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Définition de la vie mexicaine.

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique

La vie mexicaine est une succession d’actions totalement improbables.

Au Mexique nous avons appris à nous adapter, à apprécier chaque moment aussi “spécial” soit-il…Et cela est indispensable pour survivre dans le monde des sombreros et de la tequila!

Afin que vous compreniez mieux voici un petit aperçu de ce que nous vivons au quotidien.

CAS 1: Fiestas mexicaines

Apres plusieurs shooters de tequila entre amis et des chips piment/citron, nous nous rendons en boite de nuit. A notre grande surprise nous pouvons apercevoir un clown servant de la tequila (?!), des zombies (??), un personnage représentant le grand chanteur “José José” (d’après un mexicain, il parait qu’il est connu mondialement), un DJ avec une perruque de clown (oui oui ils adorent les clowns), un black avec un t-shirt Sénégal et des lunettes de soleil (en pleine nuit), des mariachis, un orchestre, des roumains qui vendent des fleurs…Si cela vous paraît étrange, dites vous qu’en plus de ça ils passent des playlists improbables (de david guetta à WMCY en passant par Julian Alvarez le fameux chanteur de very gouuuuud)…Rien à dire: ça c’est dla boite!

CAS 2: Baptême

Le lendemain, nous nous rendons au baptême de la fille d’un couple de notre classe où l’on a pu voir une camarade gothique apprendre à son fils de 2 ans (au Mexique on fait des enfants à 14 ans, pas vous?) le fameux “sign of the horns” ou signe “rock”. De plus, ce même baptême qui devait commencer à 14h, a en fait débuté à 16h soit deux heures plus tard. Pourquoi? “l’heure mexicaine” vous répondra-t-on.

CAS 3: Cours à l’Université

Les cours en France et au Mexique sont différents. TRÈS DIFFÉRENTS. Explication.

La classe commence. Certains élèves arrivent 30 minutes après (cela ne paraît pas offenser les profs), en classe de sens de la vie le professeur nous parle des lieux de la ville où se vendent les meilleurs tacos (concrètement…le rapport entre les tacos et le sens de la vie…?), en cours de marketing international on nous demande de rédiger un poème joyeux sur la mort, le professeur de radio me rackette deux pesos, une autre enseignante est appelée en plein cours par un directeur et toute la classe se met à crier : “ouuuuuuuuuuuuuuh” (comme à l’école primaire). Autres exemples; en pleine classe toujours, l’instituteur demande à deux élèves de danser sur des danses latines, un étudiant fait sécher sa chemise en l’accrochant au tableau, un camarade homosexuel habillé en travesti se frotte contre le prof (nous avons même aperçu son slip!) et de nombreux jeunes viennent en classe pour nous vendre des donuts et autres sucreries. Prenons maintenant le cas de notre cours le plus “sérieux” soit celui de communication organisationnelle. La classe se déroule normalement lorsque soudain, les haut parleurs de la fac diffusent la chanson actuelle “What the fuck?!”. Les élèves sortent et commencent à danser dans les couloirs. Un ami siffle une prof et lui dit qu’elle est sexy…Elle se retourne et lui tire la langue.

En effet, WHAT THE FUCK?

CAS 4: La calle – La rue:

Je pense que c’est dans la rue que nous apercevons les choses les plus improbables. Nous jouons d’ailleurs très souvent au jeu “ton père, ta mère”. Voici quelques exemples:

Un homme qui porte une table derrière son vélo, un bus qui veut nous écraser, des grands-pères en chapeau de cowboy, un blédard qui joue Diam’s au xylophone, un homme qui fait tourner un manège pour enfant à la main, un papy qui fait son footing sur une route à 5 voies, un enfant de 5 ans qui veut nous vendre des tacos, des familles qui fouillent les poubelles ensemble, des kékés écoutant du regaetton à fond dans leur voitures tunées, un homme qui nous accoste dans la rue pour nous expliquer qu’il se rend à son travail pour annuler son contrat (??), une femme qui veut nous vendre des recharges téléphoniques alors qu’elle travaille dans une bijouterie (mais POURQUOI?) et bien entendu un grand classique: une charrette tirée par deux chevaux qui se fait doubler par des voitures sur une route à 5 voies…True strory.

Voilà pourquoi nous nous posons souvent la question : “mais qu’est ce qu’on fait là?”. Mais bon, après tout ces bizarreries contribuent au charme Mexicain.

BONUS: Si vous trouvez un lien logique entre chacun des éléments cités, on vous offre un tacos.

De gauche à droite: Lisa, Zombie, Quentin, Maëlle et Moune le sénégalais.
Maëlle.
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Les mexicains et la sauce piquante

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique

C’est un fait connu de tous : les mexicains ne peuvent se passer de piment. Pas de piquant, pas de plaisir. Franchement, après un mois passé ici, je commence vraiment à comprendre pourquoi. Enfin, un peu. Il faut dire que je n’ai pas vraiment le choix, puisqu’ils mettent de la sauce piquante absolument partout.

Ma première rencontre avec un mélange exotique entre piment et autre chose s’appelle le caldo de oso. Rien qu’à l’évocation de ce nom, mon estomac pleure. C’est un savant mélange entre concombre, oignons, fromage râpé, citron et… sauce pimentée. Tout le monde a l’air d’adorer… Le désastre va bien plus loin, puisque quand on (ou plutôt Maëlle) commande des fruits, quels qu’ils soient, le vendeur nous demande si on veut un peu de piment avec.

La chose

Heureusement, notre seconde expérience a probablement été la grande découverte de ce début de séjour, et nous allons nous faire un plaisir de la ramener avec nous jusqu’en France : il s’avère que les mexicains, ajoutent par dessus leurs chips, une abondante coulée de sauce pimentée, avant d’enduire le tout de citron.

Ecrire cet article 2 heures avant de pouvoir manger n’était définitivement pas une bonne idée. Je crève la dalle et la vision d’une assiette de chips, sauce & citron me tue.

Toujours est-il que d’autres utilisations de la sauce piquante sont plus étonnantes.

Par exemple, au cinéma, on m’a demandé : “Je vous mets de la sauce piquante sur vos pop-corn?”

Alors oui, je sais, j’ai toujours dit que je détestais les gens qui mangeaient des pop-corn au cinéma, tout comme ceux qui mangeaient des Kit-Kat Ball ou des Malteser… Non mais vraiment, quelqu’un peut-il répondre pour moi à cette question toute simple : “Pourquoi, dans les cinémas, ne se vendent que les trucs qui font le plus de bruit du monde quand tu les mange?”

Bref, Le sujet majeur de ce billet est ailleurs… Oui, j’ai pris des pop-corn au cinéma, je sais. Oui, j’ai kiffé. Mais, la différence majeure est toute simple : la sauce piquante ramollit légèrement les pop-corn, ce qui les rend moins croquants. Et donc, on emmerde moins les voisins.

Quentin

C’est décidé en rentrant, je mets de la sauce piquante dans la tartiflette.
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El Cristo Rey

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique, Sur la route...
Vivre dans un pays étranger vous amène à faire des choses totalement improbables.

Pour illustrer cette phrase, je pense que notre sortie à Cristo Rey est toute indiquée.

Cette “Marche Juvénile” nous a été proposée par notre ami Zurdo. Il nous avait présenté cela comme un évènement rassemblant des dizaines de milliers de jeunes, se rendant un soir à la montagne pour faire la fête, marcher un peu jusqu’au sommet afin d’admirer le lever du soleil sur la montagne et le “Cristo Rey”, statue semblable au Corcovado de Rio (mais si, ce grand Jésus surplombant la ville).

De fait, cette description est plutôt fidèle, à l’exception de deux points. D’abord, la notion de “marcher un peu” ne doit pas être la même en France et au Mexique. Pour moi, “marcher un peu”, c’est “marcher une heure”. Pour eux… vous n’avez qu’à lire la suite de l’article. Le deuxième point, c’est que notre ami Zurdo a oublié de mentionner le caractère religieux de cette fête.

Enfin, passons au déroulement de la soirée, vous allez comprendre.

Aux alentours de minuit, nous avons retrouvé une trentaine de jeunes inscrits à la Marche, dans ce qui semblait être la maison de l’un d’eux. Autour d’un café, nous avons regardé trois court-métrages, dont l’utilité m’est encore inconnu. J’ai cru comprendre que chacun d’eux portait une morale très forte sur le sens de la vie. Une manière peut-être de réfléchir à notre rôle sur Terre, à ce que nous représentons face à Dieu, et tout et tout. Bref.

A une heure du matin est arrivé notre bus, qui nous a emmené au pied de la montagne. Arrivés là-bas, nous nous retrouvons face à une foule gigantesque, qui à vue d’oeil, devait atteindre les 20.000 jeunes, tous réunis autour d’une grande scène de concert, où pendant plus de trois heures se sont succédées le chansons religieuses, avec une ambiance de stade de foot, un soir de Clasico.

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3 heures de concert chrétien, c’est drôle, mais c’est long. Alors, on a décidé de se caler dans un coin, pour faire un petit somme. Mais bon, à 3h30 du matin, à plus de 2000 mètres d’altitude, la température avoisine à peu près les -150.000°C. Alors tant bien que mal, on s’est couverts, on s’est couché dans un coin et on a tenté de fermer les yeux. Avec toujours en fond sonore, des milliers de gens criant le nom du Pape ou de Jésus, comme ils acclameraient Léo Messi.

Avec Mary et Zurdo, avant d’aller dormir

Heureusement, L’heure fatidique est arrivée. A 5h30, après un ultime discours de Padre Miguel, tout ce beau petit s’est levé pour prendre la route. Et c’est là qu’intervient la notion mexicaine de “marcher un peu” : il nous a fallu 4 heures pour atteindre le sommet de la montagne et le grand Jésus. 4 heures de montée, dans le froid et pendant un certain temps dans la nuit. 4 heures, c’est long.

J’en suis venu à me faire la réflexion suivante : cette marche a un petit air de Tour de France, version Mexique. A plusieurs points stratégiques de la montée se trouvaient des petits stands où de braves mexicains distribuaient de l’eau et des boissons énergétiques, alors que quelques badauds (qui a osé inventé ce mot?) nous regardaient passer au bord de la route. Le côté “blédard” “mexicain” était assuré par des vendeurs de donuts, qui hurlaient que leurs donuts étaient bons, étaient chauds.

Mais le vrai intérêt de cette marche pour une personne athée comme moi, qui ne se sent pas plus proche de Dieu après avoir marché 4 heures dans le froid, a fait son apparition aux alentours de 7h30, quand le soleil s’est (enfin) décidé à se lever. La vue s’est alors avérée absolument magnifique…

A ce moment, et alors que l’on voyait le Cristo Rey, à quelques mètres au-dessus de nous, il nous a fallu pas moins d’une heure et demie pour l’atteindre, puisque, route de montagne oblige, on a dû tourner autour, au lieu de tirer tout droit jusqu’à lui par les escaliers, ce qui aurait été bien trop pratique.

A 9h30, enfin, nous voilà arrivés au Cristo Rey, et nous voyons des groupes de jeunes courir pour aller le rejoindre au plus vite… Normal. Une fois en-dessous, à le regarder depuis tout en bas, la réflexion qui nous vient à l’esprit est : “Tout ça pour ça?!”

Mais bon, tout compte fait, c’est vrai qu’il est plutôt impressionnant ce Jésus, même si, d’après Maëlle :

“Pff, il lui ressemble pas… Regarde son regard, c’est pas du tout le regard de Jésus !”

Une fois notre mission divine accomplie, le temps était enfin venu de redescendre de quelques mètres, pour aller profiter du petit village, monté de toute pièces pour l’occasion, et composé uniquement de stands de nourriture traditionnelle mexicaine. Autant dire un régal. Après quelques quesadillas, et avant de rejoindre notre bus, nous avons quand même trouvé le temps de faire une sieste en plein milieu de la rue. Encore une fois, normal.

Mais, ce qui reste pour moi le meilleur moment de cette journée, fut à notre retour à León après 3 heures de bus, quand Zurdo nous a invité à manger le molé, un plat mexicain proche du mafé, chez ses voisins. Nous nous sommes donc retrouvés en plein ghetto mexicain, avec des motos tunées, des enfants qui courent partout (dont un enfant de 5 ans qui m’a tchecké), dans une maison avec une bâche en guise de porte. Et nous, dans tout ça, savourant notre molé, en écoutant les anecdotes familiales sur les sérénades. Oui, les mexicains font la sérénade. Et ça, ça n’a pas de prix.

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Quand on vous dit que vivre dans un pays étranger vous amène à faire des choses totalement improbables.

Quentin

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Sancho Lista, Art. 1 : Croquer dans un piment

J’ai fini par réaliser le défi que je craignais le plus. Et le moins que je puisse dire, c’est qu’il s’est réalisé dans des conditions inattendues : à la mi-temps de León-Irapuato, un de mes amis m’a tendu un énorme piment, acheté à un des vendeurs de tortas qui circulent dans les tribunes pendant tout le match.

Il m’aura fallu une torta, de la bière et une glace pour revenir sur Terre. Je pense que le reste se passe de commentaires.

A noter, une nouvelle illustration de la gentillesse des mexicains : cette fille, qui m’a apporté sa propre bière pour éteindre le feu dans ma gorge…

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Mon prénom, mon problème…

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique, Les vidéos

Depuis que je suis arrivé au Mexique, tout va pour le mieux. A l’exception d’un tout petit problème…

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L’acte criminel du jour

L’un des gros points faibles du Mexique est pour l’instant, il faut bien l’avouer, la présence en nombre d’insectes en tout genre.

Il y en a partout, que ce soit dans la rue, dans les appartements, partout. Et si Dieu nous préserve pour l’instant des cucarachas, il nous a amené ce soir un $@#* de criquet de @$*#. Et bon, même si je les déteste au plus haut point, il a bien fallu que je fasse preuve de ma virilité face à la dame de la maison. Ce qui donne le meurtre du jour.

Jiminy avant

Jiminy après

Quentin.

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Sancho Lista, Art. 15 : Aller dans un McDo mexicain

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique

Face à la dure réalité d’un frigo vide, un dimanche soir à 22h30, nous avons été contraints de précipiter la réalisation de l’article 15 de la Sancho Lista, en nous rendant dans le McDonald’s le plus proche. Etant donné que le McDo de l’Université Lyon 3 a été pendant 2 ans notre deuxième maison (dédicace au Groupe du Fond), ce repas était particulièrement important. Un peu comme un point de passage de notre année.

Et c’est donc un point de passage réussi. Comme on pouvait s’y attendre, il y a certaines différences avec les McDo français.

Première surprise, plusieurs noms de sandwichs sont hispanisés, chose qui n’existe pas en France : si le Big Mac reste le Big Mac, le McChicken devient le McPollo.

Ensuite, il existe des sandwichs que nous n’avons pas la chance d’avoir en France : le McTrio Angus Premium (cf. photo) en est le meilleur exemple, puisque c’est le meilleur burger McDo que j’ai mangé jusqu’à maintenant. Autre exemple, testé et apprécié par Maëlle : le McFlurry Snickers.

Autre surprise, le packaging est exactement le même qu’en France. Les petits dessins sur le côté de la boîte sont exactement les mêmes, la typo également. Si quelqu’un a déjà mangé dans un McDo aux USA, j’aimerais bien savoir ce qu’il se fait là-bas. Tout ça dans un intérêt purement professionnel, en tant que spécialiste en communication et marketing. Hum.

Enfin, pour ce qui est de la taille des menus, je pense qu’ils sont relativement plus gros, pour un prix bien plus bas. Ça fait plaisir.

Voilà, après avoir fait une analyse comparative complète et argumentée sur le McDonald’s français et mexicain, je pense que je vais commencer à me poser de sérieuses questions existentielles à propos mon rôle sur Terre. Ça tombe bien, demain j’ai cours de Sens de la vie.

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Samedi, Día del fútbol

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique

Je l’avais promis, j’ai tenu parole !
Après deux ans de McDo et de bière, j’avais parié que je reprendrais le foot ici, au Mexique. Et si je ne me suis pas inscrit pour y jouer à la fac, j’ai trouvé le plan idéal : la Deportiva del Estado.

La Deportiva est un immense complexe sportif au coeur de la ville, où l’on peut trouver des dizaines de terrains de foot, de taille variable, en herbe ou en synthétique, mais aussi une piscine, une salle de sport, ou encore un dojo. L’entrée est bien évidemment extrêmement chère puisqu’elle coûte… 6 pesos. Soit, approximativement 33 centimes d’euros.

Bon je ne vous dit pas tout, puisqu’après il faut quand même réserver un terrain pour jouer au foot. En l’occurrence, pour un demi-terrain synthétique, cela revient à 200 pesos. Etant donné que nous étions 18 joueurs, cela revient à 10 pesos chacun, más o menos.

Après avoir présenté la scène, j’en viens à l’action. Comment dire… Je vais poser un calcul très simple :

2 ans sans sport régulier + 30°c + exposition plein soleil + 2000 mètres d’altitude = MORT IMMINENTE

Ce fut trèèès dur, mais quel bonheur de toucher le ballon. J’ai même déjà un surnom tout à fait original : “El Francés”.

Du coup, je remets ça la semaine prochaine. Qui l’eut cru? Se lever un samedi matin à 9 heures, après deux soirée consécutives, pour courir derrière un ballon. Je croyais que c’était plus de mon âge.

Comme quoi, le Mexique, ça change un homme.

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Mon nouveau Nokios 1616

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique, Les vidéos

Quand je suis parti au Mexique, j’ai pris la décision de laisser mon iPhone derrière moi…
Heureusement, mon nouveau téléphone m’ouvre de nouvelles perspectives. Et j’écris même mes textos à l’ancienne.

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Jose Julian, mon Dieu.

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique, Les vidéos

Made in Leòn, Guanajuato.

Maëlle.

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