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Week-end épique à Guadalajara

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Depuis mon arrivée il y a plus de six mois, je n’étais pas encore allé à Guadalajara. Une honte, qu’il fallait corriger au plus vite. Du coup, il y a quelques semaines, le rendez-vous était pris avec quelques-uns de mes bros du foot. Nous irons à Guada’ le week-end du week-end du 10 mars, et on profitera pour faire un tour au Stade Omnilife, à l’occasion de Chivas-Cruz Azul.
Et pourtant, on a bien failli ne jamais partir. La veille du départ, un célèbre narco-trafiquant est arrêté et la ville prend feu sous les représailles. Résultat : quelques fusillades et 45 voitures brûlées. Finalement, après de longues minutes de débat, nous arrivons à la conclusion que la sécurité va être ultra renforcée, d’autant plus aux abords du stade. Donc, pas de danger. Nous prenons donc la route de bonne heure, le samedi matin.

Pas encore sortis de León, des tas de journaux sont exposés aux feux rouges. Les gros titres commencent à nous faire légèrement regretter : “Terreur à Guadalajara”, “Un air d’apocalypse”… Finalement, après deux heures de route, nous arrivons sur le champ de bataille pour y trouver… une ville absolument paisible, sans aucune trace des affrontements de la veille. Par contre, on ne s’était pas trompés sur l’aspect “sécurité” puisque moins d’une heure après notre arrivée, nous sommes arrêtés sur le bas-côté pour être fouillés. Toute la voiture est passé au peigne fin… sauf le coffre. La Police de Guadalajara, élite du pays. Le temps de se manger une petite “torta ahogada”, la spécialité locale (torta plongée dans la sauce), nous partons faire un petit tour en centre-ville. Ici, les Unes de journaux laissent plus de place au match du soir qu’aux évènements de la veille. Preuve que finalement, c’était pas si terrible.

N’ayant toujours pas de billets pour le stade, nous en prenons vite le chemin. Nouvelle surprise, le trophée de la Ligue des Champions (européenne, oui oui) sera présentée le soir-même et exposée à la sortie du stade. Pour patienter, un mini-musée de la Ligue des Champions est mis en place, avec quelques objets qui valent le détour pour les fans de foot : une chaussure portée par Messi lors de la finale 2009, le maillot porté par Abidal lors de la finale 2011 et avec lequel il a brandit le trophée le premier)…

A côté de ça, des jeux sont mis en place, avec pour chaque participant des cadeaux estampillés Heineken (partenaire officiel) et Champion’s League. Du coup, je suis reparti avec une serviette d’un format plutôt bizarre (environ 1m70 de long pour 20 cm de large… tiens tiens…).

La match a ensuite été tout simplement épique, tout comme le show grandiose proposé à la mi-temps pour la présentation du trophée. Entendre résonner l’hymne de la C1 dans un stade, ça donne des frissons, et peut-être encore plus ici, quand tu es l’un des seuls dans le stade à l’avoir déjà entendu en direct. Dire que la seule année où je n’irais pas voir de matchs de Ligue des Champions, celle-ci vient à moi…  Niveau football, mené jusqu’à la 88ème minute, Chivas a réussi à inversé la tendance pour finalement s’imposer à la 93ème dans un stade en fusion. L’un de mes grands souvenirs de stade.

Après le match, même si le désir était grand de faire une photo avec le trophée, la file de près de 10000 personnes nous a vite découragée, alors nous sommes partis. Direction Domino’s Pizza. Bière, chips, pizza dans une chambre d’hôtel en regardant des résumés de matchs de foot : un homme peut-il rêver meilleure soirée avec ses bros ?

Et le lendemain, alors que le voyage semblait toucher à sa fin, il a finalement pris une autre dimension. Après un repas chez un ami, nous sommes allés à quelques minutes de sa maison pour y trouver… le Stade Jalisco. Alors, ce stade, ce n’est pas n’importe quel stade. Et surtout pour un français. C’est ici qu’en quarts de finale du Mondial 1986, l’Equipe de France a battu le Brésil de Zico aux tirs aux buts. Autant dire un monument. Après avoir (à peine) négocié avec le responsable de la sécurité, il nous a laissé entrer. C’était la première fois que je pénétrais dans un stade absolument vide, et c’est vraiment impressionnant. A vrai dire, il paraît même plus grand. Et ce qui est fou, c’est que ce stade a vraiment quelque chose en plus. Rien n’a été rénové, et les seules marques de notre génération sont les quelques bouteilles de Pepsi vides, abandonnées entre les sièges. Sinon, on se croirait à une autre époque.

Finalement, alors que le week-end aurait pu tourner au cauchemar, il aura été un rêve éveillé d’un bout à l’autre. Et comme on dit (ou pas), “trop de football, c’est encore pas assez”.

Quentin

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Carnets de voyage: Quintana-Roo, Jour 10.

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Et voilà, il fallait que ça arrive un jour. Dernier jour de vacances, demain marque le retour à León, et lundi marque le retour de la vie normale, avec la traditionnelle et adorée rentrée scolaire post-fêtesdefind’année. Super-méga-cool. Avant de refermer cette parenthèse “agence de voyages Style” et retrouver la routine du blog en même temps que mes lecteurs (si toutefois il m’en reste, si toutefois j’en ai jamais eu), je vais vous conter notre dernière journée…

A l’opposée des journées précédentes, celle-ci s’est résumée à… rien. On a tout de même découvert ce 52ème Etat des Etats-Unis qu’est le Quintana-Roo, où l’espagnol ne se parle qu’en tout dernier recours, et où tout le monde est plus blanc que tout le monde (surtout les anglais). Le niveau de vie aussi est américain, et les prix sont même affichés en gros en dollars US, et en tout petit en pesos mexicains. Un peu comme l’année avant le passage à l’euro, où les prix en francs étaient écrits tout petits. Oui, je sais, c’est loin.
Sinon, comment vous dire que la Mer des Caraïbes fait rêver? Comme ça, peut-être :

Sur cette photo, il est à peu près 00:30, heure française, et pendant que vous vous énervez à cause du réseau national saturé qui vous empêche de joindre votre famille (comme chaque année, quand-est-ce que vous retiendrez la leçon, bon sang?), je nageais dans l’eau bleue nuit, plus chaude que l’air extérieur, et admirais depuis le large le coucher de soleil sur Playa del Carmen. Ouais, je sais.

Ce soir, le programme est simple, digne d’un 31 en toute tranquillité : resto, quelques bières, et je compte bien finir tout ça avec quelques shots de tequila avant de plonger une dernière fois dans cette mer que je ne reverrais peut-être jamais. Snif.

Quentin

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Carnets de voyage: Quintana-Roo, Jour 9.

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Première découverte du jour : Cancun, Tulum et Playa del Carmen n’appartiennent pas à l’Etat du Yucatán, mais à Quintana Roo, un nom qui m’était jusqu’à aujourd’hui totalement inconnu. On m’aurait posé la question, j’aurais répondu : « Ah ouais, c’est un désert australien ! » Bref. (c’est marrant, j’ai remarqué qu’on ne peut plus utiliser le mot « bref », sans qu’on te fasse la réflexion : « ah, tu le mets en référence à la série ! ». A vrai dire, ce mot faisait partie de la langue française bien avant. Big up à « bref. » quand même. La série, cette fois. Bref. Pas la série, cette fois, le mot.)

Tulum est définitivement hors-catégories. Déclaré grand vainqueur des sites mayas, Chiapas, Yucatán et Quintana Roo confondus. Sur le gong. Pour être tout à fait honnête, je n’ai presque pas regardé les pyramides mayas, et je n’ai pas lu une seule pancarte explicative. Mais le cadre, putain. Le paysage est juste magique. Au bord d’une falaise se dresse une ruine de forteresse maya entourée de palmiers et surplombant… la mer des Caraïbes. Enfin. Ses reflets turquoise et ses petites vagues. Ni trop grosses, ni trop petites. Les vagues. Le paysage parfait. Et un escalier à flanc de falaise menant à une plage, juste sous la forteresse. L’occasion de nager, prendre un peu le large. Et se retourner pour y admirer un paysage à la King Kong (le dernier, pas les vieux) : une île sauvage avec des vestiges de civilisation humaine. Et des touristes en maillots de bain fluos. Passons.

Avant d’accéder à Tulum, nous avons quand même eu la bonne idée de nous arrêter au Grand Cenote, autre puits d’eau où la baignade est jouissive. Moins de monde que la veille, une eau plus exposée au soleil et donc aux reflets plus bleus, des souterrains… Du bonheur.

Après Tulum, nous avons pris la route pour manger les derniers kilomètres jusqu’à Playa del Carmen. L’occasion de vous parler d’un truc qui m’arrive régulièrement, et je ne sais pas si c’est le cas pour tout le monde : il y a des instants, particulièrement banals dans des vacances où tu vois beaucoup de choses exceptionnelles, qui te resteront en mémoire, sans savoir pourquoi. Au moment où tu les vis, tu sais qu’ils resteront, alors qu’ils ne représentent rien. Pour moi, c’est dans la voiture, la vue du panneau « Cancun 110km », les palmiers tout autour de la route, avec en fond musical I Stand Alone, de Theophilius London.

Demain, dernier jour de vacances avant le retour à León, dernier jour de l’année. Programme spécial oblige : grattage de couilles sur la plage. Aight.

Quentin

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Carnets de voyage: Yucatán, Jour 8.

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Chichen Itza m’a permis d’éclaircir le mystère énoncé dans l’article précédent. Ce n’est pas la pyramide d’Uxmal que j’imagine dans ma tête chaque fois que je pense aux mayas, mais bel et bien celle-ci. Et ce, pour deux raisons. C’est un symbole du Mexique ; je l’ai donc probablement déjà vue. Les vendeurs de t-shirts, à l’entrée, la considèrent même comme l’une des merveilles du monde. Malheureusement pour eux, l’UNESCO n’est pas du même avis. La deuxième raison, et j’en reviens finalement à Tintin, c’est que Hergé s’est inspiré de Chichen Itza pour représenter sa pyramide pour Tintin et les Picaros, bien qu’il l’ait dessiné plus haute et moins large que la vraie. Bref.

Le résultat est vraiment impressionnant, et le serait même plus le jour de l’equinoxe d’automne, puisque chaque 21 septembre, la position du soleil permet un jeu d’ombres et de lumières faisant apparaître la forme d’un serpent descendant le long des escaliers de la pyramide. Pas de chance, on est le 29 décembre.

A part cette pyramide, il faut bien avouer que le reste du site est relativement quelconque par rapport à ceux qu’on a eu la chance de visiter (notamment Palenque), et il est vraiment regrettable de ne pouvoir monter sur aucune pyramide, pour avoir une vue aérienne qui pourrait être plutôt cool. Mais bizarrement, ce site restera comme mon préféré (au moins jusqu’à demain !), parce qu’il se dégage quelque chose de différent. L’espace est très grand, avec beaucoup d’ombre, les pelouses m’ont rappelé le Pâquier d’Annecy, et il y a énormément de stands où des mayas vendent des pièces d’artisanat local. Bizarrement, ils ne sont pas chiants du tout, au contraire des sites chiapanecos, et on se prend même à négocier avec eux en rigolant. Vraiment agréable. Enfin, ils restent avant tout mexicains : « Tu parles espagnol, c’est moins cher… Si tu parles maya, c’est gratuit ! ». Et même sans ça, la pyramide vaut le coup d’œil.

Après la visite, place à la détente : nous nous rendons au cenote d’Ik Khil, puits de 50m de profondeur au fond duquel on peut se baigner. Beaucoup plus aménagé que le Puente de Dios, à la Huasteca Potosina, il a un peu moins de charme mais l’effet reste quand même impressionnant. Lorsque tu es dans l’eau, que tu lèves la tête et que tu vois le soleil 50 mètres plus haut, et que des lianes descendent de la surface jusqu’à l’eau, accompagnant la chute de petites cascades, ça fait vraiment rêver ! Incontournable pour clôturer le passage à Chichen…

Et en plus, y avait personne ! Super cool !

Quentin

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Carnets de voyage: Yucatán, Jour 7.

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Le programme de la journée correspond drôlement au reste de la semaine et se résume à deux étapes : de la route et un site maya. Deux heures de route depuis Campeche pour y admirer le site d’Uxmal, puis de nouveau deux heures de route pour arriver à Izamal, village proche de Merida.

Le site d’Uxmal pourrait être un site maya parmi d’autres, selon voilà : j’avais l’impression de déjà connaître l’une de ses pyramides ! Il se trouve que quand je pense à un temple maya, je vois cette pyramide dans ma tête… Pourquoi ? Peut-être parce qu’elle ressemble étrangement à une pyramide maya aperçue dans les albums de Tintin, je ne sais pas… Sinon, Uxmal m’a confirmé une chose : si les mayas étaient peut-être visionnaires ou en tout cas très forts en architecture, ils étaient un peu cons. Les marches de leurs escaliers sont vachement grandes, alors que eux sont tous petits… Même en mesurant (presque) 1m80, j’ai galéré à monter, et à descendre. Avec leurs 1m50, je t’explique pas.

Quand même, après 3 fois, je commence un peu à trouver que chaque site ressemble un peu au précédent. Heureusement, les deux qu’il nous reste à voir sont les plus connus du Mexique, et on va même finir en apothéose à Tulum. Mais, je ne vous en dis pas plus pour le moment.

J’aimerais vous parler de la route, mais une route est une route, et pour être franc j’ai dormi presque tout le voyage. J’en viens donc directement à la ville d’Izamal, surnommée « la Ville Jaune ». Et à vrai dire, on comprend vite pourquoi, puisque toutes les maisons sont… jaunes. Ça fait un drôle d’effet, plutôt réussi, et me rappelle du même coup un livre pour enfants que j’aimais bien quand j’étais petit, où un mec devait choisir de quelle couleur colorer le monde. Il en essayait plusieurs avant de choisir de toutes les utiliser, parce que chaque couleur influait différemment sur l’humeur des gens, et que c’est quand même plus joli. Encore un drogué qui invente des histoires pour enfants.

Quentin

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Carnets de voyage: Campeche, Jour 6.

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Après avoir visité la  ville hier, la journée d’aujourd’hui était l’occasion de retourner faire un coucou aux mayas sur le site d’Edzna, et de se jeter pour la première fois dans le Golfe du Mexique, pour nager jusqu’aux Etats-Unis. Non, pas besoin, on peut avoir un Visa à l’aise, nous. L’occasion aussi de voir mon appareil photo lentement rendre l’âme au cours de la journée, ses fonctions l’abandonnant une à une. J’y croirais jusqu’au bout.

Le site d’Edzna, donc, n’est pas facile à trouver. Après avoir traversé un village blédard parmi les blédards et après avoir fait demi-tour trois fois, nous tombons enfin sur le site. Personne pour gratter 20 pesos pour surveiller notre voiture, nous ne payons que l’entrée au site et pas le parking… On est toujours au Mexique? Je vois venir les mecs qui me demandent : “Mais une pyramide maya c’est une pyramide maya, t’en as vu une tu les as toutes vues!”. BROOOON [c'est le son de la trompette quand tu as faux à une question]. Certes, il y a du déjà vu. Beaucoup de déjà vu. Mais c’est tellement impressionnant qu’on ne s’y habitue pas. Attends de voir mes photos de Tulum, tu feras moins le malin. Ah oui, et il y a des iguanes.

Si la vidéo ne fonctionne pas, cliquez ici. Mais peut-être que vous ne devriez pas. Qui sait?

Après les mayas, place à la plage (enfin).Et encore, trouver une plage à Campeche relève de l’exploit. Il en existe une, à 4km de la ville. Et elle est payante… 5 pesos. Résultat : une plage plutôt cool, avec des transats, des tables et des toits en paille. Autre chose que le lac d’Annecy, c’est sûr. Par contre, on est séparés de l’eau par un mur, et on y accède par un escalier. Comme une piscine, oui. En plus, pas de vagues, on se croirait à Palavas-les-Flots un jour d’automne. Ou de printemps. Ou d’été. Ou d’hiver. Heureusement, l’eau est parfaite, et je pourrais quand même dire que je me suis baigné dans le Golfe du Mexique. Et ça, c’est plutôt classe.

Quentin

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Carnets de voyage: Campeche, Jour 5.

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Aujourd’hui, changement d’Etat. On quitte Chiapas pour rejoindre Campeche, en passant par Tabasco. Ouais, je sais… Tabasco. Comme la sauce. Plutôt marrant. C’est donc l’occasion pour moi de conclure rapidement sur mon sentiment à propos de Chiapas. A vrai dire, je m’attendais à mieux. Beaucoup de mexicains m’avaient prévenu : “Chiapas est le plus bel Etat du pays, tu vas adorer!” ou encore “Le top du top!”. C’est vrai que c’est magnifique, rien à dire. Mais, et j’y reviens pour la troisième fois déjà, il y a ce malaise : ces gens sont pour la grande majorité ultra-pauvres, et le fait de passer au milieu de leurs “villages” en prenant des photos est pour moi plutôt malsain. Mais c’est tellement beau qu’on ne peut que faire notre travail de touriste jusqu’au bout. Et il y a cette sensation, peut-être légèrement paranoïaque de ma part, que l’on est pas le bienvenu. Alors oui, Chiapas est sans aucun doute l’un des Etats les plus beaux du pays, mais il n’est l’endroit que j’ai préféré depuis mon arrivée.

D’ailleurs, la différence entre Chiapas et Campeche est assez frappante. Dans le fond comme dans la forme, je dirais. Le paysage est carrément opposé. On passe de la route de montagne en pleine jungle à la ligne droite le long du Golfe du Mexique et ses palmiers, et oh! miracle, nous avons pu manger un repas entier sans qu’un petit mexicain vienne sangloter à notre table pour qu’on lui achète des chapelets. Le niveau de vie est donc plus élevé, et c’est tout l’atmosphère qui s’en retrouve changé. Le décor est également moins oppressant : si la jungle chiapaneca est magnifique, la mer donne une impression de liberté et permet de respirer un bon coup. Manque de chance pour nous, dès notre arrivée dans la région, nous avons trouvé un bout de plage totalement solitaire, et grand classique, nous nous sommes dit : “on trouvera plus beau, on repart!”. Résultat, plus de plage jusqu’à la ville de Campeche, notre point d’arrivée. Perdu.

Campeche est d’ailleurs une très belle surprise. Toute petite ville de bord de mer, est classé au patrimoine mondial de l’humanité. Rien que ça. Le centre historique a de sérieux airs de DisneyLand, sans les attractions (ni Tic et Tac, ces deux psychopathes qui me suivaient partout…). Les maisons sont très colorées, comme partout au Mexique, me direz vous. Oui et non, parce que l’étroitesse des rues donne une impression bien différente, et dans la plupart des villes, on retrouve une certaine homogénéité. Ici non. Du bleu, du vert, du rouge, du orange, du jaune. Les petits trains touristiques y sont aussi pour beaucoup dans la comparaison avec Disney. Et de nuit, comme pour beaucoup de villes de ce type, c’est encore mieux. Avec une mention spéciale à la cathédrale. Dommage que mon appareil ait décidé de prendre des photos de merde à notre arrivée ici, le résultat est un peu bâclé…

Demain, on retourne faire un coucou aux mayas. Et au Golfe du Mexique. Cool, Raoul.

Quentin

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Carnets de voyage: Chiapas, Jour 4.

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Visiter une pyramide maya, c’est cool. Visiter le site de Palenque, c’est mieux. En ce jour de Noël, nous nous sommes rendus sur l’un des sites archéologiques les plus célèbres de la région et du pays. 36 édifices mayas réunis sur dans un coin de jungle. Et vous pouvez le visiter pour la modique somme de… attends, laisse-moi calculer : $25 pour entrer sur le parking, $20 pour qu’un maya surveille ta voiture, $50 pour entrer sur le site. En gros, 100 pesos (5.5€). Près de 3km2 de terrain, alors que les experts estiment que cela représente à peine 10% de la totalité de la cité, le reste étant encore caché au cœur de la jungle. Dans quelques années, il faudra peut-être plusieurs jours pour tout visiter…

Côté histoire, c’est autour de ce site qu’a été construite la ville de Palenque. Le site aurait été construit par les mayas aux alentours de 100 avant J.C. Les différentes pyramides que l’on a pu visiter étaient soit des monuments funéraires, cérémoniels, résidentiels, ou destinés aux offrandes aux dieux mayas. Voilà, pour être honnête, c’est à peu près tout ce que je sais. Mais sinon, c’est vraiment magnifique. Et grand. Et (très) fréquenté. A vrai dire, tant mieux, je voudrais pas me retrouver seul ici, à la tombée de la nuit. Putain d’esprits mayas.

La preuve, en images.

Habile ! A demain les cocos !

Quentin

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Carnets de voyage: Chiapas, Jour 3.

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Le programme du jour était plutôt varié. De la route. De la route. Et un peu de route, aussi. Près de 5 heures de route de montagne, entre San Cristobal et Palenque. Et encore une fois, ce fût l’occasion de voir un peu de tout, allant du magnifique au plutôt désagréable.

Quand j’étais petit, j’ai vite compris que manger les légumes en premier me permettait de finir avec le meilleur et donc de garder un bon goût dans la bouche. Je vais donc commencer par le côté de désagréable du voyage. Tout d’abord, elle est jonchée de « topes », des ralentisseurs ultra-secs qui t’obligent à t’arrêter quasiment pour les franchir. Leur fréquence est variée, mais lorsqu’on traverse des « villages » mayas (les guillemets, c’est pour faire passer que « village » est un bien grand mot), on en trouve presque tous les 100 mètres. Le temps passe donc lentement.

Et ces ralentisseurs me permettent d’embrayer sur le deuxième point désagréable du voyage : les enfants. Il se trouve que les mayas sont futés, et comprennent qu’au niveau des ralentisseurs, tu es particulièrement vulnérable. Ils se jettent donc contre tes vitres pour te proposer des trucs à vendre. Et bien  sûr, comme tout bon blédard qui se respecte, un « non merci » est loin d’être suffisant, et il est parfois difficile de se débarrasser d’eux. Eh oui, ils ont aussi compris que s’ils se mettent devant la voiture, tu ne peux pas avancer. Autre technique d’approche des mini-mayas, plus dangereuse et pour le coup très désagréable : quand tu arrives à quelques mètres d’eux, ils tendent une corde au niveau du pare-chocs. Obligé de piler, tu laisses l’opportunité à leurs potes de se jeter contre tes fenêtres, et le manège recommence. Non, vraiment, c’est pas cool.

Pour faire la transition entre le bon et le moins bon de ces cinq heures de route, je voudrais parler des éboulements. Transition parce qu’ils font flipper, mais qu’ils sont quand même marrants. J’avais rapidement évoqué ces « trous » dans la préface de cette rubrique, mais là, leur présence s’est démultipliée comme des Gremlins touchés par l’eau. Il se trouve que tout au long de la route, on retrouve des panneaux « Trou à 100 mètres » ou « Eboulement à 100 mètres ». Et 100 mètres plus loin, il manque parfois plus de a moitié de la route. Merci de nous prévenir.

Ce voyage de 5 heures, heureusement, contient quelques points positifs. Et heureusement, au final, ils prennent le dessus sur le négatif. Tout d’abord, le paysage est absolument magnifique. C’est une vraie jungle, avec par-ci par-là (mais très régulièrement) des cabanes habitées par des paysans. Si vous cherchez le « Mexique profond », c’est par là, sans aucun doute. Je ne sais pas pourquoi, mais le décor m’a vraiment fait penser aux BDs de Tintin et Largo Winch, et je m’imaginais en pleine course poursuite dans ces routes sinueuses. Si seulement il n’y avait pas ces fichus « topes » (d’ailleurs, il n’y en a jamais dans les films…). Bref. Non, c’est vraiment très beau, et on monte tellement haut, que forcément à un moment, la vue s’en fait ressentir.

Le deuxième point fort de cette après-midi passée à rouler, ce fût le seul et unique arrêt : les Cascades de Agua Azul (« Eau Bleue »). Une magnifique succession de cascades, dont l’eau est d’une magnifique couleur… marron. Perdu. Il se trouve que ces cascades sont la majorité de l’année d’un bleu turquoise magnifique. Seulement voilà, en période de pluie, l’eau devient marron. Certes, c’est bien moins beau, mais ça n’en reste pas moins impressionnant. Et les stands de vente de souvenirs et de bouffe, à peine touristiques (L.O.L.) sont à voir également, et nous accompagnent tout au long de la montée vers le sommet des cascades. À faire.

Arrivés à l’hôtel en début de soirée, juste le temps de se reposer, se baigner un peu et faire quelques billards, avant le repas de Noël au restaurant de l’hôtel. Un Noël en petit comité ne vaut jamais un Noël en famille nombreuse. Mais quand deux blédards septuagénaires nous offrent un concert de xylophone en duo, les débats s’équilibrent quelque peu.

Il est 7 heures du matin chez vous, je vous laisse récupérer tranquillement. Et rappelez-vous ce proverbe mexicain sur la gueule de bois : « Un verre de tequila au réveil. Si ça ne te guéris pas, ça te fait oublier ».

Joyeux Noël.

Quentin

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Carnets de voyage: Chiapas, Jour 2.

Ecrit par lossanchos dans Sur la route...

Pour ce deuxième jour, nous restons à San Cristobal et ses environs. Au programme, le marché de S.C. et la visite de deux villages réputés : San Juan de Chomula et Zincantan. Ce deuxième jour est également l’occasion de nous rendre compte de certaines choses. Chiapas est une région pauvre. Quand tu es touriste, tu ne passes donc pas à travers. Et là, il y a malaise.

Il se trouve que la ville de San Cristobal est absolument magnifique et les gens y sont vraiment agréables. Ils se rendent parfaitement compte que tu n’es pas d’ici, mais le “traitement de faveur” s’arrête à des prix un peu élevés au marché. C’est de bonne guerre. Par contre, dans les villages cités ci-dessus, c’est tout autre chose. L’accès à la ville est payant. Et la manière n’est pas très agréable. Quand tu arrives, trois enfants se jettent devant la voiture. L’un te réclame les 20 pesos de l’entrée, pendant qu’un autre offre ses services pour te faire visiter tout en essayant de te vendre un pog que l’on peut trouver dans n’importe quel paquet de chips. Enfin, le troisième colle son nez à la vitre arrière pour voir les sacs que tu trimballes. Discret et super agréable. Et quand le tourisme devient aussi malsain, ça ne laisse vraiment aucune envie de rester. L’impression de ne pas être bienvenus (par ailleurs compréhensible) nous pousse à faire demi-tour après quelques minutes à tourner dans le “centre” où l’on a finalement rien trouvé à voir de si particulier.

Non, vraiment, si je peux conseiller quelque chose aux français qui envisagent de passer quelques jours dans la région, voici ce que serait : si vous voulez vraiment voir ce qu’on appelle “le Mexique profond”, le marché de San Cristobal est largement suffisant. Après quelques stands bien touristiques constitués d’ambre (Chiapas est troisième producteur mondial) vraie ou fausse, et de fringues artisanales mayas, le vrai marché commence. Comme un air de zouk, avec de tout, y compris de la bouffe typiquement mexicaine (mais toujours pas de sauterelles grillées !). Les allées paraissent interminables, mais bizarrement, on a toujours l’impression de savoir exactement où l’on est. Et ici, pas de touristes. A part toi, bien sûr.

Le reste de la ville, c’est aussi du tout bon et a un sérieux air de San Miguel de Allende. Des murs de toutes les couleurs, un cocktail purement mexicain, mais le charme fait mouche à chaque fois. Après, je sens que ma plume devient super chiante. Le style “Agence de voyages” ne me réussit pas trop je crois. Je vais donc me contenter de photos, parce qu’on n’a encore rien trouvé de plus efficace.

Le temple, sur les hauteurs de S.C. Comme un air de film américain.

L’église Santo Domingo. Selon un guide de voyage, “on peut rester des heures perdu devant ses gravures.”

Des heures, je sais pas, mais c’est vrai que c’est beau.

L’escalier menant au temple.

La cathédrale.

Sinon, à S.C., il y aussi le musée de l’ambre. Pour les gens (comme moi) qui ont un peu de mal avec les musées, rassurez-vous, il n’est constitué que d’une salle. A l’entrée, on peut même vous donner un résumé en français de l’histoire de l’ambre à Chiapas. Et en plus, on vous apprend à différencier la vraie ambre de la fausse. Donc, il est plutôt habile de venir faire un tour au musée avant d’aller au marché. Sinon, c’est l’occasion de voir des pièces d’ambre plutôt cool dans le genre :

Demain, on prend la direction de la ville de Palenque, pour y passer Noël. Avec un arrêt qui devait me rappeler vaguement un week-end à la Huasteca… Prochain épisode, dans 24 heures.

[insérer ici une formule de politesse finale]

Quentin