Le contraste des salles de ciné mexicaines

Hier soir, je suis allé voir Hugo Cabret. Enfin, je suis allé voir La Invención de Hugo Cabret. Eh oui, il se trouve que les mexicains ne peuvent pas s’empêcher de traduire tous les titres de films. Tous. Bien sûr, en France, on n’est pas vraiment meilleurs, puisque Hugo Cabret s’appelle en fait Hugo. Mais, parfois, on s’abstient. Les mexicains, non. Surtout quand on prend en compte le fait qu’Hugo Cabret n’a absolument rien inventé dans le film, ça devient franchement relou.

Bien sûr, il y a beaucoup de choses à dire sur ce film. Favori aux Oscar avec 11 nominations. Les mérite-t-il? Oui. Est-ce un bon film? Il est excellent. Mais c’est avant tout une déclaration d’amour au cinéma et à ses débuts, en particulier à George Méliès. Alors, je souhaiterais remercier l’Université de León et mes cours de cinéma commencés il y a un mois, parce que même si je connaissais George Méliès et son Voyage dans la lune, Marty Scorsese va plus loin dans l’exploration en nous présentant le tout premier film de l’histoire, L’arrivée d’un train en gare des frères Lumière, accompagné de son anecdote cocasse; la peur qui a pris les spectateurs en voyant arriver le train vers eux. On y retrouve une image de The Great Train Robbery et plein d’autres que je n’ai pas vu.

Tout ça pour dire que j’ai été enchanté par ce film, et qu’apparemment j’avais une tête d’enfant de cinq ans pendant deux heures. Et puis ça fait plaisir de voir des acteurs qu’on adore et qu’on voit pas si souvent, comme Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Chloe Grace Moretz ou Christopher Lee…

Enfin, aussi bon que soit ce film, un seul élément devrait le disqualifier d’office pour les Oscar, Golden Globes et compagnie. En effet, son générique de fin (international, je vous rappelle que je vis au Mexique) est interprété par :

Impardonnable.

Cela étant dit, le ciné, ce n’est pas vraiment mon domaine de prédilection, beaucoup en parlent mieux que moi. Surtout eux.

Si j’écris cet article aujourd’hui, c’est parce que je viens de réaliser un contraste assez saisissant. En France, les gens sont (globalement) ponctuels, que ce soit pour leur travail, leurs rendez-vous etc. Par contre, les séances de ciné, et j’entends par là les bandes-annonces et diverses pubs ringardes, débutent toujours avec 10 à 15 minutes de retard. Au Mexique, dire que c’est le contraire serait minimiser le phénomène. Comment dire… Pour un rendez-vous de travail avec des “camarades” de l’Université, il arrive très régulièrement que certains arrivent avec une, voire deux heures de retard. S’ils arrivent. Une arrivée théâtrale régulièrement ponctuée d’un dramatique “Salut, ça va?”. Par contre, j’ai pénétré hier dans la salle obscure à 19h44, soit une minute avant l’heure de projection. La salle portait alors parfaitement son nom, puisque les bandes annonces avaient déjà commencé. Surtout que les bandes-annonces, c’est quand même la base. Ce pour quoi on paye le ticket, soyons honnêtes.

Au cours du film, j’ai également réalisé que c’était le 4ème film se déroulant à Paris que je voyais depuis mon arrivée au Mexique, après Midnight in Paris, Tintin et Sherlock Holmes 2. Au passage, j’ai aussi vu Amélie Poulain et Ratatouille. L’occasion de me rendre compte que j’ai plus vu la capitale française depuis mon arrivée au Mexique qu’en 20 ans passé à quelques centaines de kilomètres de la Tour Eiffel. Habile.

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Quentin

2 Responses to “Le contraste des salles de ciné mexicaines”

  1. Mami CL dit:

    Tu as vraiment choisi la voie qui te convient!
    ça m’éblouit qu’on trouve tant de choses à dire à partir d’un film…..
    Bravo!

  2. Siebmanb dit:

    J’aurais pas parié un centime que ce film serait bien :)

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