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L’heure du bilan : l’Université mexicaine

Ecrit par lossanchos dans Universidad de León

Souvenez-vous. Tout au long de l’année, je me suis efforcé de comparer l’incomparable : l’université mexicaine et l’IUT français. J’y ai abordé plusieurs thèmes, comme les examens, le système des absences, l’ambiance des cours… pour arriver à un score final de 7-1 pour le Mexique. Mais cela veut-il dire que l’Université mexicaine et meilleur que le française ? Non, pas vraiment.

En France, l’atmosphère de l’IUT était pourri par une rivalité détestable et une hypocrisie ambiente. En même, qui a eu cette idée géniale de mettre 64 filles dans une même salle ? (Ouuuh, le macho !) Par contre, on ne peut pas lui enlever le fait que cette atmosphère tire tout le monde vers le haut. Ne serait-ce que pour prouver qu’on n’est pas plus cons qu’un(e) autre, bien que tout le monde essaye de nous le prouver. Et privilégier l’excellence à une atmosphère positive, c’est très… français. Sans cesse rabaisser les étudiants par des notes ne dépassant pas les deux points au-dessus de la moyenne, quelle que soit la qualité de son travail, pour le pousser à se “déchirer” un peu plus sur le travail suivant. Tout le contraire du Mexique.

Ici, c’est comme s’ils avaient observé l’IUT quelques années avant de déclarer : “Je sais, et si on faisait tout le contraire !” Les profs sont amicaux, les gens sont gentils, les oiseaux chantent, tout ça tout ça… Mais la plus grande différence ce sont les examens. En France, un examen ressemble à ça :

J’arrive. J’entre dans la salle. Je m’assois à une place numérotée décernée à mon nom. Il n’y a personne à 10 mètres à la ronde. Pour ne pas copier. Sinon je vais en prison et je ne peux plus passer d’examens. Il semblerait même que le gouvernement Sarkozy étudie le retour de la peine de mort pour les étudiants qui copient. On me dit de ne garder qu’un stylo sur ma table. On me tend une feuille. Il n’y a que deux phrases écrites dessus. La première dit : “Répondez à la question suivante de façon analytique, synthétique et structurée”. La deuxième phrase n’est même pas une question. Le prof s’approche du micro est dit, l’air de rien : “Vous avez 4 heures”. Je pleure en silence quelques secondes, et je commence à écrire. 4 heures plus tard, je rends mes 14 feuilles. 2 mois plus tard, on me rend ma copie : 10.5/20.

Au Mexique ça ressemble plutôt à ça :

J’arrive. Je regarde ma montre. Putain, je suis en retard. Je suis dans la merde. J’ouvre la porte, l’air timide et affolé. Je lance : “Je peux entrer ?”. En fait, je dis pas vraiment ça, parce que je suis au Mexique, et qu’ils ne parlent pas français, mais je pense à mes lecteurs qui ne parlent pas espagnol. J’étais dans un dilemme, je pensais vous mettre la phrase espagnole en premier et la traduire ensuite, ça aurait peut-être fait plus vrai, mais maintenant c’est trop tard, j’ai mis l’autre et j’ai oublié mon effaceur en France, et je ne veux pas barrer, parce qu’on m’a dit en France que ça faisait moche les ratures et que ça valait des points en moins à l’examen. Je demande donc : “¿Puedo pasar?”, avec l’air timide, affolé et tout et tout. Le prof me dit “Oui bien sûr !” (en espagnol hein, vous avez compris maintenant). Avec le sourire et tout et tout. Il me donne une feuille. Je m’assois où je veux. Je regarde la feuille : un QCM. La bouée de sauvetage des étudiants n’ayant pas du tout révisé. Chercher au fond de ta mémoire et utiliser le feeling. 10 minutes plus tard, je rend ma feuille. Deux jours plus tard, on me rend ma copie : 9.75/10.

Bien sûr, ça a l’air beaucoup plus sympa, mais “ces examens te préparent-ils pour autant à entrer sur ma marché du travail ?” me diront mes anciennes camarades de l’IUT. “Et ceux de l’IUT ?” ai-je envie de leur répondre. Rien ne vaut l’univers du travail pour apprendre sur l’univers du travail. Et à vrai dire, je compare l’incomparable, puisque l’IUT est une formation plus que spécifique, alors que ma formation mexicaine est une licence générale. De plus, les attentes des professionnels de la communication ne sont pas les mêmes en France et au Mexique. Ne vous méprenez pas, je ne crache pas sur l’IUT, et je ne regrette en rien cette formation. J’y ai appris beaucoup de choses, mais pas forcément dans le domaine que j’attendais. Qu’importe, la page est presque tournée. Juste le temps d’écrire un mémoire de 40 pages en cherchant un axe analytique sur mon année mexicaine. Un mémoire dont la partie principale doit concerner mon stage ou mon projet effectué à l’étranger. Je n’ai effectué aucun stage ni projet. Finalement, l’IUT, c’est un peu ça aussi.

Quentin

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Miss (Beauf’) UDL 2012

Ecrit par lossanchos dans Les sorties, Universidad de León

Si un(e) fan des concours de Miss ou même une Miss passe par ici, je m’excuse par avance de l’article que je vais écrire. Enfin, de l’article que j’ai écrit, puisqu’au moment où vous allez lire ces mots, je l’aurais déjà écrit et publié. Mais bon, au moment présent, je suis en train de l’écrire. Voilà.

Il faut savoir, et vous l’aurez sûrement compris aux quelques lignes ci-dessus, que les concours de Miss, c’est pas vraiment mon kiff ultime. J’ai un peu de mal à comprendre ce qu’on trouve de “beau” chez ses filles au sourire aussi figé que leurs connexions cérébrales. Alors, quand j’ai appris que mon Université organisait un concours “Miss UDL”, vous imaginez bien que je ne pouvais pas rater ça. Toute étudiante de l’Université pouvait se présenter, et à priori certaines d’entre elles n’avaient pas croisé la route d’un miroir depuis leurs plus jeunes années. Loin de moi le souhait de tomber dans le discours beauf’ sur la beauté féminine (ça non plus, c’est pas franchement mon truc) mais même vous, qui n’aimez pas juger les gens, auriez eu une réaction similaire à la mienne.

Heureusement, les organisateurs avaient instauré une étape de présélection, et j’ai eu la bonne idée de ne pas assister à la première soirée, mais uniquement à la finale. La finale, donc. Un boîte de nuit réservée pour l’occasion, une décoration dignes des plus grands évènements hollywoodiens, un présentateur ultra-classe (bon cette fois-ci c’est vrai. Oui, bon c’était mon pote, mais quand même.). Et vient l’annonce du thème : Las Vegas. Las Vegas. La terre promise de tous les beaufs. “Eh les mecs, je suis marié, j’ai trois marmots, mais ce qui se passe à Vegas reste à Vegas ! Allez on va se serrer des meufs au Caesar’s Palace, ou quoi ? Je paye la première binouze !”

Après l’annonce du thème, deuxième choc. Les filles ont dû fabriquer leur propre robe, en fonction du thème. Et vas-y que je t’agrafe des jeux de cartes à la robe, et vas-y que j’envoie que du noir et du rouge. Une horreur. encore une fois, je ne suis pas couturier et je ne saurais probablement faire mieux, mais… une horreur.

Je pense qu’il n’y a pas de mots pour décrire la sensation que j’ai vécu au cours de cette soirée, où les filles ont défilé les unes après les autres. Entre rire et dégoût. Entre fou rire et nausée. Même si le rire a finalement largement pris le dessus. Notamment lors de l’épreuve “d’intelligence”. Une question posée à chacune des cinq finalistes. “Quel a été ton plus grand succès dans la vie?” “Que penses-tu de la place de la femme dans la société mexicaine?” etc…

Au final, la question que tout le monde personne ne se pose : la gagnante est-elle jolie ?

Non.

Quentin

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Université laïque, le retour.

Ecrit par lossanchos dans Universidad de León

Comme je vous l’ai dit il y a quelques semaines, à l’Université de León, les crucifix accrochés un peu partout contrastent légèrement avec la fierté des mexicains quand ils annoncent que leur université est laïque. Hier ils ont fait un peu plus fort.

Je ne sais pas si je l’ai rêvé, mais dans ma tête revient une expression française : “la culpabilité se lisait sur son front”. Un peu comme dans les pubs La Poste. Elle existe cette expression ? Bref, j’y ai repensé hier, puisque leur religion se lisait sur leur front. Au sens propre.

Hier, mercredi 22 janvier, était ce qu’ils appellent ici le Mercredi de Ceniza. Il a lieu 40 jours avant la crucifixion de ce sacré Jésus, et marque si je ne m’abuse, le début du Carême. Si ce n’est pas le cas, merci de m’insulter copieusement dans la rubrique commentaires un peu plus bas. Athée jusqu’à la moelle, je ne suis pas vraiment un spécialiste de la Bible. Ce que les chauffeurs de taxi mexicains ont d’ailleurs beaucoup de mal à comprendre.

Revenons-en à nos moutons. Les mexicains ont donc porté leur religion sur leur front. Au sens propre. Apparemment, selon la tradition, les “vrais” catholiques se doivent de dessiner une croix noire sur le front. C’est ici qu’intervient la laïcité dans notre cher établissement universitaire : des étudiants, des femmes de ménages, des surveillants, et même des profs ont passé la journée à se trimballer dans la fac avec leur croix sur le front. Si l’on était en France, je pense que la proposition arracherait un petit éclat de rire à notre grand (trop facile) Président avant un refus incontournable (comme sa petite taille). Et encore, on parle bien des catholiques.

Quentin

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Les projets de télé : suite

Ecrit par lossanchos dans Universidad de León

Parlons peu, parlons bien. Voici le résultat de deux jours de tournage intensif et d’une édition réussie par Barney, aka Bruno Mars.

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Université française vs. Université mexicaine – Round 9

Ecrit par lossanchos dans Universidad de León

Le système des absences

C’est l’un des facteurs les plus différents entre les deux systèmes. Il y a un gouffre entre notre université ici et notre IUT français. Commençons par la France. A l’IUT, le système est simple : sur un semestre de 6 mois, la tolérance est de deux absences injustifiées. A la troisième, c’est une annulation de ta meilleure matière avec un ticket direct pour les rattrapages. Cependant, dans sa grande bonté, l’IUT s’engage à “comprendre” et faire une croix sur certaines absences : les “justifiées” par un certificat médical ou un certificat de décès. C’est bien connu, si tu te réveilles avec une migraine, tu vas immédiatement chez le médecin. Quel imbécile attendrait le soir-même en prenant quelques aspirines pour attendre que ça passe? Résultat : un système relativement nul (j’ai cherché un autre adjectif, mais quand on a trouvé le qualificatif parfait, pourquoi s’en priver?) qui laisse un boulevard aux mythomanes et à leurs bonnes vieilles règles douloureuses. “Quel macho! Tu es un homme, tu sais pas ce que c’est d’avoir ses règles tous les…” – “Ta gueule. Où j’en étais?”

Voilà pour le système français. Le système mexicain est un vrai bonheur pour les étudiants, même si ma position manque d’objectivité pour affirmer qu’il est meilleur que l’iutien.

Premièrement, l’année est découpée en “quatrimestres”, c’est-à-dire trois périodes de 15 semaines par année universitaire. Et pour chaque période de 15 semaine, tu as droit à l’équivalent de trois semaines d’absences par matière. Petit exemple: si tu reçois un cours de publicité 4 heures par semaine, tu as droit de rater 12 heures de cours sur le “quadrimestre”. Au Mexique, pas de notion de “justification des absences”. Chaque étudiant doit gérer ses absences en gardant quelques “crédits” pour une maladie soudaine ou un empêchement de dernière minute. Ce système nous permet donc de rater des cours pour se consacrer à des projets importants (exemple: il y a deux semaines, nous sommes partis le jeudi soir tourner le clip vidéo, ce qui m’a fait rater deux heures) ou pour… se reposer. Bah oui.

Finalement, c’est un peu comme la gestion de ses congés payés. Ils sont forts ces mexicains. ils nous préparent déjà à tous les aspects de la vie active, mine de rien.

Quentin

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Les projets de télé : ça commence fort (Boyard)

Ecrit par lossanchos dans Les sorties, Universidad de León

Après la radio, place à la télé! On continue l’apprentissage des médias par le pratique, et ça fait toujours autant plaisir… Cette fois-ci, même pas un cours sur l’histoire du média au Mexique et dans le monde, on est entré tout de suite dans le vif du sujet. Premier projet : le tournage d’un clip vidéo, depuis une vidéo existante, en espagnol. Dommage pour le dernier critère, on se serait probablement plus amusés sur un chanson anglophone, mais les perspectives sont belles quand même.

Du coup, ce vendredi, je suis parti pour un jour et demi de tournage à deux heures de León, à Ciudad Manuel Doblado, où vit l’un de mes “coéquipiers”. Direction “Las Musas”, un petit parc naturel parfait pour tourner un clip qui devrait être joli, esthétiquement parlant. Pour ce qui est du jeu d’acteurs, probablement un peu moins, on est quand même pas fait pour ça, à la base. Malheureusement, aucun de nous deux n’apparaîtra dans le clip. Disons qu’on faisait partie de l’équipe technique!

Quelques photos du tournage :

Une équipe conséquente de plusieurs caméramen, acteurs,

et donc photographe de caméramen et d’acteurs.

Les risques du tournage en milieu hostile. Le pied dans la rivière…

Brainstorming de fortune sur un pont

Du matériel digne des plus grandes productions hollywoodiennes : des machines à bulles!

Une équipe dévouée envers son projet qui n’hésite pas à se jeter à l’eau… A l’image de Bruno Mars!

Le clou du spectacle : des bateaux en papier de toutes les couleurs. La touche esthétique.

Quentin

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Université française vs. Université mexicaine – Round 8

Ecrit par lossanchos dans Universidad de León

En France, la laïcité dans la fonction fait débat depuis de nombreuses années. Le port de tout signe religieux ostentatoire est interdit. certains sont contents, d’autres crient au scandale. Large débat, dans lequel je ne m’aventurerais pas.

Au Mexique, vu le pourcentage de chrétiens dans la population (environ 8000%), on était en droit de poser la question. Ce qu’on a fait. Et là, les mexicains, fiers comme Artaban, nous ont répondu : “mon cher ami, l’université mexicaine est entièrement laïque !”. Ah ok, cool.

Et en effet, cela se vérifie dès l’entrée dans l’université puisque dans le “kiosque” d’accueil, siège sur le mur du fond un énorme crucifix. Plus tard, cours de droit des médias. La prof nous présente un powerpoint présentant les différents facteurs influant sur les médias mexicains, leur position et leur rôle dans la société actuelle. L’un des principaux facteurs est donc… le christianisme. Et vas-y que j’t'envoie des photos du Pape, de Jésus et de la Vierge de Guadalupe. Et vas-y que je t’envoie des “nous, chrétiens…”.

J’ai donc l’honneur d’annoncer à tous les français, que grâce à ce débat sur la laïcité dans la fonction publique, notre pays remporte son premier point dans son duel face à l’université mexicaine. Qui l’eut cru?

Mexique 7-1 France.

Quentin

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Les projets de radio.

Ecrit par lossanchos dans Universidad de León

Si nous n’avons pas écrit depuis un petit moment, c’est parce que (qui l’eut cru?), on travaille plutôt dur ici. Et si la plupart des autres étudiants partis en DUETI ont des semaines culminant à 9 heures de cours, nous en avons le triple. Et avant de pouvoir profiter de vacances bien méritées, il faut passer par une étape incontournable : les examens. Si cette fameuse “semaine de partiels” ne fait son entrée que demain matin, les projets finaux s’enchaînent.

Voilà, je ne sais plus ce qu’était mon idée de départ. Ah, si.

Parmi les projets que nous avons eu à réaliser, certains ont attiré mon intérêt bien plus que d’autres : les projets de radio. Il s’avère qu’à l’IUT Info-Com, en France, nous abordons très rapidement et superficiellement les médias de communication, ce qui représente pour moi un grooos manque. C’est comme si, on faisait tout pour nous attirer vers un poste de chargé de communication en mairie. 36 500 communes en France, cela leur laisse 365 promotions avant de changer de crédo (Raisonnement totalement faux, puisqu’en 365 ans, les premiers arrivés en poste seront morts depuis longtemps). Putainrée, j’ai encore perdu le fil.

Les projets de radio.


Voilà, pour faire cours (sisi le jeu de mots), l’IUT en France ne nous offre que de la théorie sur les médias. Juste de quoi nous dire que cela n’est pas fait pour nous. Ici, c’est tout le contraire: la théorie tient une place minime et la pratique est reine.  Les mini-projets se succèdent, les plus importants aussi, jusqu’au bouquet final. Patience.

Pour commencer, je voudrais dire un mot sur notre prof de radio, Cacho. Au lieu de m’épancher des heures sur le sujet, je vais me contenter de souligner un fait : il est le seul à avoir eu le droit à l’une de mes boîtes de foie gras. Voilà.

Le semestre de radio mexicain débute par quelques cours sur l’histoire de la radio, au Mexique et dans le monde. Merci, Théorie, au revoir. Après à peine une semaine de cours, direction les studios d’enregistrements et cabines d’édition de la fac.

Concrètement, voici les différents projets auxquels nous avons eu la chance de participer :

  • une visite des studios d’une radio de León, avec interview d’un producteur ou animateur, histoire de se mettre dans le bain et de faire le lien entre la théorie et la pratique.
  • L’enregistrement du “radionovela”, c’est-à-dire l’enregistrement d’une histoire d’une dizaine de minutes, par groupe de 8, sur un thème libre. pour notre part, ça a été une parodie du conte de Blanche-Neige, en Beauf-Neige, dans lequel (comme son nom l’indique, Blanche-Neige est une grosse beauf’.
  • l’enregistrement de spots de publicité : dans un premier temps sur des thèmes imposés. Pour nous, ce fut pour le Don du Sang, une animalerie et un magasin d’électronique. Après l’enregistrement des voix, l’édition du spot pour obtenir un résultat final de 20 secondes.
  • Le développement d’un concept de programme radio de A à Z, par écrit. Cela comporte le nom, la durée, la station sur laquelle il sera retransmis, le format (nombre de sections, nombre de coupures pub). Pour notre groupe, ce fut un programme de musique électronique diffusé chaque vendredi entre 22h et 23h, Electro weekend.
  • L’enregistrement de nouveaux spots radios, en accord avec notre programme. Par exemple, nous avons choisi une pub pour Absolut Vodka, un hôtel et une boîte de nuit.

Et donc, le bouquet final: l’enregistrement de notre programme, en live, trois semaines consécutives. Par en live, j’entends juste sans retouche possible, pas en live sur une vraie radio. Pour le mener à bien il a fallu pré-enregistrer les sections : la nôtre s’appelait “What’s up in…?”. Chaque vendredi Maëlle et moi sommes envoyés spéciaux dans les meilleures fêtes de musique électro du monde. En deux minutes nous parlons de la fête, des DJ’s présents et nous interviewons un hispanophone qui se trouve sur place. Petit exemple, avec notre passage à Londres: What’s up in London ?.

Pour ce qui est du live, nos trois animateurs étaient en cabine, pendant que j’ai étais aux commandes pour régler les niveaux de son des trois micros, des fonds musicaux, des chansons et des sections. Interdiction de stopper l’enregistrement pour faire des mises au point, sinon c’est 0. Du coup, à chaque fois qu’on lance une chanson, on coupe les micros et tout le monde sort pour discuter. On s’y croirait vraiment. Et ça, ça peut amener des vocations.

Voilà un article bien scolaire pour expliquer quelque chose qui ne l’est pas du tout.

Bye!

Quentin

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Sancho Lista, art. 13 : Porter des santiags en public

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique, Universidad de León

Après avoir reçu le cadeau d’anniversaire de Maëlle (voire article suivant), un défi s’est imposé naturellement : aller en cours, avec mes santiags blanches comme la neige. Et comme je suis un mec qui fait bien les choses, j’y ai mis la manière en accompagnant ces bottes du chapeau de cow-boy, deuxième moitié du cadeau de Maëlle, ainsi qu’une chemise bien “ranchera”. Le reste se passe de commentaires. Les photos seront plus parlantes que n’importe quel discours. Dans l’ordre chronologique, c’est mieux.

Au moment de quitter l’appart’, la joie de vivre se lit sur mon visage

Dans la rue, devant notre immeuble

Devant la fac, la situation se complique. On arrive en plein milieu de la pause de 10h. Soit le moment où il y a le plus de monde dehors.

Dans la position du loser en école primaire. Tout le monde se fout de ma gueule.

Enfin, l’arrivée en cours.

Manque de pot, quelque chose m’avait échappé. Ce jeudi était le jour des photos individuelles officielles pour les étudiants mexicains de l’UDL. Conséquence immédiate : ils étaient à 95% habillés en costume-cravate ou tailleur noirs. L’occasion était trop belle, nous avons donc fait quelques photos de groupe…

Défi réussi.

Quentin

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Une blague sans fin.

Ecrit par lossanchos dans Universidad de León

On dit souvent que “les blagues les plus courtes sont les meilleures”. Il semblerait que ce proverbe ne soit pas arrivé jusqu’à l’oreille de notre prof de Sentido de la vida. Je m’explique.

Si lors du premier partiel, il avait déjà fait très fort, il s’est surpassé pour le deuxième, qui s’est déroulé ce matin-même. Au programme une forme similaire au premier, avec 4 questions ouvertes, et une cinquième impliquant un dessin. Rien que sur la forme, c’est déjà plutôt spé’, faut bien l’avouer.

Mais sur le fond, c’est à dire les questions, on arrive au-delà du réel :

1. Qu’est-ce-que la motivation humaine?

2. Quelle est la meilleure solution pour sortir d’une dépression? (WTF??)

3. Que fais-tu pour donner un sens à ton monde?

4. Décrivez l’évolution de l’être humain.

5. Dessinez (en 3D) les huit étapes de l’évolution humaine, depuis le temps où il se balançait à des lianes jusqu’à aujourd’hui.

Habile.