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L’expérience Maya.

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique

Depuis le temps qu’on l’attendait! Voici le fameux article sur l’une de nos soirées qui a été de loin la plus…marquante du séjour.

Le commencement.

Fatima, une amie mexicaine (oui c’est un prénom mexicain) nous a parlé de ces fameuses pratiques mayas appelées “temazcal” auxquelles on peut assister les jeudis soir à Leon. Curieux et assoiffés de connaissance, nous avons décidé de nous y rendre.

Selon elle, il s’agissait simplement de saunas mayas qui rendent la peau douce. OK, pourquoi pas.

L’arrivée.

Après une bonne demi-heure de retard (heure mexicaine) nous sommes arrivés dans ce fameux lieu avec un ami français, sa maman, nous deux et Fatima. Il faisait nuit, mais nous pouvions tout de même apercevoir deux tipis ainsi qu’une yourte. Bon, pourquoi pas.     Un mexicain brûlait des pierres à l’extérieur et nous a demandé d’enlever nos chaussures avant d’entrer dans la yourte.

A partir de cet instant nous sommes entrés dans une autre dimension.

Nous étions dans l’obscurité assis en cercle et en tailleur sur des petits tapis dans cet endroit où il faisait une chaleur insoutenable (principe du sauna mais bon c’est quand même difficile à supporter). Mes supers amis m’ont laissée m’assoir devant entre un vieux fanatique et la chaman qui dirigeait le “culte” (oui c’est le mot exact, vous comprendrez plus bas pourquoi).

Les étapes de la cérémonie

Le concept est le suivant: ils brûlent des pierres volcaniques vieilles de je ne sais pas combien d’années (elles contiennent toute l’histoire de l’humanité selon eux) provenant de leur région maya. La vapeur dégagée a différentes odeurs et vertus selon le type de roche.

Le culte se déroule en 4 étapes correspondant aux 4 éléments : la terre, le feu, l’eau et le vent. Chaque élément est appelé “porte”. Avant l’ouverture de chaque porte nous devons tous crier :” Puerta por favor” et à chaque étape il fait un peu plus chaud. Une fois les 4 portes atteintes nous pouvons accéder à notre “enfant intérieur”, lui parler, le comprendre et demander conseil au Dieu “Mama quelque chose”.

Le petit truc en plus: à chaque fois que le monsieur torse nu avec un gros bide ramène une nouvelle fournée de pierres il faut dire : “bienvenidas abuelitas” (ce qui signifie “bienvenue mamies”). Oui, parler à des pierres est tout à fait normal.

Pratique:

Nous avons débuté le culte en chantant des chansons et en tapant des mains. Un homme tapait dans un tambour, la chaman chantait des chansons ou plutôt incantations en agitant des objets étranges. J’ai eu peur.

Nous continuions avec un tour de présentations où nous avons pu entendre parler de nombreuses personnes de leurs problèmes respiratoires ou tout simplement leur besoin de retrouver leur “fille intérieure”, de se sentir en phase avec elles-mêmes.  Evidemment après chaque intervention tout le monde devait crier “AJO” (prononcé “aro”) [ndlr: depuis ce jour là, ce cri est d'ailleurs resté un moyen de communication entre Quentin et moi, pour s'appeler de chambre en chambre].

Le maître de cérémonie (ça me plait d’utiliser ce mot, après tout il s’agit d’une cérémonie) nous a demandé de nous allonger et de crier les voyelles “A E I O U Y” (avec l’accent mexicain s’il vous plaît!). Toute la bande s’est mise à crier et avec l’écho cela faisait vraiment peur. Pendant une seconde je me suis demandée si on n’était pas en train de me jeter un sort. Quentin s’amusait à chanter, il faisait même des vibes.

Après tout ce temps nous commencions à suffoquer. Le monsieur au gros bide est venu nous apporter un rafraîchissement….rouge. Avec des feuilles à l’intérieur. Mais bon quand t’as soif, tu bois.

Nous avons poursuivi l’aventure avec des incantations accompagnées d’instruments tribaux pour le Dieu “houm a kouk” prononcé “oouuuuuum ah kouk” si je ne m’abuse. Nous avons d’abord épelé son nom en le chuchotant puis de plus en plus fort. Si certains pouvaient paraître possédés, moi pour le coup j’étais vraiment morte de rire. Une fois que l’esprit est arrivé, chacun pouvait lui demander publiquement quelque chose.

Exemple:

- “Protège ma fille”

- “AJOOOOO”

Le petit plus blédard: ils se disent mayas, et se vantent d’ utiliser des objets provenant de leur communauté mais ils tapent dans des grandes bouteilles en…plastique.

Nous avons poursuivi avec des chansons que chacun proposait. Certains ont chanté en dialecte indigène, d’autres des chansons en espagnol puis, est venu notre tour. On nous a demandé de chanter une chanson en français. Et là, gros blanc. Pendant une minute, personne ne savait quoi chanter (honte à nous français). Soudain, notre ami français suggéra une idée:

- Et si on chantait “j’ai la kikette qui colle?”

Nous étions désespérés lorsque la chaman a commencé à entamer la Marseillaise en français (si on peut appeler ça du français).

Nous voilà donc tous chantant gaiement dans notre petite yourte avec nos copains chamans. Une fin à la Disney. AJO!

Maëlle.

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Du bonheur français en boîte.

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique

Ici, les journées de cours s’enchaînent, les examens finaux approchent à grands pas, et même l’hiver s’est invité à cette super fête qu’est le début du mois de décembre. Même la dépression est venue (sans invitation), mais on lui a dit qu’elle ne gâcherait rien comme elle a l’habitude de le faire en France. On est au Mexique quand même. Mais, je divague (Vague!).

Tout ça pour dire qu’un mystérieux paquet m’est parvenu cette semaine. Pas si mystérieux que ça en fait, puisque qu’on est deux semaines après mon anniversaire, et que le courrier met environ deux semaines pour traverser l’Atlantique. Et dans ce paquet, se trouvait la chose la plus belle qui soit…

Du foie gras, du fromage (français), et la traditionnelle confiture d’oignon accompagnant le premier cité. Du bonheur français en boîte.  Après, il m’est difficile de décrire la sensation de la première bouchée par des mots. Je peux quand même ajouter que nous avons fait une découverte qui pourrait me valoir quelques menaces de mort de la part des lecteurs français : le foie gras est particulièrement bon, avec du pain brioché grillé, celui-là même utilisé pour les hot-dogs ici et aux États-Unis. Petit aperçu de ce qui devrait constituer la plupart de nos repas la semaine à venir :

Un seul mot à dire : Merci !

Quentin

Au fait, ceci est le 100ème post du blog.

Pour fêter ça, foie gras !

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L’achat blasant (mais appréciable) du jour.

Lorsque l’on m’a confirmé mon départ au Mexique, l’une de mes premières pensées a été : “Mon premier achat sur place sera un ventilateur, je vais crever de chaud!”. J’étais tellement naïf. Je n’ai jamais acheté de ventilateur, en grande partie grâce à notre appartement qui a la surprenante qualité de toujours rester frais lorsque dehors tout est en train de fondre (sauf les bouteilles de Perrier).

Mais aujourd’hui, la blague a été poussée bien plus loin. En effet, dans la nuit de samedi à dimanche, l’hiver s’est soudainement souvenu qu’il lui restait pas mal de RTT à prendre, et il a vite choisi sa destination : León, au Mexique. Du coup, “action/réaction”, voici l’achat du jour :

Quentin

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La Guerre des Mondes : Pepsi vs. Coca-Cola

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique

Quand je demande un Coca et qu’on me répond “Ce sera un Pepsi.”, mon corps se retrouve parcouru d’incontrôlables frissons. Bon, okay, j’exagère (à peine). Il s’avère que la guerre est déclarée depuis des années et aux quatre coins du monde, entre les deux plus grands fabricants de sodas au cola (même si le Freeway Cola de Lidl pourrait vite faire son entrée dans la lutte). Pour ma part, j’ai choisi mon camp. Et les mexicains aussi.

Il se trouve qu’à notre grande surprise, comme je l’ai déjà évoqué sur le blog, le marché sud-américain n’est pas dominé par Pepsi. Au Mexique, le roi, c’est Coca. Et pour s’en rendre bien compte, il suffit de se rendre à l’épicerie qui se trouve à environ 47 mètres de chez nous. Explication…

Juste sous l’enseigne de l’épicerie se trouvent : une publicité Pepsi et une publicité Coca. Ironie du sort, les personnalités choisies par les deux concurrents sont des footballeurs mexicains. Et là, c’est le drame.

Tout d’abord, Coca-Cola. L’inventeur du Père Noël rouge a frappé fort en recrutant la plus grande star actuelle du football mexicain : Chicharito Hernandez. Jeune, talentueux, bien foutu, il est l’idole de tout le pays. Et il joue à Manchester United.

Maintenant, Pepsi. Le leader du marché “étatsunien” (ma prof d’histoire de 4ème m’a dit que c’était correct…) a lui choisi une idole du pays… d’il y a 10 ans. Cuauthémoc Blanco, peut-être le plus grand joueur de l’histoire du Mexique, notamment célèbre en Europe pour le dribble qu’il a inventé, la “pince à sucre”, largement utilisé lors du Mondial 98. Seulement, voilà le problème. Aujourd’hui, Blanco a 38 ans, joue en deuxième division mexicaine, pèse à peu près 400 kilos, et son cou a tout simplement disparu. Au moins, on peut mettre au crédit de Pepsi leur honnêteté quant aux effets physiologiques de leurs produits.

Un petit récapitulatif plutôt parlant, en une image. Who wins?

Quentin

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L’échange culturel, une réalité.

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique

Depuis que nous sommes arrivés au Mexique, notre espagnol a beaucoup progressé. Mais l’échange culturel n’est pas à sens unique, et nos amis mexicains disposent déjà de bases solides en français. La preuve.

Si la vidéo ne fonctionne pas, cliquez ici.

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Sancho Lista, art. 13 : Porter des santiags en public

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique, Universidad de León

Après avoir reçu le cadeau d’anniversaire de Maëlle (voire article suivant), un défi s’est imposé naturellement : aller en cours, avec mes santiags blanches comme la neige. Et comme je suis un mec qui fait bien les choses, j’y ai mis la manière en accompagnant ces bottes du chapeau de cow-boy, deuxième moitié du cadeau de Maëlle, ainsi qu’une chemise bien “ranchera”. Le reste se passe de commentaires. Les photos seront plus parlantes que n’importe quel discours. Dans l’ordre chronologique, c’est mieux.

Au moment de quitter l’appart’, la joie de vivre se lit sur mon visage

Dans la rue, devant notre immeuble

Devant la fac, la situation se complique. On arrive en plein milieu de la pause de 10h. Soit le moment où il y a le plus de monde dehors.

Dans la position du loser en école primaire. Tout le monde se fout de ma gueule.

Enfin, l’arrivée en cours.

Manque de pot, quelque chose m’avait échappé. Ce jeudi était le jour des photos individuelles officielles pour les étudiants mexicains de l’UDL. Conséquence immédiate : ils étaient à 95% habillés en costume-cravate ou tailleur noirs. L’occasion était trop belle, nous avons donc fait quelques photos de groupe…

Défi réussi.

Quentin

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J’ai croisé une vieille connaissance… sur du pain de mie !

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique

Alors que je me baladais tranquillement dans les rayons de la Comercial Mexicana, mon regard a été attiré par un paquet de pain de mie :

Et c’est là que vous dites : “C’est qui lui?”. Lui, c’est César “Chelito” Delgado, joueur argentin de foot professionnel (comme sa tenue le laisse penser) qui après avoir joué pour le club mexicain de Cruz Azul, joue aujourd’hui pour un autre club mexicain, Monterrey. Ce qui en ferait donc un joueur relativement médiocre comme la majorité de ceux qui jouent dans ce championnat, si seulement il n’était pas passé entre temps par la case OL. Malheureusement trop souvent blessé, il ne s’est jamais vraiment imposé à Lyon, même si il a quelque chose de spécial, et notamment la grinta argentine, ce qui en faisait l’un des chouchous du publics lyonnais.

Tout ça pour se retrouver sur des paquets de pain de mie mexicains.

Pour les amateurs de beaux gestes, une petite compil’ de Chelito :

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Les supermarchés: analyse expéditive.

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique

Aujourd’hui, je ne compte pas me lancer dans une grande analyse comparative entre les supermarchés français et mexicains. Pourquoi? Tout simplement parce qu’ils ne sont pas si différents que ça, et que je ne vois pas qui serait intéréssé par une argumentation détaillée sur les supermarchés.

Je me contenterais donc de remarquer un fait. Un produit, en fait.

Il se trouve qu’ici, dans les supermarchés, on trouve des putains de fusils !!!

Quentin

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Le Mode Bonsoir, une institution internationale

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique

Si vous avez besoin d’une preuve que je ne vous raconte pas de conneries, la voilà. Le Mode Bonsoir n’est pas juste un concept français né de notre imagination, autant dire de nulle part.

Le Mode Bonsoir est une institution internationale, voire pour certains… une religion.

C’est donc sans surprise (mais avec amusement) que lorsqu’un ami s’est fait prendre en photo sur la pyramide maya, nous avons assisté à cette scène :

Ça c’est du Mode Bonsoir.

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Des marques plutôt cool.

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique

Au détour d’une épicerie, on a pu tomber sur ça :

Des boules chocolatées qui s’appellent Bites, encore ça passe…

Mais de la compote, soit l’aliment qui ressemble le plus à du vomi, qui s’appelle Gerber… Là je dis non, messieurs les mexicains. Non.

Au fait, Mélanie T., si tu passes par ici,

Je te dédicace le bébé sur le pot de compote.

Quentin