1

Carnets de voyage: Chiapas, Jour 1.

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Après la préface, place au terrain. Après être arrivés dans la soirée de mercredi à Tuxtla, nous retournons à l’aéroport le lendemain matin pour récupérer notre voiture de location (l’aéroport étant à 50 minutes de la ville, c’est plutôt mal joué). Direction le Canyon de Sumidero. On peut admirer cette merveille par deux points de vue : une série de 5 panoramas, au Nord de la ville, ou naviguer à l’intérieur du canyon. Notre choix était fait, on allait le voir par les deux côtés.

Première étape, les panoramas. Un accès à 25 pesos (1.4€), pour cinq points de vue depuis le sommet du canyon. La légende mexicaine dit que ses falaises s’élèvent à 1 kilomètre de haut, tandis que la science annonce des falaises de 600 mètres. Qui croire? C’est drôle, j’ai déjà utilisé la comparaison avec les marseillais dans l’article précédent. Coïncidence? Je ne crois pas.

Toujours est-il que si ces falaises ne s’élèvent pas à un kilomètre, le résultat est tout aussi impressionnant. c’est la première claque visuelle du séjour, et elle est plutôt agréable.

On redescend, juste le temps de nous rendre à l’embarcadère, dans la ville suivante. Au programme : un tour en bateau de 2 heures aller-retour au coeur du canyon, à bord d’un bateau à moteur. 13 arrêts de prévus, pour profiter des curiosités de “l’architecture” des falaises et des animaux présents au bord de l’eau…

Faites marcher votre imagination, et vous verrez un visage.

Quelques minutes plus tôt, nous étions là-bas, 600 mètres plus haut,

sur le point culminant du canyon.

Y a plus moche quand même. Je parle du paysage, pas des gilets.

Même au fin fond d’un canyon, les mexicains arrivent à nous caler leur culte de la Vierge de Guadalupe.

Balèze.

Le timing est presque parfait. Un “sapin de Noël” constitué de stalactites, encastré dans la falaise.

Allez, une dernière pour la route.

Le tour terminé, il se fait déjà tard. Après avoir pris notre premier “repas” mexicain, du moins pour deux d’entre nous, nous prenons la route de San Cristobal de las Casas. Et là, je m’adresse à toi, futur touriste français au Mexique, écoute bien lis bien. Ne prends pas l’autoroute ! Certes, tu arriverais plus vite, mais tu raterais tellement. Fûtés comme des bisons, nous avons choisi la route de montagne. 1h30 au lieu de quelques minutes, mais une vue plus belle minute après minute, une montée qui n’en finit plus. Des villages venus d’un autre temps, tout comme leurs habitants. Avec un peu de chance, vous aurez droit au coucher de soleil. Cette route vaut bien son heure de trajet supplémentaire.

Voilà pour ce premier jour. Il est 23h24, j’écris ces lignes en direct d’un hôtel de San Cristobal, et pour être honnête, je ne sais pas plus que vous ce qui m’attend demain. Surprise.

Quentin

0

Carnets de voyage: Chiapas, Préface.

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

On les a méritées, elles sont arrivées. Les vacances de Noël sont là, enfin. Et le plus cadeau, on l’a déjà eu : une PS3 notre famille respective est arrivée hier. Et pendant que Maëlle et sa mère s’occupe de la Sancho Lista du côté de Cancun, mes parents et moi avons pris la direction de ce qui est considéré comme la plus belle région du Mexique par la plupart de ses habitants : le Chiapas.

Si vous êtes français et que vous envisagez sérieusement un voyage au Mexique pour les prochains mois, je vous conseille de vous arrêtez tout particulièrement sur cet article et ceux qui vont suivre dans les prochains jours. Ce n’est pas que ce qu’on raconte depuis 4 mois ne soit que des conneries, mais… si, en fait. Je vais essayer de me transformer en conteur pour agence de voyage, en évitant le côté chiant. Pas gagné.

Tout d’abord, le Chiapas, il faut y arriver. Pour cela, le plus simple c’est de prendre un avion jusqu’à Mexico City, puis de se battre contre son aéroport diabolique, afin de prendre un vol de correspondance pour une ville de la région. Dans notre cas, ce fut Tuxtla Gutierrez. Il vous serait utile de louer une voiture pour votre séjour, puisque le territoire de Chiapas est très étendu, et autant vous dire que les transports en commun ne doivent pas être une priorité gouvernementale.

Autre signe particulier : la région est ce qu’il y a de plus “blédard”, comme disent les jeunes. C’est-à-dire que c’est la brousse. Les mexicains conduisent comme… des mexicains (Tu vois les marseillais? Pire.).

Un exemple très simple pour vous faire une idée : sur une route de montagne, nous avons commencé par croiser une coccinelle remplie de 6 ou 7 personnes à l’intérieur, auxquelles s’ajoutent…deux autres, allongés sur le toit, l’un sur l’autre, s’accrochant aux fenêtres des portières conducteur et passager. WTF? Plus loin, un panneau nous annonce “Trous à 100 mètres”. Effectivement, il y avait un trou… la moitié de la route (côté ravin) était absente sur une longueur d’à peu près 10 mètres. Chez moi, on appelle ça plutôt un gouffre.

Voilà, une présentation brève mais je pense relativement efficace pour lancer une série d’articles sur les plus beaux lieux de cette magnifique région !

A plus, et bonnes fêtes les amis. Aight.

Quentin

2

Un week-end au Paradis.

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

On a longtemps voulu nous faire croire que pour atteindre le Paradis, il fallait réaliser son lot de bonnes actions, et se repentir auprès de Dieu pour nos mauvaises. Eh bien figurez-vous qu’on s’est bien foutu de notre gueule.

Pour atteindre l’antichambre du Paradis tout d’abord, il vous suffit d’acheter un billet de bus pour la Huasteca Potosina, s’enfoncer un peu dans la jungle jusqu’à atteindre un village, louer un gilet de sauvetage (20 pesos, le Paradis est à ce prix!), longer une falaise, passer sous une grande cascade d’eau, escalader un peu… et profiter. Au milieu de nulle part, une pure merveille de la nature. Une eau si bleue qu’elle en ferait mal aux yeux, une cascade magnifique surplombant quelques petites grottes, et petit point d’orgue dont on n’aurait pu profiter si ce foutu Nirvana était situé à Arras : un soleil de feu. Le tout, ouvert à la baignade. De quoi pleurer de bonheur.

Malheureusement, si tu pars en voyage organisé, le bonheur est une offre à durée limitée, et au bout de quelques heures, il est temps de faire demi-tour. Direction le vrai Paradis cette fois-ci? Non, parce qu’il te reste avant une dernière épreuve pour prouver ta valeur, le tout dans un cadre tout aussi magique : quelques kilomètres dans un grand canoë, à ramer jusqu’à s’en faire fondre les épaules, pour admirer l’une des plus belles cascades du monde (source officielle: mexicains chauvins, si ce n’est un pléonasme). 110 mètres de haut pour 300 mètres de large, de quoi se sentir plutôt petit.

Après une nuit à l’hôtel, une petite heure de car et 30 minutes de marche en pleine jungle, le temps était venu pour le clou du spectacle. Et je pense que cette fois, cela se passe de commentaires. Si les photos peuvent retranscrire un quart de ce que nos yeux ont vécu, j’en serais très heureux pour vous.

Le swag, même en gilet de sauvetage.

Quentin

0

San Miguel de Allende & Guanajuato (encore.)

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Depuis quelques semaines, nous étions inscrits pour une sortie de deux jours à san Miguel de Allende puis à Guanajuato, la capitale de l’état, dans laquelle nous étions déjà allés faire un tour à l’occasion du Cervantino. Ce samedi, à 6h30 du matin (Non, c’est cool, c’est pas comme si on sortait d’une semaine d’exams ! Si, en fait c’était le cas. Cette réflexion aurait eu un effet totalement nul si je ne l’avais pas signalé, étant donné que vous ne pouviez pas savoir que l’on était en semaine d’exams. Cette parenthèse commence à être longue, je devrais peut-être la fermer, parce que vous risquez de perdre le fil de la phrase. Vous devriez peut-être recommencer la phrase du début et sauter la parenthèse. Non, je sais, je vais vous aider en vous redonnant le début de la phrase, avant l’ouverture de la parenthèse. Habile, Bill. Le début de la phrase était donc : “Ce samedi, à 6h30 du matin”), nous avons pris un bus nous emmenant à la première étape de notre voyage, qui était… Non, pas San Miguel. Un endroit perdu au milieu de nulle part, absolument magnifique, où tout ce que tu vois est un désert totalement sec, des cactus (enfin!!) et un bout de lac un peu plus loin.

Si nous sommes venus dans ce bout de désert mexicain, ce n’est pas juste pour admirer les cactus, même si cela aurait amplement suffi à Maëlle, mais bien pour admirer une pyramide maya (en fait c’était plutôt une pyramide chichimeca, mais on va dire maya, c’est quand même plus simple).

Et du coup, PAN l’article 21 de la Sancho Lista ! Outre la beauté de l’endroit que je vais vous faire partager en photo juste en-dessous, je peux faire partager le peu de culture que j’ai acquis aujourd’hui étant donné que je n’ai presque rien compris du speech de la guide, en vous disant que les pyramides mayas (ou plutôt chichimecas) n’étaient à la base pas destinées à être des pyramides, mais plutôt des plateformes. Mais, le temps s’écoulant, les besoins changeaient et les mayas se voyaient contraints de construire des niveaux supérieurs à leurs “plateformes”, d’où la forme pyramidale moins “pure” que les pyramides égyptiennes.

Comme promis, quelques photos de cette magnifique pyramide…

Vue de dehors, avec une maya trouvée dans le désert posant devant.

Vue de l’intérieur

En Mode “Bonsoir on est dans une pyramide maya” !

Ma conclusion sur les pyramides maya tient en 2 mots : “c’est magnifique”.

[ D'ailleurs, j'en profite pour poser une question "grammaire" : c'est est-il considéré comme un seul mot ou comme deux mots ? ]

Le temps de retourner au bus, et de conduire jusqu’à San Miguel, et voilà l’heure fatidique de la journée arrivée : l’heure de manger. Deux heures de quartier libre laissée par les profs, juste le temps de découvrir le charme fou de San Miguel de Allende, ville coloniale aux airs de Guanajuato. En plus tranquille et plus coloré. Nous cherchons vaguement un endroit pour manger, mais la faim l’emporte et nous prenons le premier lieu venu. Un petit “restaurant” avec une cour intérieure, des tables colorées et un minuscule buffet de spécialités mexicaines. Un repas typiquement mexicain, dans un cadre typiquement mexicain.

Après une ballade dans le centre, au marché, fin du quartier libre et nous voilà dans un musée. Plus précisément la maison de Ignacio Allende, l’un des héros de l’indépendance mexicaine. En effet, le mouvement indépendantiste mexicain est né dans cette petite ville, dans la maison que nous avons pu visiter. J’aurais pu vous faire partager cette visite par quelques photo, si la plupart des musées mexicains ne te faisaient pas payer en plus de ton billet pour pouvoir prendre des photos. Bref, passons.

Ensuite, retour au bus et nous quittons déjà (trop vite) San Miguel pour prendre la direction de Guanajuato, encore une fois. Arrivée aux alentours de 20h, nous prenons nos quartiers (d’où vient cette expression étrange??) dans notre hôtel et sortons pour manger. Le couvre feu est fixé à 22h, mais nous pouvons compter sur la ténacité des étudiants mexicains qui négocient la levée de ce couvre-feu, “à condition qu’à 8h30, nous soyons debout pour le petit déj’…”. Deal. Nous voilà donc partis pour arpenter les magnifiques rues de pavées de la ville, de nuit, pour profiter des lumières du théâtre et de la cathédrale, mais aussi des innombrables blédards qui tentent de te vendre toutes sortes de choses (dont des caricatures d’autres personnes, parfaitement inconnues…). Dans cette ville, on dirait vraiment qu’il y a plus de vendeurs blédards que d’habitants. C’est fou.

Nous nous arrêtons donc manger sur la place de la cathédrale, avant de monter simplement les escaliers du restaurant pour profiter d’un bar-boîte de nuit à l’étage. Au menu, un peu de musique normale, de la bachata et… de la banda (cf. Julion Alvarez, José Julian). Pendant les sessions banda, quand tes oreilles fondent sous l’effet de cette musique, que tu ne sais pas danser, et que tu n’aimes pas forcément danser, je peux vous dire que tu es plutôt content. [Ironie.]

Une soirée plutôt sympa, jusqu’à l’appel de notre prof, paniquée et énervée, qui s’étonne qu’on ne soit pas encore rentrés, et qu’il commence à faire tard, et qu’elle ne peut pas dormir tant qu’on est pas rentrés, et qu’on abuse… Il fallait sûrement que l’on devine le couvre-feu non-dit par nous-même, je sais pas. Du coup, retour à l’hôtel et petite nuit.

Le lendemain matin, après un petit-déj’ à l’hôtel et un tour au marché, nous prenons la direction d’une autre maison coloniale à visiter, même si cette fois je ne peux vous dire à qui elle appartenait ni pourquoi elle est si connue. Tout ce que je peux dire, c’est qu’elle était absolument magnifique, ses jardins encore plus, et que je ne vous montrerais pas de photos, parce que je n’en ai pas pris ! Merci le “surcoût photo”, encore une fois.

Retour dans le bus, direction un endroit à l’entrée de Guanajuato, qui était notre point d’arrivée lors de notre première venue ici, avec notamment un lac, des stands de bouffe typique mexicaine, un parc. L’endroit parfait pour 3 heures de quartier libre. La raison pour laquelle nous avons laissé nos amis faire un tour dans le centre, alors que nous sommes restés tous les deux au bord de l’eau, à manger des quesadillas au chorizo ou des légumes et fruits de saisons (pour certaine), et à se balader dans le parc en jouant au traditionnel “Ton père ! Ta meuf ! Ton oncle en mode bonsoir allongé dans l’herbe avec le chapeau de cow-boy !”. Bref, une après-midi normale pour Maëlle et Quentin, en direct du Mexique.

Toutes les bonnes choses ont une fin, et nous avons pris la direction de notre troisième et dernier musée du week-end, qui heureusement s’est révélé plus drôle que prévu. En effet, ce n’était pas vraiment un musée, mais plutôt une maison “hantée”. De quoi faire mourir de peur les mexicains. De quoi nous rendre compte que depuis le Sanatorium, nous sommes absolument immunisé contre tout ce qui est censé faire peur, et que nous devenons des vieux aigris et blasés avant l’heure.

17 heures, l’heure de retourner à León. Un trajet d’à peu près deux heures, l’occasion de ressasser des souvenirs lyonnais, de rigoler un bon coup, de tomber en panne, d’attendre un autre bus, de l’attendre encore, de monter dedans et d’arriver à la maison.

En somme, un bon week-end.

Quentin

3

Voyage à Six Flags : 2ème partie

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Après avoir passé un coucou à Notre-Dame de Guadalupe (voir un peu plus bas), nous sommes donc remontés en voiture, pour (enfin) prendre la direction de Six Flags. A peine arrivés, aux alentours de 11 heures, nous voilà déjà retombés en enfance. Ça marche à tous les coups avec les parcs d’attractions, n’importe quelle personne, quelle que soit son âge, se retrouve avec l’âge mental d’un gosse de 8 ans à partir du moment-même où il passe le tourniquet à l’entrée.

Mais avec Six Flags, c’est quand même une autre sensation qu’à Walibi. Pas la même taille, pas le même standing. On est beaucoup plus proche de DisneyLand, puisque si Disney recréée l’univers de tous ces dessins animés, Six Flags a tout de même le mérite d’avoir pour “mascottes” les Looney Tunes et quelques super-héros : Superman, Batman, Wonderwoman, Green Lantern ou Van Helsing. Et du coup, même si Disney reste à part, Six Flags est quand même plus adapté à des jeunes de notre âge.

L’un des grands soulagements de cette sortie à México a été que (presque) tous nos amis adorent, comme nous, les attractions “à adrénaline”. Si j’étais un connard, je dirais qu’heureusement il y avait les deux amis d’amis qui n’aiment pas et qui te permettent de ne pas te trimballer ton sac dans la queue, mais je suis un mec plutôt cool, je le dis pas.

Parmi les attractions plus folles que j’ai fait de ma vie, il y a donc :

Boomerang


Bizarrement, le Boomerang, je le connaissais déjà. Il s’avère que c’est exactement le même, au boulon près, que le Boomerang de Walibi Rhône-Alpes (la raison est d’ailleurs toute simple : Walibi appartient à Six Flags). Pour ceux qui ne connaissent pas, le Boomerang est le grand huit le plus simple du monde, avec un looping et une petite vrille seulement, mais pourtant hyper efficace, pour la simple et bonne raison qu’une fois que tu as terminé le tour, tu repars pour un deuxième… à l’envers. Par “à l’envers”, je ne veux pas dire la tête en bas” puisque tu y passe forcément, mais bel et bien dos au parcours. Tu ne sais donc pas quand arrivent les loopings, et ça c’est cool.

Kilahuea


Une fois n’est pas coutume, on est très proche d’un concept walibien, puisque le Kilahuea est presque comme le Totem Infernal, c’est-à-dire un grand poteau de 66 mètres de haut, au pied duquel est attachée une nacelle de 12 personnes, lesquelles sont alors envoyées en l’air. Deux différences avec Walibi :

1) Au lieu de se contenter de t’envoyer en l’air, te faire redescendre et te renvoyer un peu en l’air, le Kilahuea, une fois arrivés au sommet à la vitesse de quelques 100 km/h, te bloque quelques secondes, juste le temps de réaliser que tu es bloqué à 70 mètres de haut, les jambes dans le vide. Une fois que tu l’as réalisé, la nacelle lâche et entame une sacrée chute libre avant de te remonter, te redescendre, te remonter, te redescendre. Et te laisser pleurer.

2) Au sommet, au lieu d’avoir une vue sur les champs ardéchois, tu as droit à une vue (de nuit, dans notre cas) sur México. Autant dire qu’on en voit pas le bout. Complètement fou.

Medusa

Ça a été notre première attraction de la journée, histoire de faire un truc “tranquille pour commencer”. Sauf que c’était moins tranquille que prévu. Il se trouve que cette montagne russe, même si elle n’a pas de looping, est construite en bois, histoire de t’inspirer confiance. Tu as donc un peu les jambes tremblantes au moment d’entrer dans ton chariot, qui prend tranquillement de la vitesse, jusqu’à arriver à une pente… ou plutôt une chute. Le reste n’est donc qu’un enchaînement de descentes quasi-verticales et de remontées toutes aussi raides à très grande vitesse. Du très lourd.

Batman : The Ride

Un grand-huit relativement plus long que la moyenne, avec de nombreux loopings et vrilles, qui a pour particularité de ne pas faire voyager les gens en “petit train”, comme les autres. Ici, les rails sont situés au-dessus de ta tête, et tes jambes pendent dans le vide. Top.

Superman : Ultimate Escape


On m’a appris à toujours garder le meilleur pour la fin. Et si ça marche avec les légumes, ça marche avec les manèges. Le Superman est donc pour moi le meilleur de Six Flags. Comme le Medusa, pas de looping. Sauf que, pour combler ça, la plus haute montée t’emmène à 67 mètres, soit le point culminant du parc, et après une montée, il faut bien entendu… une descente. Très raide. Très longue. Assez raide et assez longue pour te propulser à 120km/h sur le reste du parcours. Le “kiff ultime”, comme disent les jeunes.

Dans mon article précédent, je vous ai dit que pour certains, notre passage chez la Vierge Guadalupe aurait eu une grande importance sur le déroulement de notre journée. J’y viens tout de suite.

Nous avions rendez-vous à 20h sur le parking pour repartir vers León. A 19h45, alors que nous disposions de pass pour doubler la majorité de la queue, nous décidons d’aller faire un dernier tour au Superman. Alors que nous arrivons au bout de la queue, Maëlle et une amie arrivent, et étant donné qu’elles sont quelques rangs derrière nous, Kena et moi laissons passer deux personnes devant nous. Dont un homme qui restera gravé dans notre mémoire comme “l’Homme en bleu”, allez savoir pourquoi. Toujours est-il que l’Homme en bleu monte à bord et le train part. Quelques minutes plus tard, les grilles ne s’ouvrent toujours pas alors qu’un deuxième train nous attend.

Les minutes passent. Les gens commencent à gueuler. Un technicien parle dans le micro. Personne ne comprend rien. Les gens gueulent plus fort. Le technicien reparle dans le micro. On comprend toujours rien. On décide d’y aller, parce qu’il est 20h12 et qu’on a rendez-vous à 20h, faudrait pas qu’on soit en retard (si tu as rendez-vous à 20h au Mexique, tu n’es pas en retard à 20h12).

Alors que nous faisons le chemin inverse, nous nous retournons et voyons, au point culminant du parc, c’est-à-dire au sommet de la montée du Superman, le train bloqué, la moitié côté montée, la moitié côté descente. Avec l’Homme en bleu à bord. Juste le temps de l’imaginer nous insulter, nous qui devions être à sa place, et nous voilà repartis direction le parking. En remerciant la Chance. Ou le Destin. Ou Notre-Dame de Guadalupe.

Quentin

0

Voyage à Six Flags : 1ère partie

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Comme je vous en avais parlé écrit il y a trois semaines, nous avions planifié de nous rendre à Six Flags, l’un des plus grands parcs d’attractions d’Amérique Latine, situé dans la capitale mexicaine. Et nous avons eu la chance de profiter d’un voyage organisé par une agence de voyage à prix (très) réduit.

Ce samedi donc, aux alentours d’une heure du matin, nous avons pris le bus, direction México. Avant d’arriver au parc, nous avons tout de même fait un petit arrêt en ville, parce qu’à 6h30, les parcs d’attractions sont pas encore ouverts. Du coup, nous sommes allés passer un petit coucou à la Vierge Guadalupe, qui est en quelque sorte “la Mère du Mexique”, si je peux m’exprimer ainsi à propos d’une Vierge. Il s’avère que si 98% des mexicains sont catholiques, environ 60% d’entre eux sont “guadalupistes” (guadalupiens? guadalupois?), c’est-à-dire qu’il croient en la Vierge Guadalupe.

Et si elle est si célèbre au Mexique, c’est qu’elle serait apparue à un indigène mexicain, Juan Diego, en 1531, à qui elle donne la charge de demander à l’évêque de construire une église sur le lieu de son apparition. N’étant pas cru par l’évêque (ni par personne d’autre), il demande à Guadalupe un signe. Elle lui demande donc d’aller cueillir des roses et de retourner voir l’évêque. (Habile.)

Lorsque Juan Diego redescend son manteau rempli de roses, il l’ouvre devant l’évêque : les roses tombent à terre et sur le manteau de Diego apparaît la vierge, imprimée (par des marques laissées par les fleurs, en CMJN).

Depuis, sur la colline de Tepeyac, au Nord de México (où nous nous sommes rendus) existe un sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe. C’était donc la première étape de notre voyage, et pour certains, il pourrait bien que cette étape fut décisive pour la suite des évènements. Mais j’y reviendrais dans la deuxième partie…

Quelques photos de la première partie de notre voyage à Six Flags. Avant Six Flags.

A gauche, le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe

L’intérieur, pendant une messe

La fameuse représentation de Guadalupe qui s’avère être une copie, depuis que l’originale ait été enlevée suite à une tentative d’attentat à la bombe. Comble du destin, la toile aurait été sauvé par une relique à la gloire de Jésus. “De rien, maman.”

Les jardins

Quentin

5

Un dimanche à Guanajuato.

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Guanajuato. La capitale de l’état du même nom, auquel appartient León, est réputée pour sa beauté. Depuis que nous sommes arrivés, chaque jour, quelqu’un s’exclame : “Quoi, vous êtes pas encore allés à Guanajuato??!”

Du coup, on s’est dit “Ziva, y en a marre, on va Guanajuato ce week-end!”. Alors on y est allé. Et en plus, on a bien choisi notre jour, puisque c’était l’avant-dernier week-end du Cervantino, un festival d’arts qui attire chaque année des gens du monde entier.

Nous avons pris un car (moyen de transport principal ici au Mexique, où le train est quasi absent), un dimanche matin… à 9 heures. “Ça a intérêt à envoyer du pâté.” Arrivée sur place aux alentours de 10 heures, nous posons à peine le pied sur le trottoir qu’un blédard nous saute dessus pour nous proposer une visite guidée privée de la ville pour quelques pesos (“Pas cher! Pas cher!”). Effectivement, il s’avère que ce n’est pas cher, alors on accepte.

Nous voilà partis pour 5 heures en compagnie de Miguel, un guide sorti tout droit d’un clip de reggaeton, qui nous emmène tout d’abord prendre un petit-déjeuner typiquement mexicain, à base de quesadillas et de Coca. Miam. Ensuite, nous partons sur les hauteurs, pour visiter entre autres une fabrique de sucreries très… mexicaines.

Nous nous arrêtons ensuite chez un vendeur de pierres. Pour faire simple, chaque pierre de sa boutique possède un super pouvoir. “Frottez-vous celle-ci sur le front pendant 30 secondes, et votre migraine disparaîtra!”… “Gardez celle-là autour du coup, cela vous apportera amour et harmonie au sein du couple!”… Bref.

Après ça, Miguel nous a dit qu’il nous emmenait au “Museo de la Tortura”. Je me suis dit que “tortura” devait probablement avoir une autre signification que le mot français. Perdu. Nous avons donc pu admirer une magnifique variété d’instruments de torture, et avons participé aux démonstrations… Pour ma part j’ai placé mon pouce dans une sorte d’étau (servant à couper les pouces des voleurs) que le guide a fait semblant de serrer d’un coup. Mon coeur s’est arrêté. Est reparti. S’est arrêté à nouveau. Et est reparti.

Après ce musée un peu glauque mais vraiment cool, le guide a décidé de nous emmener dans quelque chose de beaucoup plus joyeux : le Musée des Momies. Il se trouve qu’ici à Guanajuato, il y a pas mal de momies. C’est super sympa de voir des cadavres à moitié décomposé dans des vitrines! Non, vraiment, c’est spécial, mais l’originalité de la chose fait que tu passes un bon moment, surtout que certaines momies ont des têtes marrantes, l’occasion rêvée de jouer à “Ton père! Ta mère!”. Ce musée a aussi marqué la mort des batteries de nos appareils photo, à quelques minutes d’intervalle.

Avant de nous ramener en centre-ville, Miguel nous a fait passer par un panorama magnifique où l’on voit toute la (petite) ville de Guanajuato, encastrée dans la montagne, les maisons colorées s’empilaient les unes sur les autres.

Arrivés dans le centre à 16h, l’heure de manger. On trouve un restaurant qui semble être le Flunch mexicain (L.O.L.), et on commande une escalope milanaise au brie. Je me fais presque pipi dessus de bonheur. Pleins jusqu’à la gorge, nous repartons en marchant, pour vraiment découvrir le centre-ville, un dimanche de Cervantino. L’occasion de voir des mini-concerts, des spectacles de tout et de rien, beaucoup de monde, de la musique… Pour ceux qui connaissent Lyon, Guanajuato ressemble énormément à la Croix-Rousse. Vraiment padre. Alors que la nuit est tombée et que nous sommes tranquillement posés en terrasse avec une bonne bière, le climat mexicain fait des siennes, et comme chaque jour, la chaleur de la journée fait place au froid de la nuit. L’heure de rentrer.

Quentin

Patrick Sébastien : plus de photos ici

Patrick Sébastien 2 : cette blague, pas vraiment marrante, consiste à remplacer “P.S”. par “Patrick Sébastien”, dont les initiales sont P.S. Ouais, je sais.

4

El Cristo Rey

Ecrit par lossanchos dans (Sur)Vivre au Mexique, Sur la route...
Vivre dans un pays étranger vous amène à faire des choses totalement improbables.

Pour illustrer cette phrase, je pense que notre sortie à Cristo Rey est toute indiquée.

Cette “Marche Juvénile” nous a été proposée par notre ami Zurdo. Il nous avait présenté cela comme un évènement rassemblant des dizaines de milliers de jeunes, se rendant un soir à la montagne pour faire la fête, marcher un peu jusqu’au sommet afin d’admirer le lever du soleil sur la montagne et le “Cristo Rey”, statue semblable au Corcovado de Rio (mais si, ce grand Jésus surplombant la ville).

De fait, cette description est plutôt fidèle, à l’exception de deux points. D’abord, la notion de “marcher un peu” ne doit pas être la même en France et au Mexique. Pour moi, “marcher un peu”, c’est “marcher une heure”. Pour eux… vous n’avez qu’à lire la suite de l’article. Le deuxième point, c’est que notre ami Zurdo a oublié de mentionner le caractère religieux de cette fête.

Enfin, passons au déroulement de la soirée, vous allez comprendre.

Aux alentours de minuit, nous avons retrouvé une trentaine de jeunes inscrits à la Marche, dans ce qui semblait être la maison de l’un d’eux. Autour d’un café, nous avons regardé trois court-métrages, dont l’utilité m’est encore inconnu. J’ai cru comprendre que chacun d’eux portait une morale très forte sur le sens de la vie. Une manière peut-être de réfléchir à notre rôle sur Terre, à ce que nous représentons face à Dieu, et tout et tout. Bref.

A une heure du matin est arrivé notre bus, qui nous a emmené au pied de la montagne. Arrivés là-bas, nous nous retrouvons face à une foule gigantesque, qui à vue d’oeil, devait atteindre les 20.000 jeunes, tous réunis autour d’une grande scène de concert, où pendant plus de trois heures se sont succédées le chansons religieuses, avec une ambiance de stade de foot, un soir de Clasico.

Si la vidéo ne fonctionne pas, cliquez ici.

3 heures de concert chrétien, c’est drôle, mais c’est long. Alors, on a décidé de se caler dans un coin, pour faire un petit somme. Mais bon, à 3h30 du matin, à plus de 2000 mètres d’altitude, la température avoisine à peu près les -150.000°C. Alors tant bien que mal, on s’est couverts, on s’est couché dans un coin et on a tenté de fermer les yeux. Avec toujours en fond sonore, des milliers de gens criant le nom du Pape ou de Jésus, comme ils acclameraient Léo Messi.

Avec Mary et Zurdo, avant d’aller dormir

Heureusement, L’heure fatidique est arrivée. A 5h30, après un ultime discours de Padre Miguel, tout ce beau petit s’est levé pour prendre la route. Et c’est là qu’intervient la notion mexicaine de “marcher un peu” : il nous a fallu 4 heures pour atteindre le sommet de la montagne et le grand Jésus. 4 heures de montée, dans le froid et pendant un certain temps dans la nuit. 4 heures, c’est long.

J’en suis venu à me faire la réflexion suivante : cette marche a un petit air de Tour de France, version Mexique. A plusieurs points stratégiques de la montée se trouvaient des petits stands où de braves mexicains distribuaient de l’eau et des boissons énergétiques, alors que quelques badauds (qui a osé inventé ce mot?) nous regardaient passer au bord de la route. Le côté “blédard” “mexicain” était assuré par des vendeurs de donuts, qui hurlaient que leurs donuts étaient bons, étaient chauds.

Mais le vrai intérêt de cette marche pour une personne athée comme moi, qui ne se sent pas plus proche de Dieu après avoir marché 4 heures dans le froid, a fait son apparition aux alentours de 7h30, quand le soleil s’est (enfin) décidé à se lever. La vue s’est alors avérée absolument magnifique…

A ce moment, et alors que l’on voyait le Cristo Rey, à quelques mètres au-dessus de nous, il nous a fallu pas moins d’une heure et demie pour l’atteindre, puisque, route de montagne oblige, on a dû tourner autour, au lieu de tirer tout droit jusqu’à lui par les escaliers, ce qui aurait été bien trop pratique.

A 9h30, enfin, nous voilà arrivés au Cristo Rey, et nous voyons des groupes de jeunes courir pour aller le rejoindre au plus vite… Normal. Une fois en-dessous, à le regarder depuis tout en bas, la réflexion qui nous vient à l’esprit est : “Tout ça pour ça?!”

Mais bon, tout compte fait, c’est vrai qu’il est plutôt impressionnant ce Jésus, même si, d’après Maëlle :

“Pff, il lui ressemble pas… Regarde son regard, c’est pas du tout le regard de Jésus !”

Une fois notre mission divine accomplie, le temps était enfin venu de redescendre de quelques mètres, pour aller profiter du petit village, monté de toute pièces pour l’occasion, et composé uniquement de stands de nourriture traditionnelle mexicaine. Autant dire un régal. Après quelques quesadillas, et avant de rejoindre notre bus, nous avons quand même trouvé le temps de faire une sieste en plein milieu de la rue. Encore une fois, normal.

Mais, ce qui reste pour moi le meilleur moment de cette journée, fut à notre retour à León après 3 heures de bus, quand Zurdo nous a invité à manger le molé, un plat mexicain proche du mafé, chez ses voisins. Nous nous sommes donc retrouvés en plein ghetto mexicain, avec des motos tunées, des enfants qui courent partout (dont un enfant de 5 ans qui m’a tchecké), dans une maison avec une bâche en guise de porte. Et nous, dans tout ça, savourant notre molé, en écoutant les anecdotes familiales sur les sérénades. Oui, les mexicains font la sérénade. Et ça, ça n’a pas de prix.

.

Quand on vous dit que vivre dans un pays étranger vous amène à faire des choses totalement improbables.

Quentin