dans la catégorie “meilleur acteur”, il y avait aussi un acteur mexicain, Demian Bichir, nominé pour sa grande prestation dans le film (que je n’ai pas vu) A better life. Ah, au fait, Demian Bichir, c’est lui (à la droite de Clooney, à gauche je ne saurais vous dire) :

J’ai donc regardé la cérémonie, avec le traditionnel tapis rouge quelques minutes avant, l’occasion de me rendre compte que Demian était représentatif de son peuple. Je m’explique. Chaque personnalité a apparemment le droit de venir accompagné d’une personne à la cérémonie. Alors que 99.9% des invités viennent accompagnés de leur femme ou de leur “autre femme”, Bichir est venu accompagné… de sa mère.

Rien d’étonnant à cela, si l’on considère qu’une confortable majorité de mexicains vivent avec leur mère jusqu’à s’installer avec leur femme. Ce qui est en France absolument inconcevable, vu comme les parents nous dégagent à coups de pied au cul dès qu’on obtient (avec brio) notre Bac. La preuve ultime : le film Tanguy nous fait bien marrer. La réaction des mexicains à la vue de Tanguy serait probablement la suivante : “Pourquoi?”

Voilà, pour le coup, j’ai pas vraiment de chute. Bisous.

Quentin

One Response to “Les Oscars 2012 : pleins feux sur un “problème” mexicain”

  1. Siebmanb dit:

    Je crois que c’est que chez les Siebman qu’on se fait virer à coup de pied au cul :)

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